La bulle de Lili

Les chapeaux de roue

Et donc j’écris tout ça mais j’oublie de dire que.
Le 1er janvier j’ai fini aux urgences pour pointe de couteau plantée dans la paume de la main, beaucoup plus de peur et d’émotions que de mal au final.
De cet épisode je retiendrai surtout le moment où je me suis sentie partir dans la salle de bains, les enfants affolés qui voulaient m’aider mais ne savaient pas quoi faire, et cette espèce de peur qu’ils doivent gérer et qu’ils ne puissent pas sortir demander de l’aide. Ce réflexe d’appeler une copine qui est venue immédiatement, a réglé la situation, puis mes tremblements incontrôlés et ma décision d’aller vérifier aux urgences que je n’avais rien cassé, et de mettre les enfants chez leur grand-mère pour la nuit. Trop d’émotions, en fait.
Et puis hier, j’ai appris que j’étais cas contact, suite à un café pris dimanche après-midi avec un copain. Isolement pour sept jours. Stress dû à l’organisation (les enfants sont-ils cas contacts ? Sont-ils dangereux s’ils vont à l’école ?), grosse discussion à 22h avec Mat pour envisager toutes les possibilités, bazar pour le travail, et puis tout redescend. Il est 9h30, je suis en survet polaire dans ma chambre, et je tente de travailler. J’ai annulé la coiffeuse cet aprem, l’ouvrier demain, l’apéro avec les copains jeudi.
Une copine me dit : c’est bien, tu fais tout le relou maintenant, comme ça, c’est fait.
Voilà. L’année commence sur les chapeaux de roue.