La bulle de Lili

La belle année

Je vois beaucoup de choses passer, comme quoi l’année 2020 était pourrie, que vraiment, on espère que 2021 sera mieux, parce que là c’était le pompon, et on ose pas se souhaiter la bonne année, parce que bon.
J’ose pas trop dire grand chose, mais en fait, pour moi, 2020, ça a été une bonne année.
Je n’ai jamais autant passé de temps avec mes enfants que cette année. Et souvent du temps de qualité. Bon, souvent des cris, j’avoue. Mais on apprend à fonctionner ensemble, et clairement cette année, j’ai appris à ralentir. Et ça c’était pas inné du tout.
Grâce au premier confinement, j’ai compris que mon nouveau taf ne me plaisait pas, et grâce au confinement, le recrutement de ma boîte actuelle était gelé, et ils n’avaient trouvé personne jusqu’à ce que je me décide, deux mois après la publication de l’offre, à postuler. Grâce à cette conjoncture, je n’ai été recrutée qu’en septembre, et j’ai pu profiter d’un mois et demi de vacances.
Trois semaines de road trip avec les enfants, c’est clairement quelque chose que je n’aurais jamais imaginé si je ne m’étais pas fait opérer cet été. Là encore, cette opération, prévue en automne, a été avancée à l’été pour des raisons pratiques, et grâce à tout ça, la brutalité de l’annonce, j’ai prévu ces vacances parce que j’avais besoin de m’échapper, de penser à autre chose, et j’ai tellement bien fait ! Je crois que ces trois semaines resteront gravées.
L’opération est aussi derrière moi. Ca faisait six ans que je faisais l’autruche. C’est passé. Et tout s’est goupillé de la meilleure des façons cet été. J’ai aussi, grâce à ça, passé une semaine seule à la montagne. Quel plaisir d’être seule. Quel plaisir d’apprécier d’être seule.
A cause de l’opération et de ma peur de grossir, puisque je suis ménopausée, je me suis mise au sport, et grâce à mon taf peu distant, je fais du vélo. Et je vois la différence, physiquement. Enfin, c’est rigolo : je ne le vois pas de mes yeux, mais je le sens dans mes pantalons, et dans mon souffle, quand je vais courir, aussi. Et j’aime tellement ça.
Mon nouveau taf me plaît. Je crois que je n’ai jamais ressenti un tel équilibre professionnellement parlant.
Avec les enfants, il y a toujours des cris et de la fatigue, mais globalement, on est une bonne équipe, et on s’écoute de plus en plus. Du moins, on essaie.
J’ai aussi eu une belle histoire d’amour cette année, et j’ai réussi à m’en détacher sans heurts et sans souffrance.
Alors oui, moi, 2020, ça a été une bonne année.
Moi, 2021, j’ai juste envie de continuer sur ma lancée.
D’ouvrir mon cœur à l’inconnu. Littéralement. D’avoir juste confiance. Parce que tout va bien.
Et j’ai un projet de voyage avec mes petits en décembre. Je prévois, j’anticipe. Ca me motive. Et ça me plaît d’être motivée.
La vie est belle. Ma vie est belle.