La bulle de Lili http://lili.journalintime.com/ "Les mots c'est comme des bulles d'air. C'est brillant, c'est doux quand ça passe et après, vous cherchez et y a rien." (Claudette Lawrence) fr 2018-12-06T16:43:47+01:00 http://lili.journalintime.com/Le-chemin Le chemin Et puis tu sais, après les tempêtes, le tourbillon du mois de novembre, d'un coup tout se calme, et là tu redécouvres le calme. Et la douceur. Je te jure, la vie peut être si douce, des fois, ça m'en met les larmes aux yeux. Ce déménagement le weekend dernier, qui s'est déroulé à merveille, entourée de gens bienveillants et surtout très très efficaces, ce qui fait que samedi soir déjà la plupart des cartons étaient déballés. Tout s'est coordonné parfaitement bien. Cette maison, où après le stress intense du mois de novembre, des problèmes de raccordement au réseau Et puis tu sais, après les tempêtes, le tourbillon du mois de novembre, d’un coup tout se calme, et là tu redécouvres le calme. Et la douceur.
Je te jure, la vie peut être si douce, des fois, ça m’en met les larmes aux yeux.
Ce déménagement le weekend dernier, qui s’est déroulé à merveille, entourée de gens bienveillants et surtout très très efficaces, ce qui fait que samedi soir déjà la plupart des cartons étaient déballés. Tout s’est coordonné parfaitement bien.
Cette maison, où après le stress intense du mois de novembre, des problèmes de raccordement au réseau d’assainissement, aux délais à tenir, cette maison qui est mais PARFAITE, qui me correspond tellement, et dans laquelle je suis tellement heureuse et fière de vivre. Je regarde partout autour de moi, je suis émue de la qualité des travaux, de la beauté des choses, je m’y sens juste bien.
La vente de la maison de ma maman, fluide, avec des acheteurs sympa, qui aiment cette maison même plus que moi. Et qui veulent y construire leur vie de famille. Etre chez le notaire (B* !), tenir leur bébé de 4 mois dans les bras pendant qu’ils signent, lui faire des bisous sur le front et lui chuchoter qu’il sera bien, à faire ses premiers pas dans cette maison, et à dormir dans la chambre de ma petite A*. Et les sous qui arrivent aujourd’hui sur mon compte, me permettant de prendre un nouvel appel d’air, et de concrétiser un peu tout ce que je voulais.
Baisser les mensualités du crédit, partir en voyage à Noël, me faire un nouveau tatouage, racheter le bout de terrain devant chez moi pour en faire ma petite terrasse.
J’y suis arrivée, putain. Je l’ai fait. Je crois que je n’ai jamais été aussi fière de moi et aussi fière du chemin parcouru.
Et au boulot, aujourd’hui : OK Lili, tu voulais faire plus d’heures, c’est bon pour nous.
Voilà. 2019 va être une putain d’année.

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2018-12-06T16:43:47+01:00
http://lili.journalintime.com/Unique Unique J'ai toujours cru, je crois, qu'elle resterait encore parmi nous des années, qu'elle était increvable, qu'elle serait centenaire et en pleine forme, entourée de ses enfants, petits-enfants, et arrière-petits-enfants, comme elle l'a toujours fait depuis que je la connais. Ce n'était pas une femme facile. J'ai souvent eu du mal avec sa façon de voir les choses, de cacher la vérité, de dire une chose par devant pour arrondir les angles et d'en dire trois autres par derrière, sans jamais reconnaître qu'elle mentait. J'ai souvent eu du mal avec, de l'autre côté, sa façon abrupte de me J’ai toujours cru, je crois, qu’elle resterait encore parmi nous des années, qu’elle était increvable, qu’elle serait centenaire et en pleine forme, entourée de ses enfants, petits-enfants, et arrière-petits-enfants, comme elle l’a toujours fait depuis que je la connais.
Ce n’était pas une femme facile. J’ai souvent eu du mal avec sa façon de voir les choses, de cacher la vérité, de dire une chose par devant pour arrondir les angles et d’en dire trois autres par derrière, sans jamais reconnaître qu’elle mentait. J’ai souvent eu du mal avec, de l’autre côté, sa façon abrupte de me faire comprendre que je ne ferai jamais partie de sa famille, que j’étais trop différente.
Force est de constater malgré tout que cette femme régnait sur sa famille et sur sa vie d’une main de maître, et faisait tout pour entretenir son équilibre qui lui allait si bien.
Sa grande maison, meublée de façon baroque, remplie, tellement remplie, d’objets plus loufoques les uns que les autres, qu’elle achetait compulsivement en salle des ventes ou au marché à côté de chez elle.
Sa famille, toutes ces femmes à qui elle a appris à régner aussi, qui l’entouraient, veillaient sur elle, la houspillaient, mais sur lesquelles elle avait une influence jamais remise en question et avec qui, finalement, elle faisait bien ce qu’elle voulait.
Son côté petite fille qui se voulait princesse, avec des services à thé dorés, ses perruques sorties du début du vingtième siècle, son histoire de fillette adoptée qu’elle voulait rocambolesque.
Ce matin elle a fait une rupture d’anévrisme. Ses minutes sont comptées.
Sa famille s’est resserrée tout de suite autour d’elle. Ils attendent.
Et moi je suis là, devant mon ordi, en train d’imaginer leur peine, leur douleur, celle surtout de Mat, qui est en train de perdre sa grand-mère, une des femmes les plus importantes de sa vie, et de me dire que mes enfants vont devoir comprendre qu’elle n’était pas éternelle, alors que vraiment, plus personne ne se posait la question de sa mortalité.
Au revoir, Claudie. Cela n’a pas toujours été facile et tendre entre nous, mais ces dernières années, l’amour que nous portions à mes enfants enveloppaient nos rapports de tendresse et de respect mutuel.
Vous avez toujours été là à votre manière pour votre famille mais aussi pour la mienne, que ce soit en m’apportant du champagne dans un seau à glaçons rempli à la maternité, en gardant mes enfants de temps en temps et en les adorant tellement, tellement, ça je le sais, et je crois que c’est ça qui est le plus douloureux à l’heure actuelle, en protégeant votre petit-fils du mieux que vous pouviez et aussi en étant présente pour ma maman.
Nous perdons quelqu’un d’unique aujourd’hui. Et je ne l’avais vraiment pas vu venir.

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2018-12-05T14:11:42+01:00
http://lili.journalintime.com/Ce-n-etait-pas-lui Ce n'était pas lui L'autre jour, je marchais dans la rue de mon petit village, j'allais vers ma nouvelle maison, j'avais un peu la tête ailleurs, et j'ai vu un monsieur passer. Il avait un blouson en cuir noir, il a enlevé son casque juste avant de me croiser. Je l'ai regardé, j'ai été frappée par sa ressemblance avec mon beau-père. J'ai cru l'espace d'un instant que c'était lui, mon cœur a manqué un battement. Je l'ai fixé, j'aurais voulu le toucher, le sentir, me dire que tout cela, finalement, n'était qu'un rêve, et que j'allais pouvoir lui raconter tout ce qu'il se passait en ce moment. Mais ce L’autre jour, je marchais dans la rue de mon petit village, j’allais vers ma nouvelle maison, j’avais un peu la tête ailleurs, et j’ai vu un monsieur passer.
Il avait un blouson en cuir noir, il a enlevé son casque juste avant de me croiser. Je l’ai regardé, j’ai été frappée par sa ressemblance avec mon beau-père. J’ai cru l’espace d’un instant que c’était lui, mon cœur a manqué un battement. Je l’ai fixé, j’aurais voulu le toucher, le sentir, me dire que tout cela, finalement, n’était qu’un rêve, et que j’allais pouvoir lui raconter tout ce qu’il se passait en ce moment.
Mais ce n’était évidemment pas lui, mon esprit m’a raisonné assez vite, et cette pensée a été douloureuse. Ca ne peut pas être lui, Lili, il est mort il y a maintenant cinq ans (bordel c’est passé vite).
C’est fou, je n’avais jamais pensé ça, et là, en le voyant, je me suis rendu compte à quel point il me manquait toujours.
Du coup, une pensée en amenant une autre...
Je ne sais pas si j’ai fait le deuil de ma mère.
En relisant certains écrits, je me rends compte que la colère est partie. Il reste une incompréhension et surtout un énorme regret de ne pas l’avoir mieux comprise, appréhendée, connu sa vision des choses, de la vie, de la place de la femme dans un couple et dans une famille. C’est la pièce du puzzle qui me manque, actuellement, pour comprendre mes frères, mon père, mon histoire personnelle.
Bordel, ils me manquent. Tous les deux. La voix de ma mère me manque. Je regrette d’avoir effacé ses messages sur mon répondeur. Je rêve de l’entendre me dire que mon petit L* a bien fait sa sieste et me demander à quelle heure je viens manger avec elle.
Ils m’offraient un cocon sécurisé dans lequel je pouvais toujours aller me reposer et m’occuper de rien.
Là j’ai l’impression d’avoir été propulsée hors du nid, et de devoir apprendre à voler. Alors je volète, hein, je m’en sors bien, mais il était confortable, ce nid.
Bref, c’est dimanche soir, il pleut, j’ai froid, quoi de mieux que d’appuyer sur des boutons ultra simples pour accentuer sa déprime ?

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2018-11-18T19:11:52+01:00
http://lili.journalintime.com/Fatiguee Fatiguée Ca va aller, dis ? J'ai eu raison d'acheter cette maison ? Les jours passent, lentement, et pourtant très vite. Lentement parce que le chantier n'avance pas, du moins c'est l'impression que j'ai. Ca va doucement, et on déterre de nouveaux problèmes. Vite, parce qu'on est déjà quasiment au 20 novembre, dans deux petites semaines, je dois y être, et bordel, j'ai peur, rien ne se passe comme prévu. Jeudi soir, quand Pat m'a dit qu'il s'était rendu compte qu'une partie de la maison n'était en fait pas reliée au tout-à-l'égout, j'ai paniqué. J'ai appelé Mat en pleurant, il a cru que Ca va aller, dis ?
J’ai eu raison d’acheter cette maison ?
Les jours passent, lentement, et pourtant très vite.
Lentement parce que le chantier n’avance pas, du moins c’est l’impression que j’ai. Ca va doucement, et on déterre de nouveaux problèmes. Vite, parce qu’on est déjà quasiment au 20 novembre, dans deux petites semaines, je dois y être, et bordel, j’ai peur, rien ne se passe comme prévu.
Jeudi soir, quand Pat m’a dit qu’il s’était rendu compte qu’une partie de la maison n’était en fait pas reliée au tout-à-l’égout, j’ai paniqué. J’ai appelé Mat en pleurant, il a cru que j’étais retombée malade, j’ai dit que ce n’était "que" ça, en me rendant bien compte que comparé à ce que je me suis déjà pris dans la figure il y a quelques années, ce n’est rien, "c’est que du technique, ça, ya des solutions".
Vendredi, j’ai eu l’impression de remaîtriser le truc, grâce à lui, qui fait venir un ami plombier, avec qui je trouve une solution satisfaisante (fierté de la meuf) qui peut se faire avant l’échéance du déménagement (sans pétage de dalle, tout ça). Pat fait la gueule que j’ai décidé ça sans le consulter, sans prendre son ami à lui, plombier, qui a découvert le pot aux roses. Pat décidé d’investiguer, se rend compte que l’eau s’écoule purement et simplement sous la maison, en infiltration. "Tu peux porter plainte, vois avec ton notaire".
Depuis, il pleut des trombes d’eau, je suis dans mon "ancienne" maison, au sec, et je pense à la fuite d’eau dans le toit, non solutionnée, et à cette infiltration. J’imagine des murs poreux, moisis, je vois cette maison comme une adversaire, je suis fatiguée de tous ces problèmes qui émergent, je m’en veux de m’en vouloir. Je suis fatiguée de trier, de faire des allers-retours à Emmaus, j’ai l’impression que même ces cartons, ça n’avance pas. Cette maison se vide mais bordel, elle est toujours aussi remplie. On est dimanche soir, j’aurais encore un million de choses à faire, j’ai passé ma journée à bosser - après trois mois à me plaindre de pas avoir de taf, là, j’en ai trop.
J’ai envie de lâcher prise, d’avoir confiance en la vie qui finalement ne me déçoit jamais et me porte toujours un peu plus haut.
J’ai envie d’être forte, souriante, confiante, heureuse, mais là, je suis juste fatiguée.

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2018-11-18T18:56:31+01:00
http://lili.journalintime.com/L-echeance L'échéance Je relis mon dernier écrit et je ris jaune. Je suis au cœur de l'ouragan. Là où ça tempête, où ça brasse, où je tente de m'accrocher à ce que je connais, mais tout bouge autour de moi et je ne sais plus à quoi me raccrocher. Je serre les dents, je fais ce que je peux, je me diversifie, je me multiplie, je suis sur tous les fronts, des fois je pleure parce que j'ai l'impression que je n'y arriverai jamais, mais je continue, je brasse sûrement beaucoup d'air et je gaspille pas mal d'énergie, je dors peu et me réveille à 5 heures du matin pour cogiter à touuut ce que je dois Je relis mon dernier écrit et je ris jaune. Je suis au cœur de l’ouragan. Là où ça tempête, où ça brasse, où je tente de m’accrocher à ce que je connais, mais tout bouge autour de moi et je ne sais plus à quoi me raccrocher.
Je serre les dents, je fais ce que je peux, je me diversifie, je me multiplie, je suis sur tous les fronts, des fois je pleure parce que j’ai l’impression que je n’y arriverai jamais, mais je continue, je brasse sûrement beaucoup d’air et je gaspille pas mal d’énergie, je dors peu et me réveille à 5 heures du matin pour cogiter à touuut ce que je dois faire, je n’arrive plus à méditer, mes vieux démons d’apéro clope me reprennent, je n’attends qu’une chose, le 1er décembre, pour souffler, enfin, ou pas. Des fois je pleure en me disant que je ne sais pas si j’ai fait le bon choix, si mes enfants seront heureux là-bas, si ce n’est pas une chimère, tout ça.
Bref, je doute, je doute, je me sens seule, tellement seule, même en étant autant entourée.
Vivement le 1er décembre.

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2018-11-14T22:38:14+01:00
http://lili.journalintime.com/Le-tourbillon-serein Le tourbillon serein Il se passe tellement de choses dans ma vie en ce moment. Je radote, je sais. Mais pfiou. Et pourtant, non, pas pfiou. Pour une fois, je suis là, j'observe ces mutations, ces changements, et j'ai juste confiance. Je sais qu'il se passera les meilleures choses pour moi. La maison... les travaux se rallongent, on découvre qu'elle n'est pas parfaite, et que les travaux avant nous ont évidemment été faits n'importe comment. Mais Pat fait les travaux, et après des discussions houleuses qui m'ont valu des nuits blanches, et des engueulades à Leroy Merlin, il est serein, et je suis sereine. Il se passe tellement de choses dans ma vie en ce moment. Je radote, je sais. Mais pfiou. Et pourtant, non, pas pfiou. Pour une fois, je suis là, j’observe ces mutations, ces changements, et j’ai juste confiance. Je sais qu’il se passera les meilleures choses pour moi.
La maison… les travaux se rallongent, on découvre qu’elle n’est pas parfaite, et que les travaux avant nous ont évidemment été faits n’importe comment. Mais Pat fait les travaux, et après des discussions houleuses qui m’ont valu des nuits blanches, et des engueulades à Leroy Merlin, il est serein, et je suis sereine. Et j’aime ses propositions, et voir la maison se transformer petit à petit.
L’ancienne maison… une montagne m’attend, je dois vider mes placards, trier, donner, jeter. Mais en fait, j’ai déjà commencé, et ça me fait un bien fou. Je garde ce que JE veux, ce qui me fait plaisir, et je n’ai aucune obligation de garder des choses parce que je "dois" les garder, pour faire plaisir, pour garder un souvenir,... et ça, ça me fait un bien fou. Je crois que c’est la première fois de ma vie que je m’autorise à me faire plaisir à moi.
Le travail… j’ai stressé pendant des mois, et puis j’ai lâché prise, et depuis, j’ai des demandes de boulot dans mon boulot freelance. C’est pas tout rose, c’est prenant, là je finis à peine ma journée de boulot (après avoir passé la journée à mon autre job salarié, évidemment). Mais ce qui est nouveau c’est que je prends confiance en moi et je me dis que si les éditeurs reviennent vers moi, c’est que je fais du bon boulot. Et puis pour le boulot salarié, pareil : j’aime ce que j’y fais. Je vais bosser avec plaisir le matin, j’aime retrouver mes collègues et gérer mon petit monde de classeurs, de factures, de formations,...
Les enfants… ils grandissent, ils grandissent. En ce moment j’ai l’impression de ne pas être dispo pour eux. De ne pas avoir la patience. Mais force est de constater que les moments que l’on passe ensemble sont doux et pleins de joie. Samedi après-midi, piscine avec mon grand L*. Le voir sauter du grand plongeoir, faire le toboggan en riant comme une baleine, tout seul… 6 ans, bordel. Mon bébé aux yeux bleus. 6 ans. Je l’aime tellement. Dimanche après-midi, atelier dans une ferme à côté de la maison. Se retrouver dans la nature, à se balader en tenant les rênes d’un poney et en regardant les couleurs d’automne se décliner au soleil… tellement bon. Et mes bébés, juchés sur les poneys devant moi, qui bavardent avec l’instructrice. Vraiment, c’est moi qui ai fait ces deux petits blonds ? Qu’est-ce que j’ai bien fait. Même si je m’énerve, même si on se crie dessus… mon Dieu que je suis heureuse de les avoir dans ma vie.
Sur ce, Pat arrive à la maison. Je finirai plus tard.

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2018-11-12T20:37:37+01:00
http://lili.journalintime.com/Pousser-la-porte Pousser la porte J'ai commencé ce nouveau sport à la rentrée. J'étais allée voir un cours en janvier, avais participé à un entraînement, accroché à l'esprit ultra bienveillant du club. Et puis ma vie ultra chargée m'a rattrapée, et puis cette petite voix qui me disait "t'es sérieuse ? tu crois vraiment que t'en es capable ? mais laisse-moi rire, t'es qu'une chochotte, meuf !" A la rentrée, j'ai hésité, je me suis dit oui, puis non, puis oui, puis nooon ça vaaa soyons réalistes. Et puis le jour de la rentrée je suis quand même allée voir, par curiosité. Je me suis sentie bien, assise J’ai commencé ce nouveau sport à la rentrée. J’étais allée voir un cours en janvier, avais participé à un entraînement, accroché à l’esprit ultra bienveillant du club. Et puis ma vie ultra chargée m’a rattrapée, et puis cette petite voix qui me disait "t’es sérieuse ? tu crois vraiment que t’en es capable ? mais laisse-moi rire, t’es qu’une chochotte, meuf !"
A la rentrée, j’ai hésité, je me suis dit oui, puis non, puis oui, puis nooon ça vaaa soyons réalistes.
Et puis le jour de la rentrée je suis quand même allée voir, par curiosité.
Je me suis sentie bien, assise dans ce gymnase, entourée de ces nanas toutes plus douées les unes que les autres et pourtant toutes tellement gentilles. Alors j’ai sauté le pas et donné mon chèque d’adhésion.
Les premiers pas ont été trébuchants, je suis évidemment tombée, juchée sur ces patins. Quand on ne me disait pas que je progressais, quand je me comparais aux autres, je me trouvais juste tellement nulle et j’avais envie de partir en courant.
Et puis quelque chose a changé en moi. J’ai compris mon fonctionnement (être la meilleure, briller, ou sinon partir, ne pas le faire), et j’ai décidé que cette fois-ci, on s’en foutait que je sois nulle, le tout c’était d’essayer. Et de m’amuser.
Déjà mardi à l’entraînement j’ai ressenti une liberté assez sympa, comme celle que j’ai quand je fais du ski. Et hier soir, on a travaillé sur le fait de croiser les jambes en patinant : j’ai réussi. Je n’arrivais plus à m’arrêter. Heureuse de savoir le faire, de me voir progresser, de sentir que je suis de plus en plus à l’aise.
Alors oui je suis loin de rentrer dans l’équipe. Mais t’as vu tout ce que je sais faire, déjà ? c’est absolument génial.
J’aime me balader avec mon sac rempli d’équipement, mes couettes, mon legging de sport, chausser les patins, les protections, le casque. M’entraîner avec ces nanas, rigoler comme une truffe et pendant l’entraînement, rester ultra concentrée pendant 1 heure et 2 et ne penser strictement à rien d’autre.
Bref. J’ai bien fait de pousser cette porte, il y a deux mois.

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2018-11-02T06:50:06+01:00
http://lili.journalintime.com/Extraordinaire Extraordinaire La semaine dernière, mes frères sont venus, pour prendre ce qui les intéressait dans la maison. Ce que je retiens du weekend c'est la distance que j'ai prise par rapport à eux et à leurs jugements, leur manière de voir les choses. Je retiens aussi le pétage de câble du vendredi soir, quand je leur ai hurlé dessus pendant vingt minutes, hors de moi, pour une broutille, mais une broutille qui a fait ressortir 30 ans de colère et de non-dits. Je retiens le soulagement de les voir partir et la liberté ressentie, me faisant penser que ça y est, je vais enfin pouvoir vivre ma vie comme La semaine dernière, mes frères sont venus, pour prendre ce qui les intéressait dans la maison.
Ce que je retiens du weekend c’est la distance que j’ai prise par rapport à eux et à leurs jugements, leur manière de voir les choses.
Je retiens aussi le pétage de câble du vendredi soir, quand je leur ai hurlé dessus pendant vingt minutes, hors de moi, pour une broutille, mais une broutille qui a fait ressortir 30 ans de colère et de non-dits.
Je retiens le soulagement de les voir partir et la liberté ressentie, me faisant penser que ça y est, je vais enfin pouvoir vivre ma vie comme moi je l’entends.
Et surtout, ce que je vois suite à ce weekend où j’ai perdu beaucoup d’illusions, c’est à quel point je suis entourée. Mes amis forment un cercle autour de moi, tellement soudé, tellement bienveillant. J’en ai limite les larmes aux yeux, tu sais. Là où j’ai toujours cru que j’étais une enfant égoïste, capricieuse, qui n’en fait qu’à sa tête, mes amis me montrent que je suis une femme courageuse, souriante, positive, tellement pleine d’énergie, intéressante. Et pour une fois j’ai décidé de les croire eux, et non pas mes frères et leurs croyances limitantes. Je les aime tellement, je suis tellement heureuse de les avoir dans ma vie. Et je me dis que pour qu’ils soient aussi extraordinaires, c’est que quelque part, je le suis aussi. Et je l’accepte, avec joie.

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2018-11-01T11:17:51+01:00
http://lili.journalintime.com/3ncv-Merci Merci Et puis bon, sinon, on peut le dire : la vie est sacrément belle. Je me regarde dans le miroir, et je vois une belle femme. Et je souris de me trouver belle. C'est nouveau pour moi cette sensation-là, tu sais. On sort de 33 ans de "je mérite pas", de "je suis transparente". Alors j'espère que j'en sors vraiment, mais oui, écoute, je le sais, je le sens. Je me trouve belle, je me trouve drôle, je me trouve intelligente. Je n'ai aucun doute sur le fait que la vie m'amène ce que je mérite. J'ai totalement confiance. (Bon, j'écris ça, et ya forcément une petite voix qui ricane, hein. Et puis bon, sinon, on peut le dire : la vie est sacrément belle.
Je me regarde dans le miroir, et je vois une belle femme. Et je souris de me trouver belle. C’est nouveau pour moi cette sensation-là, tu sais. On sort de 33 ans de "je mérite pas", de "je suis transparente". Alors j’espère que j’en sors vraiment, mais oui, écoute, je le sais, je le sens.
Je me trouve belle, je me trouve drôle, je me trouve intelligente. Je n’ai aucun doute sur le fait que la vie m’amène ce que je mérite. J’ai totalement confiance. (Bon, j’écris ça, et ya forcément une petite voix qui ricane, hein. Maiiis j’ai envie d’y croire, écoute).
Je suis tellement heureuse d’avoir acheté cette maison et d’en faire MA maison, malgré le stress, malgré la panique, malgré le découvert sur mon compte en banque, malgré le timing un peu serré. Cette maison, je m’y sens bien, et puis c’est chez moi, pour la première fois de ma vie. Et je choisis la déco que je veux, moi. Ca m’est jamais arrivé. C’est trop trop bon.
Ce boulot, je m’y sens bien, aussi. Ces boulots. Je ne sais pas comment ça va évoluer mais j’ai confiance. Tout s’est toujours déroulé à merveille.
Je me sens bien dans cette ville, dans cette région, je me sens bien entourée de tous ces gens-là et je mesure ma chance de les avoir autour de moi, toujours prêts à me tenir la main quand ça ne va pas. Je ne sais toujours pas trop pourquoi ils restent tous, mais ils m’engueulent quand je dis ça, alors je me dis que je dois être aussi exceptionnelle qu’eux, et se dire ça, c’est aussi trop trop bon.
Je pourrais parler encore et encore de la beauté de mes deux enfants, que je suis tellement heureuse d’avoir dans ma vie. Mais tellement tellement.
Bref, c’est une bonne période. Je sens enfin qu’une grosse page, un chapitre, et peut-être même un livre entier se referme(nt). J’aborde l’année 2019 avec sérénité et douceur.
Merci.

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2018-10-26T14:26:09+02:00
http://lili.journalintime.com/Je-ne-suis Je ne suis Pour lui, je ne suis que cette fille du Sud, croisée dans un mariage il y a un an et demi, dans une jolie robe, bouclée, du rouge à lèvres, des talons. Cette fille qui a fini la nuit avec lui dans ce bungalow, qui a osé des choses, qui s'est enflammée. Je ne suis que cette fille qu'il a revue à deux occasions, occasions loupées, j'en conviens. Je ne suis que cette fille qui sait manier les mots, avec qui il échange, virtuellement, des fantasmes plus ou moins virulents, avec qui il jouit, à distance, derrière son écran de téléphone, et qui me fait jouir, aussi. Il sait que j'ai Pour lui, je ne suis que cette fille du Sud, croisée dans un mariage il y a un an et demi, dans une jolie robe, bouclée, du rouge à lèvres, des talons. Cette fille qui a fini la nuit avec lui dans ce bungalow, qui a osé des choses, qui s’est enflammée.
Je ne suis que cette fille qu’il a revue à deux occasions, occasions loupées, j’en conviens.
Je ne suis que cette fille qui sait manier les mots, avec qui il échange, virtuellement, des fantasmes plus ou moins virulents, avec qui il jouit, à distance, derrière son écran de téléphone, et qui me fait jouir, aussi. Il sait que j’ai des enfants, et c’est un sujet qu’on évite soigneusement d’aborder, l’un comme l’autre, parce qu’ils n’ont pas leur place dans ce type de relation, dans ce pan-là de ma personnalité.
Et pourtant...
Ce matin, j’étais en pyjama, à 7h du matin, à bombarder les cheveux de mes enfants d’huile de coco suite à une nouvelle invasion de poux. Les mains grasses, en train d’essayer de penser à tout (laver les draps, laver les doudous, mettre les brosses au congélateur - et puis aussi préparer le petit dej, les vêtements pour la journée,...), je me suis dit que là, le glamour des photos que l’on s’envoie était bien loin.
Hier, en début d’après-midi, je lui ai envoyé une nouvelle érotique. Il l’a lue le soir à 22h30. S’il savait qu’entre-temps, j’ai passé 5 heures dans une grande enseigne de bricolage, à stresser, à paniquer, à m’engueuler avec Pat, à décider ce que j’allais acheter pour ma maison, pour finir sur les rotules, à 20h30, à devoir encore penser à faire manger les enfants, brosser les dents, lire une histoire, me glisser dans mon lit et oh - voir qu’il a apprécié la nouvelle.
Je ne suis qu’une image, loin, un espèce de fantasme qu’il me plaît d’entretenir, en fait. A-t-il besoin de savoir que je suis une maman avant toute chose, qui doit penser aux goûters, aux devoirs, aux anniversaires des copains, aux menus équilibrés, à me mettre à leur hauteur, ne pas me fâcher, faire respecter les règles ? Non, je ne crois pas. Avec lui je peux être cette femme libérée.
Tout comme pour moi, il est ce businessman, là-bas, dans ce pays frontalier, loin de moi, en costard, impeccable, irréprochable, stoïque, un brin froid. Et tellement beau.
Il est sûrement beaucoup plus que ça. Mais ne me laisse pas le voir. Ou peut-être est-ce moi qui ne veux pas le voir ?

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2018-10-26T14:16:21+02:00
http://lili.journalintime.com/Ces-moments-la Ces moments-là Je crois qu'en fait, j'aimerais passer des weekends comme ça avec mes enfants tout le temps. Je crois que mes moments préférés, c'est quand je les trimballe, à la campagne, ou en bord de mer, et qu'on se pose, et qu'on passe la journée à manger, boire, discuter avec des copains, et où on se laisse chacun notre liberté. Samedi, je les ai emmenés dans un ancien prieuré pour une fête des brasseurs locaux. Organisée par des amis qu'ils connaissent et dont ils connaissent les enfants, avec d'autres amis venus avec leurs enfants. Ils ont râlé pour y aller. On aime pas les Je crois qu’en fait, j’aimerais passer des weekends comme ça avec mes enfants tout le temps.
Je crois que mes moments préférés, c’est quand je les trimballe, à la campagne, ou en bord de mer, et qu’on se pose, et qu’on passe la journée à manger, boire, discuter avec des copains, et où on se laisse chacun notre liberté.
Samedi, je les ai emmenés dans un ancien prieuré pour une fête des brasseurs locaux. Organisée par des amis qu’ils connaissent et dont ils connaissent les enfants, avec d’autres amis venus avec leurs enfants. Ils ont râlé pour y aller. On aime pas les moules-frites. On a pas envie d’y aller.
Il y a eu trente minutes, peut-être, un peu relou, où il y avait du monde, on devait commander à manger, à boire, les enfants étaient impatients.
Et puis...
et puis on s’est posés à table, deux adultes, quatre enfants, on a pris deux bières artisanales, des barquettes de frites, des moules. On a discuté tous ensemble, et les enfants sont sortis de table pour aller jouer.
Ils étaient libres, là-bas, je ne les ai surveillés à aucun moment, j’étais en totale confiance. Une dizaine de gamins, la campagne, pas de voiture qui passe, tout le monde qui se connaît. Ils revenaient de temps en temps pour avoir de l’eau, réclamer une pièce pour aller s’acheter un dessert, ou simplement faire un bisou.
Et nous, on était là, avec J*, posés, à discuter, goûter la bière, puis le café et le moelleux au chocolat, discuter aussi avec d’autres gens autour, au soleil, avec du jazz en fond sonore, et la montagne, qui se découpe, là, derrière nous.
Je voyais les enfants, un peu plus bas, devant le prieuré, qui essayaient les vélos d’autres enfants, qui se reposaient sur des couvertures, qui jouaient, qui grimpaient sur les rochers. Je les voyais se débrouiller, interagir, expérimenter leur liberté. Et j’ai aimé ça.
J’avais ressenti ça lors d’une journée à la plage, en septembre. On y est allés avec trois sandwiches, des chips, et nos serviettes. Et on a passé la journée à se baigner, grignoter, discuter entre adultes, et voir les enfants interagir entre eux, aller se baigner, découvrir les poissons dans la mer avec leurs masques, grimper sur les rochers, construire des piscines, des abris,...
Que c’est bon, ces moments. Que je suis heureuse de pouvoir les vivre avec eux.

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2018-10-15T09:20:24+02:00
http://lili.journalintime.com/Agiter-les-bras-tres-vite Agiter les bras très vite Ce matin, je me suis réveillée tôt, mais après une petite méditation, ça allait, écoute. Je me suis même fait la réflexion que la vie pouvait être sacrément douce et pleine de surprises. Prévoir un voyage à Noël complètement inattendu, ne pas stresser des sous qui ne rentrent pas mais plutôt avoir confiance en moi et en mes capacités, être heureuse de vivre ici, comme ça, tout ça. C'était cool. Dans la matinée j'ai appris que mon prêt a été accepté, je vais bientôt avoir les clés de ma nouvelle maison. Bref, youhou, quoi. Et puis le rendez-vous bisannuel chez le Ce matin, je me suis réveillée tôt, mais après une petite méditation, ça allait, écoute.
Je me suis même fait la réflexion que la vie pouvait être sacrément douce et pleine de surprises. Prévoir un voyage à Noël complètement inattendu, ne pas stresser des sous qui ne rentrent pas mais plutôt avoir confiance en moi et en mes capacités, être heureuse de vivre ici, comme ça, tout ça. C’était cool. Dans la matinée j’ai appris que mon prêt a été accepté, je vais bientôt avoir les clés de ma nouvelle maison. Bref, youhou, quoi.
Et puis le rendez-vous bisannuel chez le gynéco, qui a une heure de retard, et déjà, ça me stresse.
Un contrôle rapide, comme d’hab, tout va bien, à dans six mois, et quand je lui dis "tu sais, dans six mois, ça fera cinq ans", il me regarde, "ah oui, belle étape", et quand je lui dis que pour moi, cinq ans, c’est que c’est fini, il me dit "non, ça sera jamais fini", puis se reprend "oui, bon, c’est bien que tu le voies comme ça".
Il a planté sa petite graine, j’ai essayé de labourer, en en parlant à Clara et Océane, qui me disent qu’il a été maladroit et que le jour où les médecins seront empathiques, les poules auront des dents.
Et depuis...
J’ai été pleurer dans les toilettes, ai évacué ça en étudiant mes émotions.
Toujours est-il que je me traîne.
Que mes vieux réflexes de "ok, on oublie, on va boire l’apéro et fumer une clope, ok ?" reviennent au galop. Mes envies de grands bras enveloppants qui me disent que tout va bien se passer. Mon besoin d’être dans ma bulle, mais aussi de hurler, de paniquer, de galoper, de courir à droite à gauche en agitant bien les bras, pour qu’on me regarde, pour qu’on me rassure, pour qu’on me dise que ça va aller.
Alors je suis là, au boulot, et je fais semblant de travailler, la fatigue m’est tombée dessus sans trop me prévenir, et je n’ai qu’une envie : aller me coucher.
Allez.
Ca va le faire.

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2018-10-02T15:42:09+02:00
http://lili.journalintime.com/Etre-moi Etre moi Pour tout te dire je traverse une période assez bizarre. Ultra intense. Une période de turbulences et en même temps d'apaisement. C'est vraiment étrange. Je suis bien, je suis très bien, sûre de mes choix, de ma vie, et d'un coup, je bascule. De manière irraisonnée. Et je me dis des choses affreuses, des choses horribles, que je ne mérite pas d'avoir mes enfants, d'avoir mes amis, d'avoir cette vie, que je suis incapable de gérer les choses, que je suis incapable de profiter du moment présent. Tout ça, je me le dis, ça me panique, ça monte, ça monte, alors je m'isole dans un Pour tout te dire je traverse une période assez bizarre. Ultra intense. Une période de turbulences et en même temps d’apaisement. C’est vraiment étrange.
Je suis bien, je suis très bien, sûre de mes choix, de ma vie, et d’un coup, je bascule. De manière irraisonnée. Et je me dis des choses affreuses, des choses horribles, que je ne mérite pas d’avoir mes enfants, d’avoir mes amis, d’avoir cette vie, que je suis incapable de gérer les choses, que je suis incapable de profiter du moment présent. Tout ça, je me le dis, ça me panique, ça monte, ça monte, alors je m’isole dans un coin, j’écoute mes émotions, je les mets en lumière, j’explose, et puis ça part. Et puis tout va bien. Jusqu’au prochain coup.
C’est épuisant, j’ai l’impression d’être schizophrène, et surtout, d’être tellement fragile. De ne plus savoir quoi faire. D’être désorientée, là, sur cette route. J’essaie de faire des choix censés, raisonnés, et puis je ne les fais pas, et je m’en veux. Pourquoi suis-je incapable de les tenir, alors que j’en ai tellement envie ?
J’ai l’impression d’être revenue en plein dans mes problématiques d’au retour de l’Italie, il y a 13 ans. De ne pas arriver à arrêter l’apéro, à arrêter de fumer en soirée, parce qu’alors je me sens libre. Et ma volonté c’est vraiment de me sentir libre tout le temps, en fait. Et j’en ai les clés. Il me manque quoi ?
J’ai l’impression que je veux sortir de ce schéma et que mes vieux démons m’obligent à y rester. A le faire de plus en plus. Comme pour exorciser quelque chose.
C’est vraiment pas simple d’être moi, je te jure.

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2018-09-24T07:48:30+02:00
http://lili.journalintime.com/Plurielle Plurielle Je suis en train de muer, de changer, d'évoluer. D'accepter toutes ces facettes de moi. Je suis une maman, la maman de deux petits enfants, beaux, évidemment. Je suis une maman souriante, au cœur qui déborde d'amour et de fierté, qui essaie au maximum d'être bienveillante et d'expliquer, d'écouter, mais qui des fois ne se sent pas comprise et qui hurle "MAIS BORDEL !" ou qui menace de confisquer le doudou si on la rappelle une troisième fois. Je suis cette maman qui regarde son fils et voit toujours ce bébé qu'on lui présente il y a maintenant bientôt six ans, avec ses grands Je suis en train de muer, de changer, d’évoluer. D’accepter toutes ces facettes de moi.
Je suis une maman, la maman de deux petits enfants, beaux, évidemment. Je suis une maman souriante, au cœur qui déborde d’amour et de fierté, qui essaie au maximum d’être bienveillante et d’expliquer, d’écouter, mais qui des fois ne se sent pas comprise et qui hurle "MAIS BORDEL !" ou qui menace de confisquer le doudou si on la rappelle une troisième fois. Je suis cette maman qui regarde son fils et voit toujours ce bébé qu’on lui présente il y a maintenant bientôt six ans, avec ses grands yeux bleus, et qui se demande comment c’est possible qu’il grandisse aussi vite. Je suis cette maman qui fond littéralement sous les câlins de sa petite fille et qui aime plus que tout au monde l’entendre éclater de rire.
Je suis une femme, une femme qui veut être libre, libre de ses choix et libre de son corps. Une femme qui des fois se perd un peu en chemin, sur la voie de ses désirs, de ses besoins, de son besoin permanent d’attention, une femme qui aime sûrement un peu trop l’apéro et les clopes et rire entre copines à la terrasse d’un café. Une femme qui assume de plus en plus son corps et ses envies, qui assume son amour du sexe, de la séduction, qui aime plaire et qui aime se rendre compte qu’elle est en fait considérée comme une belle femme. Une femme qui a peur aussi de l’ablation prochaine de ses ovaires, parce qu’elle a peur de perdre ce pouvoir de femelle. Une femme qui réfléchit beaucoup à tout ça.
Je suis une petite fille, apeurée, abandonnée, au milieu d’une grande pièce sombre, et j’attends qu’on vienne me chercher pour bouger. Je suis paralysée. Je ne peux pas bouger, on ne m’a pas donné l’autorisation. Alors j’attends, j’ai un peu peur, surtout j’ai froid, et j’ai peur de me faire gronder si je bouge le moindre petit orteil. Et j’ai l’impression qu’on m’a oubliée, j’attends depuis longtemps. Alors dès que les autres facettes bougent un peu trop, je me fige, je leur dis qu’elles font n’importe quoi, et que c’est pas ça qu’on leur a dit de faire. Qu’il faut qu’elles se calment. Sinon on ne les aimera plus.
(Bordel, écrire ça, ne pas m’y attendre, et pleurer.)
Voilà, ce sont mes trois facettes principales, celles que j’essaie de faire cohabiter, mais c’est pas toujours simple, tu sais. Et des fois je voudrais juste pouvoir lâcher prise et vivre sereinement. C’est en cours, hein. Mais putain, ça prend du temps.

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2018-09-20T21:13:22+02:00
http://lili.journalintime.com/Je-sais-pas-faire Je sais pas faire Et comme d'hab, cette fatigue qui me tombe dessus, et me laisse complètement out, lessivée, sur le carreau. Trop de choses à penser, entre la vente de la maison, les visites, l'achat de la nouvelle, les travaux à prévoir, le prêt qui me stresse un truc de fou (toujours l'impression que je ne vais pas m'en sortir financièrement. D'où me vient cette croyance, dis ?), tout ça à penser, et puis, par-dessus, mes deux enfants qui sont là, qui hurlent, se disputent, se tapent, et que je n'ai pas la patience d'écouter, de consoler, de rassurer. L'impression de ne faire que leur hurler Et comme d’hab, cette fatigue qui me tombe dessus, et me laisse complètement out, lessivée, sur le carreau.
Trop de choses à penser, entre la vente de la maison, les visites, l’achat de la nouvelle, les travaux à prévoir, le prêt qui me stresse un truc de fou (toujours l’impression que je ne vais pas m’en sortir financièrement. D’où me vient cette croyance, dis ?), tout ça à penser, et puis, par-dessus, mes deux enfants qui sont là, qui hurlent, se disputent, se tapent, et que je n’ai pas la patience d’écouter, de consoler, de rassurer. L’impression de ne faire que leur hurler dessus. C’est pénible pour eux, c’est pénible pour moi, j’ai l’impression d’être une mère en carton.
Dans tout ce tourbillon, j’essaie de gérer les choses du mieux que je peux, mais au fond, tout au fond, je suis paralysée, et j’ai cette croyance, là, chevillée au creux de moi, que je ne sais pas faire, que je me trompe quelque part, que forcément j’ai mal calculé un truc, que je vais jamais pouvoir faire tout ce que j’imagine. Alors que tous les voyants sont au vert et tout, hein. Mais je me rends compte que j’ai toujours ce stress au fond de moi. Qui me paralyse. Cette petite bête, tapie, qui n’attend que le moindre faux pas pour bondir et me dire (me hurler) : tu vois ? tu n’y arrives pas. Tu croyais quoi en fait ? T’es vraiment conne.
Ca fait du bien de l’écrire, de pouvoir me rendre compte que c’est ça qui me dérange, au fond, tout au fond, qui me rend incapable de penser à autre chose et juste de profiter de ces derniers jours d’été, de notre piscine, de notre jardin, de la mer juste à côté, et de mes deux petits blonds qui sentent bon le soleil et le sel.
Hier matin, je faisais 10 000 choses, la tête dans mon téléphone, et je me suis pris le coin d’une armoire dans la tête. Juste au-dessus de l’arcade. Ca m’a fait pleurer. Je crois que j’ai besoin de pleurer, d’évacuer tout ce stress, toutes ces tensions.
Dis, j’arriverai, un jour, à être une bonne mère pour mes petits ? A leur expliquer calmement les choses, sans leur hurler dessus à la moindre occasion, en ayant juste l’impression de me défouler sur eux ? C’est possible ? Des fois je me dis qu’ils méritent tellement mieux que moi.

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2018-09-01T10:11:05+02:00
http://lili.journalintime.com/Cet-ete Cet été On y arrive, tu sais, doucement mais sûrement. A la fin de l'été. Cet été que je rêve chaque année, ce laps de temps, cette parenthèse que je chéris, ce moment doré et gorgé de soleil qui me laisse à chaque fois tant de bons souvenirs. Cet été a été vraiment différent de celui de l'an passé. Mais que de souvenirs, que de moments forts... Le festival, où après un mauvais démarrage de soirée, Francis Cabrel me fait pleurer sur "Petite Marie", puis NTM me fascine. Où je passe une bonne soirée avec Phil. Puis deux soirs plus tard, Ofenbach, comme des ados avec Clara et On y arrive, tu sais, doucement mais sûrement.
A la fin de l’été.
Cet été que je rêve chaque année, ce laps de temps, cette parenthèse que je chéris, ce moment doré et gorgé de soleil qui me laisse à chaque fois tant de bons souvenirs.
Cet été a été vraiment différent de celui de l’an passé. Mais que de souvenirs, que de moments forts...
Le festival, où après un mauvais démarrage de soirée, Francis Cabrel me fait pleurer sur "Petite Marie", puis NTM me fascine. Où je passe une bonne soirée avec Phil. Puis deux soirs plus tard, Ofenbach, comme des ados avec Clara et Charlène, à sauter partout, et l’énergie de Shaka Ponk. Toujours dans cet écrin de verdure, ce château majestueux...
Le concert de Brigitte, tellement d’émotion, j’ai tellement vibré… c’était fort, c’était beau, elles me parlaient à moi.
Les visites des copains qui se sont enchaînées tout l’été, et même si je suis sur les rotules et n’aspire qu’à être seule et dormir, j’ai vraiment apprécié.
Jules, qui vient passer un weekend, où on va faire du paddle en mer avec mes copains d’ici et où je mesure la chance que j’ai d’être si bien entourée. Avec qui je fais un festival, où on finit par rentrer chacun de notre côté, victimes d’une incompréhension qui nous fait marrer.
L*, C* et leur petite fille, fin juillet, quelques jours avant qu’on fuie la canicule.
Marie, en revenant de mes vacances avec mes bébés, avec qui je passe quatre jours de rando, de baignades, et surtout de discussions au top.
C* et C*, avec leurs deux enfants, venus de l’autre bout de la France, qui me montrent à quel point on peut être zen avec deux enfants. Je les aime beaucoup. Une force tranquille, un karma de gitans pendant leur venue, des pique-niques plage, des dégustations de vins, des apéros, des discussions intéressantes.

Mes vacances avec les enfants, notre petit périple vers la côte Atlantique, notre moment rien qu’à tous les trois. La glace avec L* dans Saint-Jean-de-Luz, petit tête-à-tête rien que tous les deux. A* qui s’entraîne à nager toute seule (et qui y arrive, ma pucette, à 4 ans… elle grandit trop vite !). Nos fous rires, notre visite de l’aquarium, leurs caprices et colères aussi, mais surtout, nos câlins. Je les aime. Ils sont parfaits Je suis dingue d’eux.

Et puis surtout, cet été, c’est la prise de décision de vendre la maison de maman, cette maison qu’elle a choisie parce qu’elle lui correspond, cette maison qui m’a permis de souffler, de me remettre, et que je souhaite désormais vendre pour voler de mes propres ailes.
J’étais loin de me douter que cette décision allait être assez difficile à vivre pour mes frères, qu’ils allaient me reprocher des choses, que j’allais devoir me positionner en tant que femme face à eux, et que de manière assez amusante c’est un travail que je fais en ce moment avec une nouvelle thérapeute. Et qui me fait grand bien.
Cet été j’ai eu l’impression de naître. D’éclore. Je n’ai pas fini, hein, mais le processus est enfin lancé. Et bordel ça fait un bien fou.
Alors voilà pourquoi cet été a été fort, puissant : c’est l’été où tout était possible, où je commence enfin à avoir confiance en moi, en mes choix, en mon entourage. Et que je me rends compte de tous ces gens, autour de moi, qui me regardent avec des yeux emplis d’amour, et qui ont confiance.
Cet été j’ai aussi acheté une maison, mon futur petit nid, que je suis tellement heureuse de pouvoir acquérir, et d’emménager seule. En faisant mes propres choix. C’est jouissif.

Bref. Merci. Merci. Merci.

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2018-08-27T08:46:00+02:00
http://lili.journalintime.com/Salutation-au-soleil Salutation au soleil Et donc ce matin j'avais mis mon réveil à 6h12. J'ai essayé de penser à tout, une serviette, une couverture, ah tiens mon maillot on ne sait jamais, et une robe de rechange, et... Je suis partie, le soleil se levait. Orange, rouge, majestueux. Ciel rose. La mer devant moi. Rendez-vous à 7 heures sur la plage avec un certain Louis, pour faire du yoga. Petites postures sympa, on discute un peu, il fait bon, pas trop de vent, pas trop chaud, la plage est déserte. Après son départ, je décide de rester un peu. Salutation au soleil toute seule, face à la mer et au soleil. Jouissif. Et donc ce matin j’avais mis mon réveil à 6h12.
J’ai essayé de penser à tout, une serviette, une couverture, ah tiens mon maillot on ne sait jamais, et une robe de rechange, et…
Je suis partie, le soleil se levait. Orange, rouge, majestueux. Ciel rose. La mer devant moi.
Rendez-vous à 7 heures sur la plage avec un certain Louis, pour faire du yoga.
Petites postures sympa, on discute un peu, il fait bon, pas trop de vent, pas trop chaud, la plage est déserte.
Après son départ, je décide de rester un peu.
Salutation au soleil toute seule, face à la mer et au soleil. Jouissif. Vraiment.
Puis je mets mon maillot, et je vais nager, dans cette mer très fraîche, et je mets la tête sous l’eau, et la vie est à moi, et c’est magnifique, et pfiouuu...
Bref c’était un très joli moment où j’ai vraiment expérimenté ma liberté, la beauté de la vie, en l’écrivant je me dis que je suis quand même bien perchée, mais bordel, c’était trop trop bon :)

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2018-07-23T09:29:14+02:00
http://lili.journalintime.com/Bordel Bordel Que c'est douloureux, en fait, de revivre éternellement la même chose. Que c'est douloureux de ne pas oser relire ses écrits parce qu'on se dit "putain mais je suis vraiment trop conne d'y croire autant à chaque fois, de me ramasser, et d'y retourner la bouche en cœur, alors qu'en fait j'ai toujours rien compris". Pour cette fois-ci, que c'est douloureux de m'être fait complètement embobiner par un discours commercial de première zone qui aurait peut-être entourloupé quelques personnes mais pas toutes, parce que putain, on pouvait le voir arriver à 10 000. Que c'est douloureux de Que c’est douloureux, en fait, de revivre éternellement la même chose.
Que c’est douloureux de ne pas oser relire ses écrits parce qu’on se dit "putain mais je suis vraiment trop conne d’y croire autant à chaque fois, de me ramasser, et d’y retourner la bouche en cœur, alors qu’en fait j’ai toujours rien compris".
Pour cette fois-ci, que c’est douloureux de m’être fait complètement embobiner par un discours commercial de première zone qui aurait peut-être entourloupé quelques personnes mais pas toutes, parce que putain, on pouvait le voir arriver à 10 000.
Que c’est douloureux de m’être fait manipuler de la sorte, d’avoir dû ressortir les mêmes armes de protection qu’avec Mat, alors que je pensais avoir avancé.
Bordel.

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2018-07-20T19:22:51+02:00
http://lili.journalintime.com/On-y-est On y est On y est... dire que j'attendais ce jour depuis l'an dernier n'est pas de trop. Je ne sais pas pourquoi je suis autant à fond sur ce festival. Je crois que j'ai un truc à creuser du côté de la musique, qui vraiment, me fait vibrer et me transporte. On y est, à 16h30, je saute dans mon short, j'enfile des tennis, et je file à ce festoche, avec P*, que je passe prendre sur son bateau. J'ai mon paquet de clopes, mes ongles sont vernis, je n'attends que la petite bière, là, qui va faire du bien, et me trémousser sur la musique, et croiser du monde que je connais, et rire, et danser. On y est… dire que j’attendais ce jour depuis l’an dernier n’est pas de trop.
Je ne sais pas pourquoi je suis autant à fond sur ce festival. Je crois que j’ai un truc à creuser du côté de la musique, qui vraiment, me fait vibrer et me transporte.
On y est, à 16h30, je saute dans mon short, j’enfile des tennis, et je file à ce festoche, avec P*, que je passe prendre sur son bateau. J’ai mon paquet de clopes, mes ongles sont vernis, je n’attends que la petite bière, là, qui va faire du bien, et me trémousser sur la musique, et croiser du monde que je connais, et rire, et danser.
Bordel, mais merci la vie.

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2018-07-08T13:48:00+02:00
http://lili.journalintime.com/La-petite-graine La petite graine Je vais l'écrire, tu sais, même si ma petite voix qui piaille trouve ça ridicule d'écrire ça et me dit : mais enfin, tu vas te relire, et tu vas te trouver cruche ! Mais j'ai besoin d'écrire ce que je ressens au plus profond de moi. Je t'ai rencontré et je ne pensais pas pouvoir rencontrer quelqu'un qui me ressemble autant. Tellement de points communs en si peu de temps passé ensemble, je trouve ça assez dingue. J'ai passé une soirée improbable avec toi, et j'ai commencé à te voir différemment quand on a commencé à danser ensemble dans ce bar plein de vieux. Bref. Je n'ai Je vais l’écrire, tu sais, même si ma petite voix qui piaille trouve ça ridicule d’écrire ça et me dit : mais enfin, tu vas te relire, et tu vas te trouver cruche !
Mais j’ai besoin d’écrire ce que je ressens au plus profond de moi.

Je t’ai rencontré et je ne pensais pas pouvoir rencontrer quelqu’un qui me ressemble autant. Tellement de points communs en si peu de temps passé ensemble, je trouve ça assez dingue. J’ai passé une soirée improbable avec toi, et j’ai commencé à te voir différemment quand on a commencé à danser ensemble dans ce bar plein de vieux.
Bref.
Je n’ai pas de nouvelles de toi depuis hier, pique-nique ensemble annulé parce que tu étais malade, et je le crois, je le sais. Pourquoi me mentirais-tu ?
J’ai confiance, Gu*.
Confiance dans le fait que cette histoire est et sera belle. Confiance en l’avenir, confiance en cette petite graine qu’on a plantée le weekend dernier ensemble. Ce n’est juste pas possible qu’il ne se passe rien après tout ce qu’il s’est passé en quelques heures.
Je te laisse ta liberté, je sais que tu en as besoin, et je te remercie d’aussi bien la prendre sans te justifier. Ça m’aide à prendre mon envol moi aussi. On a le temps de construire cette histoire, de se construire ensemble. C’est un rythme auquel je ne suis pas habituée et qui me fait peur, mais je ressens tout au fond de moi que c’est exactement ce qu’il me faut.
J’ai envie de croire qu’avec toi c’est possible d’avoir à la fois les racines et les ailes. Et j’y crois, en fait, au fond, tout au fond, même si là, la petite voix se déchaîne et me traite de naïve.
A très bientôt, Gu*. Je te laisse ta liberté, je te laisse revenir quand tu auras choisi, quand ça sera le moment, et je serai là.
Et je te remercie d’être qui tu es, d’être comme tu es, et de m’accepter exactement comme je suis.

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2018-07-05T12:56:00+02:00