La bulle de Lili http://lili.journalintime.com/ "Les mots c'est comme des bulles d'air. C'est brillant, c'est doux quand ça passe et après, vous cherchez et y a rien." (Claudette Lawrence) fr 2017-09-22T15:54:32+02:00 http://lili.journalintime.com/L-envie L'envie Ce matin, j'ai passé un entretien d'embauche. Personne ne comprend trop ma démarche, en fait. Pourquoi tu fais ça ? tu as la chance de jouir d'une liberté immense en bossant à ton compte. Tu as déjà un revenu fixe en allant bosser deux jours par semaine. Hier tu as mis une photo de toi sur la plage, ça fait rêver, ta liberté. Pourquoi tu quitterais ça, pour un job au smic ? tu vas étouffer. Tu t'en rends pas compte, mais c'est pas pour toi. Ca m'a rappelé quand on était en Australie avec Mat et que j'ai pris la décision de rentrer en France un mois avant. Quoi ? mais pourquoi Ce matin, j’ai passé un entretien d’embauche.
Personne ne comprend trop ma démarche, en fait.
Pourquoi tu fais ça ? tu as la chance de jouir d’une liberté immense en bossant à ton compte. Tu as déjà un revenu fixe en allant bosser deux jours par semaine. Hier tu as mis une photo de toi sur la plage, ça fait rêver, ta liberté. Pourquoi tu quitterais ça, pour un job au smic ? tu vas étouffer. Tu t’en rends pas compte, mais c’est pas pour toi.
Ca m’a rappelé quand on était en Australie avec Mat et que j’ai pris la décision de rentrer en France un mois avant.
Quoi ? mais pourquoi tu fais ça ? tu peux pas faire ça, j’aimerais trop être à ta place ! Tu te rends pas compte, tu nous fais rêver, tu peux pas faire ça.

Alors oui j’adore faire rêver les gens, c’est sûr. Je kiffe moi aussi cette liberté, qui me fait aller à la plage un jeudi aprem ou me taper la sieste tous les jours.
Mais là, en ce moment, j’avoue, je m’ennuie. Dans mon job salarié, je me sens inutile. Dans mon job à mon compte, les boulots arrivent au compte-gouttes, et puis quand je les ai, je dois bosser même le weekend et je stresse.
Ce matin, pendant l’entretien, je me voyais bien dans cette boîte, là, au milieu de tout le monde, à coordonner tout, répondre au téléphone, avoir mes petits dossiers.
Je me voyais bien avec des horaires fixes, des collègues, partir à 17h tous les soirs pour aller récupérer mes enfants.
Alors oui, c’est payé au smic. Oui, c’est moins passionnant que ce que je fais et ça fait moins rêver. Oui, je ne serai plus en contact avec les bouquins.
Mais...
J’en ai envie.

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2017-09-22T15:54:32+02:00
http://lili.journalintime.com/Bon-vent Bon vent Je l'écris pour le sortir, parce que ça me pollue la tête, le corps, ça me rend languissante et un poil dépressive, cette histoire, finalement. Après un mois d'attente, j'ai finalement revu ce jeune homme qui m'avait offert une superbe soirée dans les vignes. Pour résumer le mois, j'avais très envie de le revoir au début, et puis un peu moins, et puis j'avais pas trop trop de nouvelles mais vendanges oblige (et force est de constater que j'ai été moins pénible que d'habitude niveau harcèlement par texto) (comme quoi je progresse), et puis j'ai un peu paniqué (et j'ai repassé Je l’écris pour le sortir, parce que ça me pollue la tête, le corps, ça me rend languissante et un poil dépressive, cette histoire, finalement.
Après un mois d’attente, j’ai finalement revu ce jeune homme qui m’avait offert une superbe soirée dans les vignes.
Pour résumer le mois, j’avais très envie de le revoir au début, et puis un peu moins, et puis j’avais pas trop trop de nouvelles mais vendanges oblige (et force est de constater que j’ai été moins pénible que d’habitude niveau harcèlement par texto) (comme quoi je progresse), et puis j’ai un peu paniqué (et j’ai repassé une soirée et une nuit chez F*, mais ptêtre que j’en reparlerai, ou pas, parce que bon, j’ai un peu l’impression de passer ma vie à parler des mecs finalement ?), et puis après, je me suis rendu compte qu’il était très procédurier (QUI écrit des textos avec des points finaux à chaque phrase ?), et qu’il était comme B*, et je me suis dit que j’étais pas sortie de mon schéma,...
Bref. Avant de se revoir, je me posais quand même pas mal de questions.
Et puis la soirée s’est bien passée, mais je crois qu’heureusement qu’on avait de la bière et du vin.
Il y a eu un rapprochement assez sympa mais pas fifou non plus.
Et puis après il est resté dormir, sans aucune tendresse, on a dormi chacun d’un côté du lit, et j’ai commencé à réfléchir.
A toutes les petites réflexions auxquelles j’ai eu droit pendant la soirée.
Le genre de petites réflexions qui m’ennuient, m’exaspèrent, me rappellent mon père.
Et je me suis dit que j’avais pas envie de ça.
Alors hier matin, il est parti, après un bisou ultra protocolaire, et j’ai plus eu de nouvelles.
J’ai envoyé un texto hier soir pour lui dire qu’il n’y avait pas assez d’alchimie entre nous pour continuer.
Il a répondu "pareil pour toi. Bon vent !"
Sérieux, quoi, "bon vent" ?
Entre ça et le "J’en ai rien à foutre" de J* cet été, je crois que j’ai eu droit à deux perles.
Bref, il fallait que je le revoie parce qu’il m’avait vendu du rêve.
Je m’en veux d’y avoir cru.
Je m’en veux de toujours choisir le même style de gars.
Qu’est-ce qui cloche, putain ? Je veux pas d’un gars comme ça.
Ce que je veux, c’est quelqu’un qui m’admire et que j’admire. Qui soit drôle et fin et me trouve drôle et fine. Que je trouve beau, qui me trouve belle. Qui me donne envie d’aimer.
Ca a l’air ultra compliqué, cette histoire.

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2017-09-20T16:30:57+02:00
http://lili.journalintime.com/Eulidemoli Eulidemoli J'ai toujours eu, depuis leur naissance, l'habitude de chanter une chanson à mes enfants le soir avant de s'endormir. Une à chacun, ça fait partie du petit rituel. J'ai commencé par le refrain de l'Hymne de nos campagnes de Tryo, avec les deux premiers couplets. Puis j'ai enchaîné sur La vie en rose d'Edith Piaf. Comme ils grandissent, ils peuvent choisir. Des fois, c'est Au feu les pompiers. On a eu droit pendant longtemps à Au clair de la lune. Il y a quelques mois, ils m'ont demandé une nouvelle chanson, qu'ils ne connaissaient pas. L* la voulait en anglais. J'ai commencé à J’ai toujours eu, depuis leur naissance, l’habitude de chanter une chanson à mes enfants le soir avant de s’endormir. Une à chacun, ça fait partie du petit rituel. J’ai commencé par le refrain de l’Hymne de nos campagnes de Tryo, avec les deux premiers couplets. Puis j’ai enchaîné sur La vie en rose d’Edith Piaf. Comme ils grandissent, ils peuvent choisir. Des fois, c’est Au feu les pompiers. On a eu droit pendant longtemps à Au clair de la lune.
Il y a quelques mois, ils m’ont demandé une nouvelle chanson, qu’ils ne connaissaient pas. L* la voulait en anglais. J’ai commencé à chanter, et depuis c’est un must-do.
Ils demandent "Eulidemoli". Parce qu’en fait la chanson commence comme ça.
Il s’agit de What I Got de Sublime. Une chanson que j’adore et que je n’aurais jamais imaginé chanter en chanson de bonne nuit à mes enfants.

Early in the morning, risin' to the street
Light me up that cigarette and I strap shoes on my feet
Got to find a reason, a reason things went wrong
Got to find a reason why my money’s all gone
I got a dalmatian, and I can still get high
I can play the guitar like a motherfucking riot

(solo de guitare, que L* interprète souvent à la perfection, et moi, je souris)

Lovin', is what I got, I said remember that
Lovin', is what I got, I said remember that
Lovin', is what I got, I said remember that
Lovin', is what I got, I said remember that

Voilà ce que je leur chante le soir.
Cette chanson est tellement belle, l’amour, c’est ce que j’ai, je m’en fous du reste. Je la chante en leur caressant la joue, les cheveux, le petit ventre, en posant ma main sur leur coeur et en le sentant battre sous mes doigts. En me souvenant de l’émotion ressentie la première fois où j’ai entendu leur petit coeur battre lors de l’échographie. En me rappelant l’émotion qui m’a saisie la première fois que je les ai vus. En me disant qu’effectivement, on s’en fout, du reste. Ils sont là, bien en chair, vivants, magnifiques.
J’adore leur chanter cette chanson, j’adore leur inculquer ça comme valeurs.
J’adore qu’ils connaissent les paroles et les reprennent avec moi.
Qu’ils me demandent de passer le CD de Sublime le matin au petit dej et qu’ils soient surexcités de reconnaître la chanson que je leur chante.
Je souris de les entendre dire "fucking" sans avoir la moindre idée de ce qu’ils disent.
Je les aime.

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2017-09-14T16:44:55+02:00
http://lili.journalintime.com/Tu-pars-ou Tu pars où ? Et donc j'étais là, à me traîner, depuis quelques jours, fatiguée, de retour de vacances, et tout le monde qui me dit "et alors, tu pars où, après ?" La vérité, c'est que je n'avais pas de voyage de prévu. Je n'en ressentais pas forcément le besoin, écoute. A part un weekend à Paris dans deux mois, rien de prévu. Parce que plein de choses prévues ici, parce que... je sais pas, quoi. Ce stress de pas avoir d'argent, tout ça. Et puis je suis allée chez ma kiné, qui m'a manipulé, et je me suis rendu compte que là, je n'avais envie de rien, et que je m'ennuyais, en fait. "T'as Et donc j’étais là, à me traîner, depuis quelques jours, fatiguée, de retour de vacances, et tout le monde qui me dit "et alors, tu pars où, après ?"
La vérité, c’est que je n’avais pas de voyage de prévu. Je n’en ressentais pas forcément le besoin, écoute. A part un weekend à Paris dans deux mois, rien de prévu. Parce que plein de choses prévues ici, parce que… je sais pas, quoi. Ce stress de pas avoir d’argent, tout ça.
Et puis je suis allée chez ma kiné, qui m’a manipulé, et je me suis rendu compte que là, je n’avais envie de rien, et que je m’ennuyais, en fait. "T’as des projets ?"... bah non.
Ma maison, c’est bon.
La garde alternée, c’est bon.
Pas de weekend en prévision.
Pas envie de me remettre au sport alors que je devrais.
Pas envie de chercher plus de boulot alors que je me traîne.
Et le déclic.

Une demi-heure après j’avais réservé un séjour pour partir en Asie au mois de mars. Pas que les billets, non, la totale, le séjour tout compris, quoi.
Et le sourire est revenu, et la motivation aussi.
Bien sûr je me dis que je suis folle, complètement dingue même, de réserver sur un coup de tête.
En même temps… c’est tout moi, de faire ça, et c’est dans des moments comme ça que je me sens vivante.

Alors voilà. Tu pars bientôt ? Mais oui. Dans six mois. Et je suis trop heureuse.

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2017-09-08T17:20:41+02:00
http://lili.journalintime.com/Si-tu-savais Si tu savais Un ami m'envoie un texto pour prendre des nouvelles. "Toujours en train de boire du rosé dans des endroits paradisiaques ?", en rapport avec les photos que j'ai mis la semaine dernière sur FB, sur le voilier, tout ça. J'ai répondu "ahah si tu savais !" Si tu savais... Hier soir, j'étais dans les vignes, assise sur un rideau de douche posé par terre. Le rideau de douche n'est pas l'idéal, tu sais, je sentais quand même les piques des herbes à travers, sur mes jambes. Mais c'est mieux que rien. J'y ai rejoint un jeune homme avec qui j'avais parlé la veille sur un site, qui m'avait Un ami m’envoie un texto pour prendre des nouvelles. "Toujours en train de boire du rosé dans des endroits paradisiaques ?", en rapport avec les photos que j’ai mis la semaine dernière sur FB, sur le voilier, tout ça.
J’ai répondu "ahah si tu savais !"
Si tu savais...
Hier soir, j’étais dans les vignes, assise sur un rideau de douche posé par terre. Le rideau de douche n’est pas l’idéal, tu sais, je sentais quand même les piques des herbes à travers, sur mes jambes. Mais c’est mieux que rien.
J’y ai rejoint un jeune homme avec qui j’avais parlé la veille sur un site, qui m’avait proposé une "dégustation" de vins nature. Il est viticulteur, j’ai sauté sur l’occasion. Humour sarcastique, intelligence, vin nature, le trio gagnant.
Il avait donc amené plusieurs de ses bouteilles et quelques petits trucs à grignoter.
Si tu savais, on avait un panorama de fou, les montagnes en face, ce chateau cathare, là-bas, au fond, qu’on a vu s’embraser au soleil couchant ? Les herbes, les vignes, le soleil, c’était franchement un moment magique. J’ai enlevé mes sandales et apprécié le vin blanc puis le vin orange, en parlant de tout et de rien avec lui. J’avais l’impression de le connaître depuis toujours (je dis ça à chaque fois en fait, non ?).
Et puis le soleil s’est couché, la nuit s’est levée, les étoiles sont apparues. On était toujours là, au milieu de la nature, à tout regarder autour de nous, à discuter, à se rapprocher, et finalement, à s’embrasser.
J’ai passé une très belle soirée.
Hier soir j’étais sur mon nuage.
Aujourd’hui, évidemment, je me dis qu’il va se rendre compte que je suis nulle. Et je me dis que je dois vraiment travailler là-dessus, en fait, parce que j’en ai marre de toujours tout gâcher.

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2017-08-22T14:37:34+02:00
http://lili.journalintime.com/3iuv-Dis Dis Et donc hier j'ai officiellement passé une journée très bizarre. Après avoir bossé un peu, je suis allée rejoindre les copines à la plage. Beaucoup de vent, du sel sur les lunettes de soleil, des magazines piqués juste avant chez mon esthéticienne, un beignet au chocolat partagé avec Charlène. C'était simple. J'ai pleuré un peu en lui parlant de mon envie d'être en couple, ma peur de ne pas retrouver quelqu'un, de ne plus jamais ressentir ce que j'ai ressenti pendant mon histoire avec Mat. Elle a écouté. C'était bien. Après, on a rejoint Em et Clara pour l'apéro, et puis Et donc hier j’ai officiellement passé une journée très bizarre.
Après avoir bossé un peu, je suis allée rejoindre les copines à la plage. Beaucoup de vent, du sel sur les lunettes de soleil, des magazines piqués juste avant chez mon esthéticienne, un beignet au chocolat partagé avec Charlène. C’était simple. J’ai pleuré un peu en lui parlant de mon envie d’être en couple, ma peur de ne pas retrouver quelqu’un, de ne plus jamais ressentir ce que j’ai ressenti pendant mon histoire avec Mat. Elle a écouté. C’était bien.
Après, on a rejoint Em et Clara pour l’apéro, et puis après, je suis rentrée.
En arrivant au village, je me rappelle que je dois poser la draisienne d’A* à Mat. Il est 21h, je l’appelle. "Oui je suis chez moi, passe". Trois minutes plus tard, je sais pas trop comment, mais je sais que j’en avais envie, je suis attablée dehors au milieu de toute sa famille avec un verre de rosé et une clope.
C’était bizarre parce que c’était spontané, c’était bizarre parce qu’avant, c’était chez moi, et que putain cette maison est de plus en plus belle. Il a arrangé le jardin, a fait une cabane dans l’arbre pour les petits, une pergola, a carrelé la terrasse, les petits se baignaient dans la petite piscine en hurlant de joie. Il y avait toute sa famille, c’était comme avant, j’étais là, au milieu d’eux, et on parlait, et on était tous contents de se voir et de se parler. Un peu comme si le puzzle s’assemblait. Une pièce manquante.
En partant, on me dit que je suis vraiment radieuse et resplendissante (et moi dans ma tête : vous rigolez ? j’ai passé ma journée à chialer !), et son père me dit qu’il est content de m’avoir vue. Moi aussi, ça m’a fait plaisir.
Ce matin, en me levant, je me vois dans le miroir, et, surprise, je me dis : je suis belle, dis.

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2017-08-08T10:42:27+02:00
http://lili.journalintime.com/La-loupe La loupe Je pourrais te parler de cette superbe semaine de vacances avec les enfants, mes frères, mes belles-sœurs, mes neveux, dans ce petit coin de paradis tout vert au bord d'une rivière, où nous n'avions pour seule occupation que de ne rien faire et de marcher pieds nus. Mais non. Écoute, je crois que le but de ce journal, aussi, c'est de se plaindre. Alors allons-y gaiement. J'ai laissé les enfants hier matin, heureuse de les avoir eus pendant trois semaines, et disons-le, hein, heureuse de les laisser pour deux semaines. En rentrant, j'étais crevée, mal de crâne, je n'ai absolument pas Je pourrais te parler de cette superbe semaine de vacances avec les enfants, mes frères, mes belles-sœurs, mes neveux, dans ce petit coin de paradis tout vert au bord d’une rivière, où nous n’avions pour seule occupation que de ne rien faire et de marcher pieds nus. Mais non. Écoute, je crois que le but de ce journal, aussi, c’est de se plaindre. Alors allons-y gaiement.
J’ai laissé les enfants hier matin, heureuse de les avoir eus pendant trois semaines, et disons-le, hein, heureuse de les laisser pour deux semaines.
En rentrant, j’étais crevée, mal de crâne, je n’ai absolument pas travaillé comme c’était prévu.
Ce matin, je commence la journée avec ma petite méditation qui me fait tant de bien, en mode "je vais bien tout va bien". Je file chez ma kiné pour ma migraine, elle me manipule le crâne. J’ai encore plus mal. Bon.
Je vais chez le pisciniste où j’attends une bonne demi-heure qu’un homme dévalise le magasin pour m’entendre dire que le trou dans le liner de ma piscine est beaucoup trop gros et que je dois le changer entièrement. Et allez. 500 balles ? Super.
Ma seule envie, c’est de déménager. Trop d’entretien, cette piscine.
Je vais à la poste chercher un recommandé, encore la queue. Mais pourquoi tout le monde a la même idée que moi au même moment ? ? En signant le papier, je jette un coup d’œil à l’enveloppe : tribunal. Les larmes me montent aux yeux. Je sais ce que c’est.
Je déchire l’enveloppe une fois dehors, je sors le tas de papiers, c’est tout simplement le jugement qui approuve la garde alternée complète entre Mat et moi. Et là, je ne m’y attends pas, mais je commence à pleurer, comme une madeleine. Et je n’arrive plus à m’arrêter.
J’ai toujours les larmes aux yeux à y repenser, le courrier est là, posé sur le bureau, mais je n’arrive pas à le ranger.
Est-ce que je suis encore si attachée que ça à lui ? Qu’est-ce qui se passe ?
Je crois qu’il y a des choses que je n’ai toujours pas digérées. Je crois que ce divorce restera le plus gros échec de ma vie. Même si aujourd’hui on s’entend bien, que les enfants sont épanouis et que j’apprécie mon mode de vie de solo, je crois qu’il y a encore une plaie béante, qui se remet à saigner quand on touche d’un peu trop près.
Après, je me suis calmée, et dans la voiture, sur rire et chansons : "Moralès". Je souris, avant d’éclater de nouveau en sanglots.
On a découvert cette chanson ensemble à Sydney, dans le salon d’un de nos amis dont le nom de famille ressemble beaucoup à Moralès.
Bref...
Donc là je trouve que je vis vraiment une journée bizarre (bizarre de chez bizarre, comme dirait mon fils), je dois aller méditer sous la pleine lune à 19h mais je ne sais pas si j’aurais le courage, même si je SAIS que ça peut être seulement bénéfique.
Là, concrètement, j’ai juste envie de tout envoyer balader et de trouver des bras réconfortants dans lesquels me glisser. Même si je sais que je suis dans une posture assez désespérée et que les deux personnes que j’ai sollicitées à ce sujet vont sûrement me répondre "non".
Et d’un coup, je me suis dit : et si je faisais exprès de solliciter ces gens quand je suis au plus bas, histoire de bien m’enfoncer la tête sous l’eau, et de continuer à me dire que je suis vraiment pourrie et que je loupe tout ?

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2017-08-07T14:04:13+02:00
http://lili.journalintime.com/La-creche La crèche A midi et demi je vais chercher A* à la crèche. Ils vont me rendre toutes ses affaires, son petit oreiller, sa tasse Peppa Pig, sa crème solaire, sa casquette rose. Voilà, c'est fini, la crèche. Mon bébé rentre à l'école en septembre. Elle exulte, t'imagines même pas. Mais moi, ça me fait bizarre. Ca fait cinq ans maintenant qu'on fréquente cette crèche, et on en a vécu, des choses. La première fois où j'y suis allée, la bouche en cœur, enceinte de deux mois et demi pour me renseigner, reçue froidement par la directrice pet-de-sec qui m'avait dit qu'il n'y aurait pas de A midi et demi je vais chercher A* à la crèche.
Ils vont me rendre toutes ses affaires, son petit oreiller, sa tasse Peppa Pig, sa crème solaire, sa casquette rose.
Voilà, c’est fini, la crèche. Mon bébé rentre à l’école en septembre. Elle exulte, t’imagines même pas.

Mais moi, ça me fait bizarre. Ca fait cinq ans maintenant qu’on fréquente cette crèche, et on en a vécu, des choses.
La première fois où j’y suis allée, la bouche en cœur, enceinte de deux mois et demi pour me renseigner, reçue froidement par la directrice pet-de-sec qui m’avait dit qu’il n’y aurait pas de place. Puis qui m’a rappelée en juin (j’étais dans le train pour aller chez mon père, enceinte de 5 mois) pour me dire qu’en fait, c’était bon.
La réunion où on est allés, où j’avais un ventre énorme, deux semaines avant d’accoucher (peut-être même une), où on croise des amis de Mat qui viennent d’y mettre leur petit garçon. Nos enfants sont maintenant amis, et on reste en contact grâce à eux.
L’adaptation de L*, la directrice que je ne supporte pas, qui émet des conseils à tout bout de champ.
Et puis...
Et puis la grossesse d’A*, surprise, la place acquise d’entrée, la directrice et moi commençons à bien nous entendre.
Et puis la naissance d’A*, le tsunami à la naissance, je me souviendrais toujours de ce rendez-vous que j’ai obtenu avec la directrice en lui disant "j’ai une mauvaise nouvelle", elle : "vous divorcez ?", moi : "j’adorerais venir pour vous annoncer ça comme mauvaise nouvelle", et me mettre à pleurer en lui annonçant mon cancer du sein. Et sa réaction, formidable, humaine, de me dire : on vous prend A* le plus tôt possible, pour que vous puissiez vous reposer au maximum. Vous nous dites quand vous faites les chimios et on garde les deux enfants plus longtemps si besoin. On est là.
Leur accompagnement discret, jamais un mot sur la maladie à part de temps en temps quelqu’un qui me demande comment je vais, me dit que j’ai bonne mine,...
Ces femmes ont vécu à mes côtés les cinq années les plus éprouvantes de ma vie.
La naissance de deux enfants, le cancer, celui de ma mère, l’ablation de mes seins, mes cheveux qui tombent et repoussent, la folie de Mat, notre déchirement, notre divorce, ma reconstruction.
Elles ont été un repère incroyable, une sorte de phare dans la tempête, discret, et pourtant je savais qu’elles seraient toujours là si besoin.

Bref. Les larmes coulent juste d’écrire ça ; je pense qu’elles couleront encore ce midi au moment de quitter cette petite bulle.

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2017-07-28T10:03:04+02:00
http://lili.journalintime.com/En-forme-de-coeur En forme de coeur Hier soir, donc, ma copine Anna est passée me prendre, et on est allées dans le centre. On se gare, on arrive devant la cathédrale, l'entrée est juste à côté. On se glisse côté "invitations", je croise F*, à qui je fais la bise, on discute dix secondes (je le trouve évidemment très beau et dans son élément). On récupère nos invitations, on rentre dans l'enceinte de cet ancien couvent magnifique. Première partie, cette chanteuse emblématique des années 80, qu'on trouve un peu barrée au début, j'avoue qu'elle m'a transportée quand elle a mis son châle sur ses yeux pour Hier soir, donc, ma copine Anna est passée me prendre, et on est allées dans le centre.
On se gare, on arrive devant la cathédrale, l’entrée est juste à côté. On se glisse côté "invitations", je croise F*, à qui je fais la bise, on discute dix secondes (je le trouve évidemment très beau et dans son élément). On récupère nos invitations, on rentre dans l’enceinte de cet ancien couvent magnifique.
Première partie, cette chanteuse emblématique des années 80, qu’on trouve un peu barrée au début, j’avoue qu’elle m’a transportée quand elle a mis son châle sur ses yeux pour chanter une chanson très forte et poignante sur le deuil, l’absence de l’autre, dédiée à son compagnon décédé il y a quelques années. Elle enchaîne en fin de concert sur ses tubes, Marcia et Dis-moi oui… le public est conquis.
Entre les deux concerts, on sort acheter quelque chose à manger et à boire, une queue de fou puisqu’évidemment tout le monde a eu la même idée. Je fais la queue pour récupérer des tickets, Anna va fureter autour du bar pour se renseigner sur le système. Je suis dans la queue, j’entends les gens dire que ce système, c’est le bordel, que les gens qui vont autour du bar, ça ne sert à rien puisqu’il faut un ticket. Et là je vois Anna revenir avec un immense sourire et deux petits sandwiches au thon, qu’on lui a donnés. Merci l’univers, quoi.
Je croise une copine de Mat, on discute, on retourne dans la cour du couvent. Et Asaf arrive.
J’ai eu du mal à rentrer dans son concert, et puis quelques chansons plus tard, j’y suis. Ce mec a une voix puissante.
Les gens autour de nous, tous invités, ne sont pas hyper réceptifs, mais ils partent avant la fin du concert (après avoir râlé… sur quoi ?), ce qui nous libère de la place et une belle vue sur le chanteur. Cette voix… cette énergie… j’ai adoré.
J’adore aller aux concerts, en fait, me mettre dans une bulle, écouter ce qu’ils chantent, ressentir dans mon coeur les vibrations des instruments et des voix.
Pendant le concert, un petit nuage, là-haut, juste au-dessus du clocher, qui se tente de rose et prend une forme de coeur.
Merci.

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2017-07-26T10:06:26+02:00
http://lili.journalintime.com/La-bas Là-bas Je suis là, au boulot, en train de faire des factures pour les clients, et je tombe sur un client qui vient de mes montagnes. Je tape le numéro du département. Juste de le voir, en fait, c'est marrant, j'ai plein de souvenirs qui remontent. Juste en voyant ces deux petits chiffres. Je revois ma plaque d'immatriculation, de ma première voiture, ma 205 sans direction assistée qui m'avait fait mal aux bras dans les premiers temps de la conduite, juste après avoir eu le permis. Ma 205 rouge, qu'on avait amenée dix ans auparavant de Bretagne, et qui a appartenu depuis à mon frère. Bah tu Je suis là, au boulot, en train de faire des factures pour les clients, et je tombe sur un client qui vient de mes montagnes. Je tape le numéro du département. Juste de le voir, en fait, c’est marrant, j’ai plein de souvenirs qui remontent. Juste en voyant ces deux petits chiffres.
Je revois ma plaque d’immatriculation, de ma première voiture, ma 205 sans direction assistée qui m’avait fait mal aux bras dans les premiers temps de la conduite, juste après avoir eu le permis. Ma 205 rouge, qu’on avait amenée dix ans auparavant de Bretagne, et qui a appartenu depuis à mon frère. Bah tu sais, elle me manque, elle était chouette, cette voiture. Je revois les autocollants que j’avais collés sur ses fesses, "la nuit des refuges", en souvenir du refuge où je servais l’été, "in tartiflette we trust", en souvenir de mes montagnes d’adoption, un peu plus haut.
Je sens cet air pur, là, dans mes narines, cet air qui me saisit à chaque fois que j’y vais, un peu comme l’eau d’une source ultra cristalline, mais version air, tu vois ?
Je vois les champs en plein été, dans les montagnes, ceux où on campait avec les copains l’été, les nuits étoilées puissance mille à se geler avant d’aller se calfeutrer dans nos duvets (et toujours l’air pur).
Je revois le lac où on allait se poser l’été, après les campings, pendant nos après-midis de désoeuvrement si propres à l’adolescence (et post adolescence, soyons honnêtes).
Je revois cette rue en pente, que je montais chaque jour pour aller au lycée, la Chaussée.
Je revois ces sourires, cette simplicité, cette vie en pleine nature, finalement, qui était une vraie chance. Mais je pense que je le savais déjà.
Je revois ma bulle. Juste en voyant un zéro et un cinq.

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2017-07-25T14:43:17+02:00
http://lili.journalintime.com/Comment-conclure Comment conclure Bon, et sinon, parce qu'il faut bien que je pose ça quelque part... je rechigne à l'écrire, en même temps je veux m'en souvenir. Mercredi soir, F* m'a finalement répondu, et j'étais crevée, et j'avais plus envie d'aller chez lui, mais finalement, après quelques textos, on a convenu que je viendrai à 22h chez lui. A 18h, je bois l'apéro avec Arsène. Un apéro doux, sympa, même si au bout d'une bière, vu mon état de fatigue, je suis à l'ouest complet. J'arrive chez Rémi pour le dîner, je suis survoltée, Clara, Charlène et Em sont là aussi. Je n'aime pas être comme ça, Bon, et sinon, parce qu’il faut bien que je pose ça quelque part… je rechigne à l’écrire, en même temps je veux m’en souvenir.
Mercredi soir, F* m’a finalement répondu, et j’étais crevée, et j’avais plus envie d’aller chez lui, mais finalement, après quelques textos, on a convenu que je viendrai à 22h chez lui.
A 18h, je bois l’apéro avec Arsène. Un apéro doux, sympa, même si au bout d’une bière, vu mon état de fatigue, je suis à l’ouest complet. J’arrive chez Rémi pour le dîner, je suis survoltée, Clara, Charlène et Em sont là aussi. Je n’aime pas être comme ça, survoltée, bouillonnante, je tiens clairement sur les nerfs.
Je les abandonne à 22h, je vais chez F*, qui est crevé, qui sort de festival, qui replonge dans un autre festival juste après. Des fois je me demande pourquoi il me fait (laisse ?) venir. On fait des choses, mais la passion n’y est pas, clairement. Après l’amour, allongés sur le canapé, je demande si je reste ou si je pars. "Ça me dérange pas que tu restes". Bon. Cinq minutes après, je commence à me rhabiller, lui "ah bon tu restes pas ? non mais attends, si tu veux on va se coucher tout de suite, on va se doucher ?". Bon. Je reste. Nuit passée à pas trop bien dormir, finalement, mais aussi à être contente de le sentir à côté de moi. A aimer sa main qui vient chercher mon bras pendant la nuit pour le mettre sur son ventre.
Le lendemain matin, on se réveille doucement, je tente une approche, il me dit qu’il n’a pas envie de faire l’amour et que ça le met mal à l’aise quand je réclame comme ça. Bon. Je file prendre une douche, et je m’en vais.
J’ai des places pour un concert demain soir. Après, je ne veux plus le voir.
Je crois que j’en attends trop de lui. En l’écrivant, je me rends compte que oui, je le kiffe. Mais genre, vraiment.

Et donc comment enchaîner sur la suite ? Je n’avais pas prévu d’écrire ça. Mais me souvenir de cette émotion à côté de lui pendant la nuit… bah je l’ai écrit, quoi, et puis bon, c’est un journal intime.
Bref, je pose ça là, aussi, hein.
Hier, je devais poser les enfants chez leur grand-mère pour bosser. Finalement, j’envoie un texto à Arsène : dispo pour un café en bord de mer ? lui : oui.
Je le rejoins vers midi, je suis crevée. Je prends un coca, on discute, on lit le journal. Tranquille.
On décide d’aller manger, il m’invite au resto. Un resto paillote, les pieds dans le sable, à discuter de tout et de rien, à rigoler. Je passe toujours des bons moments avec lui.
Après le resto, je n’ai pas envie de rentrer chez moi. J’ai envie d’aller siester dans son hamac avant de récupérer les enfants et de les emmener voir un spectacle. Alors je m’incruste chez lui.
Au début, je suis seule dans le hamac, je somnole un peu, et puis je lui propose de venir avec moi. Il me dit "je pense que c’est une mauvaise idée", mais il vient. Il me prend dans ses bras pour me faire un oreiller, j’ai sa main sur ma hanche. On est bien, calés l’un contre l’autre. Et puis on est de plus en plus proches. Il s’excuse, me dit qu’il est "câlin collant", je lui dis que j’aime bien, que ça me fait du bien. Il dit que lui aussi.
Je ne voulais pas prendre les devants mais j’en avais envie, hein, disons la vérité.
J’ai saisi son menton et je l’ai embrassé. Il m’a embrassée puis a dit qu’il ne fallait pas, qu’on allait encore se faire souffrir, lui, avec son indécision,... j’étais scotchée. On a tellement pas la même vision de l’histoire en fait… je lui ai dit qu’il voyait trop loin. On s’est embrassés de nouveau. C’était un moment doux, puissant, fort, qu’on a continué un peu plus loin dans son lit, et c’était beau, et c’était bon, et j’ai aimé sentir ses mains sur moi, son souffle, ses baisers,...
Tu comprends pourquoi c’est dur pour moi d’écrire ça ?
En une semaine, j’ai couché avec deux mecs, les deux mêmes depuis six mois, ceux que j’interchange tout le temps.

Bref. Après, je suis vite partie, parce que j’avais spectacle, j’ai fait le grand écart d’un monde à l’autre en dix minutes top chrono, à passer de la chaleur d’un lit à la chaleur d’une salle mal climatisée remplie d’enfants. Et le soir, à 20h30, nausées, au lit. Rideau.

Bref. Bref bref bref. Là c’est le moment où je ne sais absolument pas comment conclure cet écrit.

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2017-07-24T09:38:02+02:00
http://lili.journalintime.com/J-habite-au-pied-de-l-arc-en-ciel J'habite au pied de l'arc-en-ciel J'ai vraiment l'impression d'être dans une période compliquée... oserai-je dire charnière ? Oui, je fais tout et n'importe quoi en ce moment. Et surtout je traîne cette fatigue comme un petit boulet qui me complique un peu la vie. Samedi matin, j'ai décidé de méditer pour entraver un peu la fatigue. Crois-le ou pas, j'ai passé une journée magique. Les enfants ont été ultra cool, on l'a pris très tranquille aussi. On va chercher des fringues chez une copine (qui est plus une connaissance qu'une copine, en fait), qui me propose finalement de rester déjeuner chez elle le midi, vu J’ai vraiment l’impression d’être dans une période compliquée… oserai-je dire charnière ? Oui, je fais tout et n’importe quoi en ce moment. Et surtout je traîne cette fatigue comme un petit boulet qui me complique un peu la vie.
Samedi matin, j’ai décidé de méditer pour entraver un peu la fatigue. Crois-le ou pas, j’ai passé une journée magique. Les enfants ont été ultra cool, on l’a pris très tranquille aussi. On va chercher des fringues chez une copine (qui est plus une connaissance qu’une copine, en fait), qui me propose finalement de rester déjeuner chez elle le midi, vu que les enfants s’amusent bien et que nous on est posées à discuter. Puis, au dessert, elle a des nectarines jaunes. J’en rêvais. Ca peut paraître con, mais ça m’a fait l’effet de "tu vois, tout va bien". L’après-midi, les enfants font une bonne sieste et moi aussi, se baignent dans la piscine, puis on file pique-niquer à la plage. Inattendu, Clara nous rejoint avec une bouteille de sangria blanche et des chips, et on passe un doux moment sur la plage. On va ensuite à une soirée jeux de société avec les enfants, juste derrière la plage, où il y a plein de jeux chouettes et pas grand monde. A un moment, je suis crevée, je sens qu’il faut partir. Les enfants râlent, je les comprends, mais je suis fatiguée, et je lève la tête, et là un magnifique soleil couchant, rouge, pile devant moi. Merci.
Je passe sur ma journée d’hier, qui a été entre deux, "mitx mitx" comme on dit ici (mais je suis absolument pas sûre de l’orthographe), sur le coucher hyper tôt d’hier soir parce que j’étais brassée.
Ce matin, je médite de nouveau, même si L* débarque dans mon lit avant la fin de la méditation ("2 minutes, tu t’allonges, tu te tais, j’arrive").
Le speed du matin, le petit déj, A* ne veut pas aller à la crèche, la douche, tout ça, je les emmène.
Et puis.
Sur la route du retour.
Un arc-en-ciel sorti de nulle part, pile en face de moi.
J’habite au pied de l’arc-en-ciel.
Merci.

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2017-07-24T09:21:38+02:00
http://lili.journalintime.com/Des-fois Des fois Retomber sur des mails que ma mère m'a écrits. écrit ? Je sais pas. Me dire qu'elle me manque, en fait. Je donnerais tout pour pouvoir l'appeler, là, et qu'elle me dise "je te fais des pâtes carbo ce soir, si tu veux". Je donnerais tout pour revoir son sourire, en fait, et juste la voir là, assise, devant son bol de thé, à nous attendre. Je donnerais tout pour voir mes enfants fondre dans ses bras et son sourire s'élargir de bonheur de les voir. Je donnerais tout pour qu'elle les voie grandir. Life is a bitch, des fois, quand même. Retomber sur des mails que ma mère m’a écrits.
écrit ?
Je sais pas.
Me dire qu’elle me manque, en fait.
Je donnerais tout pour pouvoir l’appeler, là, et qu’elle me dise "je te fais des pâtes carbo ce soir, si tu veux".
Je donnerais tout pour revoir son sourire, en fait, et juste la voir là, assise, devant son bol de thé, à nous attendre.
Je donnerais tout pour voir mes enfants fondre dans ses bras et son sourire s’élargir de bonheur de les voir.
Je donnerais tout pour qu’elle les voie grandir.

Life is a bitch, des fois, quand même.

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2017-07-19T15:39:04+02:00
http://lili.journalintime.com/Crevee Crevée Je suis fatiguée. Voilà. Je traîne ma fatigue depuis plusieurs jours, j'ai un rhume qui s'y est ajouté. Je te dis, j'ai juste envie de bras qui m'entourent et qui me disent que ça va aller. Je me le fais un maximum, hein, mais vraiment, univers, envoie-moi une paire de bras bienveillants pour ce soir, j'en ai vraiment envie. (j'ai lu dans un article de je sais plus où qu'il faut pas dire "j'en ai besoin", mais "j'en ai envie", tu passes du statut de demandeur - désespéré - à salut-je-contrôle-ma-life) J'ai l'impression d'avoir dormi trois heures cette nuit alors que non, j'en ai Je suis fatiguée.
Voilà.
Je traîne ma fatigue depuis plusieurs jours, j’ai un rhume qui s’y est ajouté.
Je te dis, j’ai juste envie de bras qui m’entourent et qui me disent que ça va aller. Je me le fais un maximum, hein, mais vraiment, univers, envoie-moi une paire de bras bienveillants pour ce soir, j’en ai vraiment envie.
(j’ai lu dans un article de je sais plus où qu’il faut pas dire "j’en ai besoin", mais "j’en ai envie", tu passes du statut de demandeur - désespéré - à salut-je-contrôle-ma-life)
J’ai l’impression d’avoir dormi trois heures cette nuit alors que non, j’en ai bien dormi neuf, sans pause, rien.
Juste envie d’aller dormir et que quand je me réveille, tout aille mieux. Enfin cette fatigue, quoi, parce que le reste, ça va, merci.
Et là je lève la tête et je m’aperçois que les stagiaires ont mis la clim. Et je suis tellement fatiguée et enrhumée que j’ai envie de me jeter à genoux par terre et de leur dire "mais pourquoi ? ? vous voulez m’achever, c’est ça ?"
Alors j’ai fait ce que je fais d’habitude : j’ai tendu des perches.
Une à F*, en lui disant clairement ce dont j’avais envie ce soir.
Une à Arsène, en lui proposant un apéro. Tout en sachant très bien que moi ce soir je carbure au Perrier.
C’est là que je me rends compte que vraiment, je vieillis. Une grosse cuite et me voilà dans l’incapacité de reboire une goutte (et d’être écoeurée rien que d’y penser).
C’est pas possible, d’être aussi fatiguée, bordel.

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2017-07-19T14:52:42+02:00
http://lili.journalintime.com/Des-bras Des bras Tu sais, en fait, là, de quoi j'ai envie ? Genre vraiment envie ? J'ai envie d'être dans des bras d'homme, j'ai envie que quelqu'un me serre contre lui, sentir sa chaleur, pouvoir poser ma joue sur son torse. De m'abandonner, de me dire que tout ira bien. Pas forcément de faire des choses, non, juste être avec quelqu'un, là, voilà. Je sais, aime-toi toi-même avant de vouloir être aimé des autres, tout ça. Mais là, juste une présence, en fait. Passer juste une nuit dans les bras de quelqu'un. Tu sais, en fait, là, de quoi j’ai envie ? Genre vraiment envie ?
J’ai envie d’être dans des bras d’homme, j’ai envie que quelqu’un me serre contre lui, sentir sa chaleur, pouvoir poser ma joue sur son torse.
De m’abandonner, de me dire que tout ira bien.
Pas forcément de faire des choses, non, juste être avec quelqu’un, là, voilà.
Je sais, aime-toi toi-même avant de vouloir être aimé des autres, tout ça.
Mais là, juste une présence, en fait. Passer juste une nuit dans les bras de quelqu’un.

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2017-07-19T14:42:55+02:00
http://lili.journalintime.com/A-12-ans A 12 ans Et donc ce midi, vu que j'étais en pleine panique, en plein tourbillon, j'ai vu ma kinésio, on a bu un café ensemble. Fait troublant, elle a vécu la même situation ce weekend. Je lui parle donc de ce qu'il s'est passé, je lui raconte le "j'en ai rien à foutre", et là, elle me dit que tout part de là, que ça a appuyé, qu'elle me voit dans la cuisine, l'été, avec mes frères. Et je me souviens. Je me souviens de l'été après le divorce de mes parents, j'ai 12 ou 13 ans. Ma mère a loué un appartement sur la Côte, dans cette ville où nous allions tout le temps avec mon père. Et donc ce midi, vu que j’étais en pleine panique, en plein tourbillon, j’ai vu ma kinésio, on a bu un café ensemble. Fait troublant, elle a vécu la même situation ce weekend.
Je lui parle donc de ce qu’il s’est passé, je lui raconte le "j’en ai rien à foutre", et là, elle me dit que tout part de là, que ça a appuyé, qu’elle me voit dans la cuisine, l’été, avec mes frères. Et je me souviens.

Je me souviens de l’été après le divorce de mes parents, j’ai 12 ou 13 ans. Ma mère a loué un appartement sur la Côte, dans cette ville où nous allions tout le temps avec mon père. L’appartement est pas terrible, vieillot. Mes frères retrouvent comme chaque année leurs amis, ils forment une jolie bande, et souvent les copains sont à la maison.
Ce midi-là, je suis dans la cuisine, en train de couper du melon, mes frères sont là, leurs copains aussi, et moi je suis contente parce qu’il y a Jules, ce copain à eux que je trouve trop beau. Il a 3 ans de plus que moi seulement, il est blond, les cheveux longs, il a les yeux bleus, il est bronzé, et il est gentil avec moi. Je m’imagine l’embrasser, je me trouve mignonette avec ce maillot deux pièces, un triangle je crois.
Et puis je sais pas ce qu’il s’est passé.
Est-ce qu’il est passé dans la cuisine à ce moment-là et a dit quelque chose qui m’a vexé ?
Est-ce que c’est mes frères qui se sont fichus de moi en me disant "rêve pas" ?
Est-ce que j’ai cru comprendre quelque chose ?
En tout cas, clairement, dans la cuisine ce midi-là, j’ai cru comprendre qu’avec Jules, il ne se passerait rien, que pour lui j’étais la petite sœur de ses potes et que je valais pas le coup du tout. Je me suis sentie transparente, nulle, moche, et surtout insignifiante, avec ce petit maillot qui ne cachait qu’une poitrine naissante et, c’est vrai, pas très grosse.
Mon père venait de partir avec une femme plus belle et plus jeune que ma mère, qui à ce moment-là n’était pas au top de sa féminité. Transparente. Elle a voulu disparaître. Voilà.

Alors voilà. Quand J* m’a dit "j’en ai rien à foutre", c’est là que ça a appuyé. Je sentais bien depuis quelques semaines que j’avais un truc à régler, que j’en avais marre de tendre des perches à des mecs et de me prendre toujours des vents. En fait je cherche le vent pour réactiver ce bouton.
Et moi, tout ce que je veux, c’est montrer à cette jeune fille de 12 ans que si, elle vaut le coup. Que si, ça va le faire. Et que non, elle n’est pas transparente.
Bref. Next step : me chérir, et me montrer que si, je vaux le coup. Et en plus maintenant, j’ai des seins.

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2017-07-17T15:54:01+02:00
http://lili.journalintime.com/J-en-ai-rien-a-foutre J'en ai rien à foutre J'aimerais bien écrire que j'ai passé un super weekend, à-bas, dans les Alpes, avec mes copains. La vérité, c'est que non, ça a été un weekend hyper douloureux pour moi. Alors oui, il y a eu des bons moments. Passer une soirée avec Lorraine, discuter jusqu'à minuit après avoir plongé dans la piscine. La piscine qui donne sur le lac, le tour en bateau sur le lac, le petit brunch du dimanche matin. La complicité entre copines, la découverte et redécouverte de deux nanas que je ne connaissais pas si bien que ça, en fait. Le beau temps, la connerie, tout ça. Après... je n'ai pas J’aimerais bien écrire que j’ai passé un super weekend, à-bas, dans les Alpes, avec mes copains. La vérité, c’est que non, ça a été un weekend hyper douloureux pour moi.
Alors oui, il y a eu des bons moments. Passer une soirée avec Lorraine, discuter jusqu’à minuit après avoir plongé dans la piscine. La piscine qui donne sur le lac, le tour en bateau sur le lac, le petit brunch du dimanche matin. La complicité entre copines, la découverte et redécouverte de deux nanas que je ne connaissais pas si bien que ça, en fait. Le beau temps, la connerie, tout ça.
Après… je n’ai pas aimé mon comportement, surtout lors de cette soirée. Et même de la soirée chez Lorraine, la veille.
J’étais en mode fiesta, sûrement un peu trop.
Dans ces moments-là, en fait, j’ai l’impression de faire que parler de moi, moi, moi. D’être chiante, d’éclater de rire tout le temps, d’être une version de moi un peu "trop". Une personne un peu soûlante, en fait.
Et puis..
Et puis il y a eu J*, le témoin avec qui j’avais fini la nuit lors du mariage du 1er avril.
En fait, je n’attendais que ça, le recroiser.
Je l’ai vu arriver, et je me suis dit : ah, il est moins bien que dans mon souvenir.
On ne s’est pas parlés de la soirée, jusqu’à 1 heure du matin.
Je l’ai guetté, dans la soirée, plusieurs fois. Rien.
On a un peu discuté après, je crois que j’espérais tellement voir un signe de sa part, en fait. C’est con, je ne comprends pas mon comportement, puisque je le trouvais bif bof, et qu’en plus, j’étais dans une période du mois où je n’aurais rien pu faire. Mais même s’il ne m’a envoyé aucun signe, j’ai poussé, poussé, loin, cherché, jusqu’à ce qu’il soit clair et me dise (un peu violemment pour la nana bourrée en face de lui) qu’il n’en avait en fait rien à foutre.
Voilà voilà.
Alors oui, c’est ça qui me reste du weekend, fatalement.
Ce n’est pas la piscine, le lac, le champagne que l’on a pris dans le frigo, les jolies rencontres de nanas dont les histoires coïncident dans la soirée, ni même le beau collègue de ma copine G* qui m’a cherché toute la soirée et m’a même dit que j’étais "bien gaulée".
C’est ce "en fait, j’en ai rien à foutre", dit droit dans les yeux, qui me blesse et me remue à l’intérieur, comme un couteau qui remue dans la plaie.
Je le remercie d’avoir eu l’honnêteté brutale de me dire ça, parce qu’au moins, c’est clair, il n’a pas esquivé (mais est-ce que je lui ai laissé le choix ? Ya de ça aussi. Est-ce que je ne suis pas allée trop loin ?), mais putain, je l’ai vraiment pris dans la gueule, en fait.
Bref, voilà. Je suis contente d’être rentrée, je suis contente d’avoir retrouvé mes petits, et je crois qu’après la semaine que je viens de passer, entre le weekend entre copines, puis deux jours de festoche, puis ce weekend là, je vais avoir besoin de beaucoup dormir pour récupérer.

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2017-07-17T09:42:00+02:00
http://lili.journalintime.com/Le-hamac Le hamac Ce midi je suis allée manger chez Arsène (j'avais bien dit Arsène, non ?). On était tous les deux au festival hier soir, mais avec le monde, difficile de se croiser. On discute ce matin, je lui propose de déjeuner ensemble, il m'invite chez lui, il habite à côté de mon taf. Je viens, j'enlève mes sandales, je suis comme chez moi. On discute, de tout, de rien, il a préparé une salade de pâtes et a été m'acheter une quiche au chèvre. On parle du festival, des artistes, du monde, de mon travail, et puis je lui demande si je peux me caler dans le hamac. Il a une jolie cour, on met Ce midi je suis allée manger chez Arsène (j’avais bien dit Arsène, non ?).
On était tous les deux au festival hier soir, mais avec le monde, difficile de se croiser. On discute ce matin, je lui propose de déjeuner ensemble, il m’invite chez lui, il habite à côté de mon taf.
Je viens, j’enlève mes sandales, je suis comme chez moi. On discute, de tout, de rien, il a préparé une salade de pâtes et a été m’acheter une quiche au chèvre. On parle du festival, des artistes, du monde, de mon travail, et puis je lui demande si je peux me caler dans le hamac.
Il a une jolie cour, on met le hamac à l’ombre, je m’installe dedans, lui dis "viens si tu veux !"
Sentir sa peau contre la mienne, sentir son odeur, et sentir cette envie qui se creuse au fond de moi. Je sens mon coeur qui bat un peu plus vite, ma peau qui redemande ce contact, mon envie de l’embrasser, de passer la main sous le tee shirt.
Et puis décider de non, ne rien faire. Juste rester là, et discuter, l’un contre l’autre.
C’était bien.
Mais pile au moment où je commençais à me relaxer, à me sentir vraiment mieux, il a fallu retourner s’extirper du hamac sans tomber, remettre les sandales et retourner bosser.
Du moins faire acte de présence devant mon ordinateur et lutter contre la fatigue.
Voilà.

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2017-07-12T16:56:57+02:00
http://lili.journalintime.com/Heureuse Heureuse J'avoue, je l'attendais, ce jour-là. A 17h, j'ai enfilé un jean, mis mes petites baskets grises, et filé rejoindre mes deux collègues de travail en espérant que la pluie se calme. J'avais emmené des macarons au citron, qui dataient du weekend - tiens, il faudra que je raconte le weekend aussi. On s'est perdus dans P* pour y aller, mais finalement, on a mis le GPS, et une fois sur la voie rapide, on a facilement aperçu le château, là-bas, dans la pinède. On s'est garés sur un grand parking plein d'herbe, on a marché 20 minutes et on est arrivés aux portes du parc du château. J'ai J’avoue, je l’attendais, ce jour-là.
A 17h, j’ai enfilé un jean, mis mes petites baskets grises, et filé rejoindre mes deux collègues de travail en espérant que la pluie se calme.
J’avais emmené des macarons au citron, qui dataient du weekend - tiens, il faudra que je raconte le weekend aussi.
On s’est perdus dans P* pour y aller, mais finalement, on a mis le GPS, et une fois sur la voie rapide, on a facilement aperçu le château, là-bas, dans la pinède.
On s’est garés sur un grand parking plein d’herbe, on a marché 20 minutes et on est arrivés aux portes du parc du château. J’ai laissé partir les garçons et je suis allée chercher mon invitation à l’entrée, que F* m’avait mis de côté. En entrant dans le parc, j’entends une voix de fille : "Lili ?!" ; je me retourne : la sœur d’Antoine, mon ami d’enfance, qui est là, bénévole au bar du festival. On discute deux minutes, et il se trouve qu’elle connaît F*, d’une autre ville où ils habitaient avant. Le monde est tellement petit.
On prend des bières, j’ai envie d’une clope mais j’en ai pas, on part vers les scènes, Kungs mixe, c’est sympa, ça met l’ambiance. Un couple d’amis à moi arrive, le soleil est un peu timide mais il ne pleut pas. Ils me roulent une cigarette qui me tourne la tête, c’est ce que je voulais, c’est parfait. On discute, on rigole, on danse. Il est 19h.
Une demi-heure après, l’excitation, pour ma copine et moi, est à son comble. Ibé arrive sur scène. Il est à quelques mètres de nous, nous nous regardons, sourions, complices. Ibrahim Maalouf, quoi. Juste, merci.
J’ai du mal à me mettre dedans, et puis en fait, c’est lui qui fait tout le boulot, qui inclut le public dans son énergie, dans sa bande de musiciens, qui rend le truc complètement incroyable.
Je remarque le soleil poindre pendant son solo de trompette.
Je remarque l’arc-en-ciel, sur ma droite, moi qui ai demandé un signe en début de journée, j’y vois là quelque chose de très fort.
Et puis d’un coup, je ne sais pas ce qui se passe.
Ibé est là, devant moi, à jouer de la trompette, il y a beaucoup de basses, et je sens une vibration monter en moi, de mon bas-ventre, de mes jambes, je sais pas, mais qui monte, et que je laisse monter avec tellement de plaisir… une vague d’amour, de connexion avec le monde, avec la terre… un moment magnifique. Qui ne dure sûrement qu’une dizaine de secondes, mais qui me met les larmes aux yeux. Je connecte mes pouces et index, tourne discrètement les paumes vers le ciel, me connecte à la terre, et ressens une profonde paix, gratitude, ce que tu veux, mais que du bon. La vague, le déferlement, dans ce parc magnifique, face à cet artiste magnifique, avec des amis autour de moi. Juste, merci.
Puis on va manger un bout, je croise la sœur de Mat avec qui j’ai aussi un joli échange. On se pose dans le bois, le soleil est enfin sorti, il a les couleurs du couchant à travers les pins. On y retourne, House of Pain, qui nous fait "jump around", puis Iggy Pop.
J’ai du mal avec cette icône, je me sens décalée, déconnectée, j’abandonne mes collègues dans la foule et en profite pour aller me balader un peu seule. Je retrouve la sœur d’Antoine au bar qui fait une pause avec moi, puis je retourne au concert, et retrouve par hasard une autre collègue.
Le groupe d’après me laisse froide, je retrouve mon couple d’amis, on prend une bière, on se pose, et là je discute avec ma copine Anna qui a aussi ressenti cette vague d’amour. On a une jolie discussion. Posées, à minuit, avec nos verres, dans cette forêt avec vue sur les scènes, le château, tout ça.
Puis je rejoins les garçons. Il est 1 heure, on décolle. Le chemin du retour est bien silencieux.
Ce matin, je débordais d’amour, encore. Perchée, la Lili. J’envoie un texto à F*. Je peux avoir une place pour ce soir ?
Réponse à 12h : oui.
J’y retourne dans une heure. Je suis tellement heureuse.

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2017-07-11T16:50:20+02:00
http://lili.journalintime.com/Mes-mignons Mes mignons Quand je regarde cette photo, sur mon écran de téléphone, je souris à chaque fois. Ils se serrent fort dans les bras, L* regarde l'objectif, les deux ont le sourire. C'était dans un petit marché du Vaucluse, au mois de mai, quand on est allés passer le weekend avec les copains de toujours. Amandine était là avec son appareil, je les ai vus spontanément se prendre dans les bras pour se faire un câlin, j'ai dit à Amandine "prends une photo s'il te plaît !". Et j'adore le résultat. D'une manière générale, j'aime la relation qui se noue entre eux. Ces instants où ils se prennent Quand je regarde cette photo, sur mon écran de téléphone, je souris à chaque fois.
Ils se serrent fort dans les bras, L* regarde l’objectif, les deux ont le sourire.
C’était dans un petit marché du Vaucluse, au mois de mai, quand on est allés passer le weekend avec les copains de toujours. Amandine était là avec son appareil, je les ai vus spontanément se prendre dans les bras pour se faire un câlin, j’ai dit à Amandine "prends une photo s’il te plaît !". Et j’adore le résultat.
D’une manière générale, j’aime la relation qui se noue entre eux. Ces instants où ils se prennent par la main, se précipitent l’un sur l’autre en disant "câliiiiin", et même cette petite attention, surprise à l’école, où je vois L*, absorbé par le visionnage d’un film, caresser gentiment le dos de sa petite sœur.
Je n’oublie pas les cris (que dis-je : hurlements) et disputes ultra fréquentes entre eux, les "t’es une menteuse", "tais-toi !" "t’es la plus méchante des sœurs de toute la vie", les négociations infinies pour que je leur accorde exactement la même chose au même moment, les bagarres.
Mais là, alors qu’ils viennent de partir chez leur papa pour 10 jours, j’ai juste envie de me souvenir de leurs fous rires complices dans la charrette quand je les emmène à l’école en vélo le matin, la question que l’un pose systématiquement en se levant "il/elle est levé(e) ?", et surtout ces petits instants magiques où ils veulent se faire un câlin et où je me dis que c’est beau, de les avoir tous les deux.

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2017-07-06T17:43:54+02:00