La bulle de Lili http://lili.journalintime.com/ "Les mots c'est comme des bulles d'air. C'est brillant, c'est doux quand ça passe et après, vous cherchez et y a rien." (Claudette Lawrence) fr 2018-10-15T09:20:24+02:00 http://lili.journalintime.com/Ces-moments-la Ces moments-là Je crois qu'en fait, j'aimerais passer des weekends comme ça avec mes enfants tout le temps. Je crois que mes moments préférés, c'est quand je les trimballe, à la campagne, ou en bord de mer, et qu'on se pose, et qu'on passe la journée à manger, boire, discuter avec des copains, et où on se laisse chacun notre liberté. Samedi, je les ai emmenés dans un ancien prieuré pour une fête des brasseurs locaux. Organisée par des amis qu'ils connaissent et dont ils connaissent les enfants, avec d'autres amis venus avec leurs enfants. Ils ont râlé pour y aller. On aime pas les Je crois qu’en fait, j’aimerais passer des weekends comme ça avec mes enfants tout le temps.
Je crois que mes moments préférés, c’est quand je les trimballe, à la campagne, ou en bord de mer, et qu’on se pose, et qu’on passe la journée à manger, boire, discuter avec des copains, et où on se laisse chacun notre liberté.
Samedi, je les ai emmenés dans un ancien prieuré pour une fête des brasseurs locaux. Organisée par des amis qu’ils connaissent et dont ils connaissent les enfants, avec d’autres amis venus avec leurs enfants. Ils ont râlé pour y aller. On aime pas les moules-frites. On a pas envie d’y aller.
Il y a eu trente minutes, peut-être, un peu relou, où il y avait du monde, on devait commander à manger, à boire, les enfants étaient impatients.
Et puis...
et puis on s’est posés à table, deux adultes, quatre enfants, on a pris deux bières artisanales, des barquettes de frites, des moules. On a discuté tous ensemble, et les enfants sont sortis de table pour aller jouer.
Ils étaient libres, là-bas, je ne les ai surveillés à aucun moment, j’étais en totale confiance. Une dizaine de gamins, la campagne, pas de voiture qui passe, tout le monde qui se connaît. Ils revenaient de temps en temps pour avoir de l’eau, réclamer une pièce pour aller s’acheter un dessert, ou simplement faire un bisou.
Et nous, on était là, avec J*, posés, à discuter, goûter la bière, puis le café et le moelleux au chocolat, discuter aussi avec d’autres gens autour, au soleil, avec du jazz en fond sonore, et la montagne, qui se découpe, là, derrière nous.
Je voyais les enfants, un peu plus bas, devant le prieuré, qui essayaient les vélos d’autres enfants, qui se reposaient sur des couvertures, qui jouaient, qui grimpaient sur les rochers. Je les voyais se débrouiller, interagir, expérimenter leur liberté. Et j’ai aimé ça.
J’avais ressenti ça lors d’une journée à la plage, en septembre. On y est allés avec trois sandwiches, des chips, et nos serviettes. Et on a passé la journée à se baigner, grignoter, discuter entre adultes, et voir les enfants interagir entre eux, aller se baigner, découvrir les poissons dans la mer avec leurs masques, grimper sur les rochers, construire des piscines, des abris,...
Que c’est bon, ces moments. Que je suis heureuse de pouvoir les vivre avec eux.

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2018-10-15T09:20:24+02:00
http://lili.journalintime.com/Agiter-les-bras-tres-vite Agiter les bras très vite Ce matin, je me suis réveillée tôt, mais après une petite méditation, ça allait, écoute. Je me suis même fait la réflexion que la vie pouvait être sacrément douce et pleine de surprises. Prévoir un voyage à Noël complètement inattendu, ne pas stresser des sous qui ne rentrent pas mais plutôt avoir confiance en moi et en mes capacités, être heureuse de vivre ici, comme ça, tout ça. C'était cool. Dans la matinée j'ai appris que mon prêt a été accepté, je vais bientôt avoir les clés de ma nouvelle maison. Bref, youhou, quoi. Et puis le rendez-vous bisannuel chez le Ce matin, je me suis réveillée tôt, mais après une petite méditation, ça allait, écoute.
Je me suis même fait la réflexion que la vie pouvait être sacrément douce et pleine de surprises. Prévoir un voyage à Noël complètement inattendu, ne pas stresser des sous qui ne rentrent pas mais plutôt avoir confiance en moi et en mes capacités, être heureuse de vivre ici, comme ça, tout ça. C’était cool. Dans la matinée j’ai appris que mon prêt a été accepté, je vais bientôt avoir les clés de ma nouvelle maison. Bref, youhou, quoi.
Et puis le rendez-vous bisannuel chez le gynéco, qui a une heure de retard, et déjà, ça me stresse.
Un contrôle rapide, comme d’hab, tout va bien, à dans six mois, et quand je lui dis "tu sais, dans six mois, ça fera cinq ans", il me regarde, "ah oui, belle étape", et quand je lui dis que pour moi, cinq ans, c’est que c’est fini, il me dit "non, ça sera jamais fini", puis se reprend "oui, bon, c’est bien que tu le voies comme ça".
Il a planté sa petite graine, j’ai essayé de labourer, en en parlant à Clara et Océane, qui me disent qu’il a été maladroit et que le jour où les médecins seront empathiques, les poules auront des dents.
Et depuis...
J’ai été pleurer dans les toilettes, ai évacué ça en étudiant mes émotions.
Toujours est-il que je me traîne.
Que mes vieux réflexes de "ok, on oublie, on va boire l’apéro et fumer une clope, ok ?" reviennent au galop. Mes envies de grands bras enveloppants qui me disent que tout va bien se passer. Mon besoin d’être dans ma bulle, mais aussi de hurler, de paniquer, de galoper, de courir à droite à gauche en agitant bien les bras, pour qu’on me regarde, pour qu’on me rassure, pour qu’on me dise que ça va aller.
Alors je suis là, au boulot, et je fais semblant de travailler, la fatigue m’est tombée dessus sans trop me prévenir, et je n’ai qu’une envie : aller me coucher.
Allez.
Ca va le faire.

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2018-10-02T15:42:09+02:00
http://lili.journalintime.com/Etre-moi Etre moi Pour tout te dire je traverse une période assez bizarre. Ultra intense. Une période de turbulences et en même temps d'apaisement. C'est vraiment étrange. Je suis bien, je suis très bien, sûre de mes choix, de ma vie, et d'un coup, je bascule. De manière irraisonnée. Et je me dis des choses affreuses, des choses horribles, que je ne mérite pas d'avoir mes enfants, d'avoir mes amis, d'avoir cette vie, que je suis incapable de gérer les choses, que je suis incapable de profiter du moment présent. Tout ça, je me le dis, ça me panique, ça monte, ça monte, alors je m'isole dans un Pour tout te dire je traverse une période assez bizarre. Ultra intense. Une période de turbulences et en même temps d’apaisement. C’est vraiment étrange.
Je suis bien, je suis très bien, sûre de mes choix, de ma vie, et d’un coup, je bascule. De manière irraisonnée. Et je me dis des choses affreuses, des choses horribles, que je ne mérite pas d’avoir mes enfants, d’avoir mes amis, d’avoir cette vie, que je suis incapable de gérer les choses, que je suis incapable de profiter du moment présent. Tout ça, je me le dis, ça me panique, ça monte, ça monte, alors je m’isole dans un coin, j’écoute mes émotions, je les mets en lumière, j’explose, et puis ça part. Et puis tout va bien. Jusqu’au prochain coup.
C’est épuisant, j’ai l’impression d’être schizophrène, et surtout, d’être tellement fragile. De ne plus savoir quoi faire. D’être désorientée, là, sur cette route. J’essaie de faire des choix censés, raisonnés, et puis je ne les fais pas, et je m’en veux. Pourquoi suis-je incapable de les tenir, alors que j’en ai tellement envie ?
J’ai l’impression d’être revenue en plein dans mes problématiques d’au retour de l’Italie, il y a 13 ans. De ne pas arriver à arrêter l’apéro, à arrêter de fumer en soirée, parce qu’alors je me sens libre. Et ma volonté c’est vraiment de me sentir libre tout le temps, en fait. Et j’en ai les clés. Il me manque quoi ?
J’ai l’impression que je veux sortir de ce schéma et que mes vieux démons m’obligent à y rester. A le faire de plus en plus. Comme pour exorciser quelque chose.
C’est vraiment pas simple d’être moi, je te jure.

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2018-09-24T07:48:30+02:00
http://lili.journalintime.com/Plurielle Plurielle Je suis en train de muer, de changer, d'évoluer. D'accepter toutes ces facettes de moi. Je suis une maman, la maman de deux petits enfants, beaux, évidemment. Je suis une maman souriante, au cœur qui déborde d'amour et de fierté, qui essaie au maximum d'être bienveillante et d'expliquer, d'écouter, mais qui des fois ne se sent pas comprise et qui hurle "MAIS BORDEL !" ou qui menace de confisquer le doudou si on la rappelle une troisième fois. Je suis cette maman qui regarde son fils et voit toujours ce bébé qu'on lui présente il y a maintenant bientôt six ans, avec ses grands Je suis en train de muer, de changer, d’évoluer. D’accepter toutes ces facettes de moi.
Je suis une maman, la maman de deux petits enfants, beaux, évidemment. Je suis une maman souriante, au cœur qui déborde d’amour et de fierté, qui essaie au maximum d’être bienveillante et d’expliquer, d’écouter, mais qui des fois ne se sent pas comprise et qui hurle "MAIS BORDEL !" ou qui menace de confisquer le doudou si on la rappelle une troisième fois. Je suis cette maman qui regarde son fils et voit toujours ce bébé qu’on lui présente il y a maintenant bientôt six ans, avec ses grands yeux bleus, et qui se demande comment c’est possible qu’il grandisse aussi vite. Je suis cette maman qui fond littéralement sous les câlins de sa petite fille et qui aime plus que tout au monde l’entendre éclater de rire.
Je suis une femme, une femme qui veut être libre, libre de ses choix et libre de son corps. Une femme qui des fois se perd un peu en chemin, sur la voie de ses désirs, de ses besoins, de son besoin permanent d’attention, une femme qui aime sûrement un peu trop l’apéro et les clopes et rire entre copines à la terrasse d’un café. Une femme qui assume de plus en plus son corps et ses envies, qui assume son amour du sexe, de la séduction, qui aime plaire et qui aime se rendre compte qu’elle est en fait considérée comme une belle femme. Une femme qui a peur aussi de l’ablation prochaine de ses ovaires, parce qu’elle a peur de perdre ce pouvoir de femelle. Une femme qui réfléchit beaucoup à tout ça.
Je suis une petite fille, apeurée, abandonnée, au milieu d’une grande pièce sombre, et j’attends qu’on vienne me chercher pour bouger. Je suis paralysée. Je ne peux pas bouger, on ne m’a pas donné l’autorisation. Alors j’attends, j’ai un peu peur, surtout j’ai froid, et j’ai peur de me faire gronder si je bouge le moindre petit orteil. Et j’ai l’impression qu’on m’a oubliée, j’attends depuis longtemps. Alors dès que les autres facettes bougent un peu trop, je me fige, je leur dis qu’elles font n’importe quoi, et que c’est pas ça qu’on leur a dit de faire. Qu’il faut qu’elles se calment. Sinon on ne les aimera plus.
(Bordel, écrire ça, ne pas m’y attendre, et pleurer.)
Voilà, ce sont mes trois facettes principales, celles que j’essaie de faire cohabiter, mais c’est pas toujours simple, tu sais. Et des fois je voudrais juste pouvoir lâcher prise et vivre sereinement. C’est en cours, hein. Mais putain, ça prend du temps.

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2018-09-20T21:13:22+02:00
http://lili.journalintime.com/Je-sais-pas-faire Je sais pas faire Et comme d'hab, cette fatigue qui me tombe dessus, et me laisse complètement out, lessivée, sur le carreau. Trop de choses à penser, entre la vente de la maison, les visites, l'achat de la nouvelle, les travaux à prévoir, le prêt qui me stresse un truc de fou (toujours l'impression que je ne vais pas m'en sortir financièrement. D'où me vient cette croyance, dis ?), tout ça à penser, et puis, par-dessus, mes deux enfants qui sont là, qui hurlent, se disputent, se tapent, et que je n'ai pas la patience d'écouter, de consoler, de rassurer. L'impression de ne faire que leur hurler Et comme d’hab, cette fatigue qui me tombe dessus, et me laisse complètement out, lessivée, sur le carreau.
Trop de choses à penser, entre la vente de la maison, les visites, l’achat de la nouvelle, les travaux à prévoir, le prêt qui me stresse un truc de fou (toujours l’impression que je ne vais pas m’en sortir financièrement. D’où me vient cette croyance, dis ?), tout ça à penser, et puis, par-dessus, mes deux enfants qui sont là, qui hurlent, se disputent, se tapent, et que je n’ai pas la patience d’écouter, de consoler, de rassurer. L’impression de ne faire que leur hurler dessus. C’est pénible pour eux, c’est pénible pour moi, j’ai l’impression d’être une mère en carton.
Dans tout ce tourbillon, j’essaie de gérer les choses du mieux que je peux, mais au fond, tout au fond, je suis paralysée, et j’ai cette croyance, là, chevillée au creux de moi, que je ne sais pas faire, que je me trompe quelque part, que forcément j’ai mal calculé un truc, que je vais jamais pouvoir faire tout ce que j’imagine. Alors que tous les voyants sont au vert et tout, hein. Mais je me rends compte que j’ai toujours ce stress au fond de moi. Qui me paralyse. Cette petite bête, tapie, qui n’attend que le moindre faux pas pour bondir et me dire (me hurler) : tu vois ? tu n’y arrives pas. Tu croyais quoi en fait ? T’es vraiment conne.
Ca fait du bien de l’écrire, de pouvoir me rendre compte que c’est ça qui me dérange, au fond, tout au fond, qui me rend incapable de penser à autre chose et juste de profiter de ces derniers jours d’été, de notre piscine, de notre jardin, de la mer juste à côté, et de mes deux petits blonds qui sentent bon le soleil et le sel.
Hier matin, je faisais 10 000 choses, la tête dans mon téléphone, et je me suis pris le coin d’une armoire dans la tête. Juste au-dessus de l’arcade. Ca m’a fait pleurer. Je crois que j’ai besoin de pleurer, d’évacuer tout ce stress, toutes ces tensions.
Dis, j’arriverai, un jour, à être une bonne mère pour mes petits ? A leur expliquer calmement les choses, sans leur hurler dessus à la moindre occasion, en ayant juste l’impression de me défouler sur eux ? C’est possible ? Des fois je me dis qu’ils méritent tellement mieux que moi.

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2018-09-01T10:11:05+02:00
http://lili.journalintime.com/Cet-ete Cet été On y arrive, tu sais, doucement mais sûrement. A la fin de l'été. Cet été que je rêve chaque année, ce laps de temps, cette parenthèse que je chéris, ce moment doré et gorgé de soleil qui me laisse à chaque fois tant de bons souvenirs. Cet été a été vraiment différent de celui de l'an passé. Mais que de souvenirs, que de moments forts... Le festival, où après un mauvais démarrage de soirée, Francis Cabrel me fait pleurer sur "Petite Marie", puis NTM me fascine. Où je passe une bonne soirée avec Phil. Puis deux soirs plus tard, Ofenbach, comme des ados avec Clara et On y arrive, tu sais, doucement mais sûrement.
A la fin de l’été.
Cet été que je rêve chaque année, ce laps de temps, cette parenthèse que je chéris, ce moment doré et gorgé de soleil qui me laisse à chaque fois tant de bons souvenirs.
Cet été a été vraiment différent de celui de l’an passé. Mais que de souvenirs, que de moments forts...
Le festival, où après un mauvais démarrage de soirée, Francis Cabrel me fait pleurer sur "Petite Marie", puis NTM me fascine. Où je passe une bonne soirée avec Phil. Puis deux soirs plus tard, Ofenbach, comme des ados avec Clara et Charlène, à sauter partout, et l’énergie de Shaka Ponk. Toujours dans cet écrin de verdure, ce château majestueux...
Le concert de Brigitte, tellement d’émotion, j’ai tellement vibré… c’était fort, c’était beau, elles me parlaient à moi.
Les visites des copains qui se sont enchaînées tout l’été, et même si je suis sur les rotules et n’aspire qu’à être seule et dormir, j’ai vraiment apprécié.
Jules, qui vient passer un weekend, où on va faire du paddle en mer avec mes copains d’ici et où je mesure la chance que j’ai d’être si bien entourée. Avec qui je fais un festival, où on finit par rentrer chacun de notre côté, victimes d’une incompréhension qui nous fait marrer.
L*, C* et leur petite fille, fin juillet, quelques jours avant qu’on fuie la canicule.
Marie, en revenant de mes vacances avec mes bébés, avec qui je passe quatre jours de rando, de baignades, et surtout de discussions au top.
C* et C*, avec leurs deux enfants, venus de l’autre bout de la France, qui me montrent à quel point on peut être zen avec deux enfants. Je les aime beaucoup. Une force tranquille, un karma de gitans pendant leur venue, des pique-niques plage, des dégustations de vins, des apéros, des discussions intéressantes.

Mes vacances avec les enfants, notre petit périple vers la côte Atlantique, notre moment rien qu’à tous les trois. La glace avec L* dans Saint-Jean-de-Luz, petit tête-à-tête rien que tous les deux. A* qui s’entraîne à nager toute seule (et qui y arrive, ma pucette, à 4 ans… elle grandit trop vite !). Nos fous rires, notre visite de l’aquarium, leurs caprices et colères aussi, mais surtout, nos câlins. Je les aime. Ils sont parfaits Je suis dingue d’eux.

Et puis surtout, cet été, c’est la prise de décision de vendre la maison de maman, cette maison qu’elle a choisie parce qu’elle lui correspond, cette maison qui m’a permis de souffler, de me remettre, et que je souhaite désormais vendre pour voler de mes propres ailes.
J’étais loin de me douter que cette décision allait être assez difficile à vivre pour mes frères, qu’ils allaient me reprocher des choses, que j’allais devoir me positionner en tant que femme face à eux, et que de manière assez amusante c’est un travail que je fais en ce moment avec une nouvelle thérapeute. Et qui me fait grand bien.
Cet été j’ai eu l’impression de naître. D’éclore. Je n’ai pas fini, hein, mais le processus est enfin lancé. Et bordel ça fait un bien fou.
Alors voilà pourquoi cet été a été fort, puissant : c’est l’été où tout était possible, où je commence enfin à avoir confiance en moi, en mes choix, en mon entourage. Et que je me rends compte de tous ces gens, autour de moi, qui me regardent avec des yeux emplis d’amour, et qui ont confiance.
Cet été j’ai aussi acheté une maison, mon futur petit nid, que je suis tellement heureuse de pouvoir acquérir, et d’emménager seule. En faisant mes propres choix. C’est jouissif.

Bref. Merci. Merci. Merci.

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2018-08-27T08:46:00+02:00
http://lili.journalintime.com/Salutation-au-soleil Salutation au soleil Et donc ce matin j'avais mis mon réveil à 6h12. J'ai essayé de penser à tout, une serviette, une couverture, ah tiens mon maillot on ne sait jamais, et une robe de rechange, et... Je suis partie, le soleil se levait. Orange, rouge, majestueux. Ciel rose. La mer devant moi. Rendez-vous à 7 heures sur la plage avec un certain Louis, pour faire du yoga. Petites postures sympa, on discute un peu, il fait bon, pas trop de vent, pas trop chaud, la plage est déserte. Après son départ, je décide de rester un peu. Salutation au soleil toute seule, face à la mer et au soleil. Jouissif. Et donc ce matin j’avais mis mon réveil à 6h12.
J’ai essayé de penser à tout, une serviette, une couverture, ah tiens mon maillot on ne sait jamais, et une robe de rechange, et…
Je suis partie, le soleil se levait. Orange, rouge, majestueux. Ciel rose. La mer devant moi.
Rendez-vous à 7 heures sur la plage avec un certain Louis, pour faire du yoga.
Petites postures sympa, on discute un peu, il fait bon, pas trop de vent, pas trop chaud, la plage est déserte.
Après son départ, je décide de rester un peu.
Salutation au soleil toute seule, face à la mer et au soleil. Jouissif. Vraiment.
Puis je mets mon maillot, et je vais nager, dans cette mer très fraîche, et je mets la tête sous l’eau, et la vie est à moi, et c’est magnifique, et pfiouuu...
Bref c’était un très joli moment où j’ai vraiment expérimenté ma liberté, la beauté de la vie, en l’écrivant je me dis que je suis quand même bien perchée, mais bordel, c’était trop trop bon :)

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2018-07-23T09:29:14+02:00
http://lili.journalintime.com/Bordel Bordel Que c'est douloureux, en fait, de revivre éternellement la même chose. Que c'est douloureux de ne pas oser relire ses écrits parce qu'on se dit "putain mais je suis vraiment trop conne d'y croire autant à chaque fois, de me ramasser, et d'y retourner la bouche en cœur, alors qu'en fait j'ai toujours rien compris". Pour cette fois-ci, que c'est douloureux de m'être fait complètement embobiner par un discours commercial de première zone qui aurait peut-être entourloupé quelques personnes mais pas toutes, parce que putain, on pouvait le voir arriver à 10 000. Que c'est douloureux de Que c’est douloureux, en fait, de revivre éternellement la même chose.
Que c’est douloureux de ne pas oser relire ses écrits parce qu’on se dit "putain mais je suis vraiment trop conne d’y croire autant à chaque fois, de me ramasser, et d’y retourner la bouche en cœur, alors qu’en fait j’ai toujours rien compris".
Pour cette fois-ci, que c’est douloureux de m’être fait complètement embobiner par un discours commercial de première zone qui aurait peut-être entourloupé quelques personnes mais pas toutes, parce que putain, on pouvait le voir arriver à 10 000.
Que c’est douloureux de m’être fait manipuler de la sorte, d’avoir dû ressortir les mêmes armes de protection qu’avec Mat, alors que je pensais avoir avancé.
Bordel.

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2018-07-20T19:22:51+02:00
http://lili.journalintime.com/On-y-est On y est On y est... dire que j'attendais ce jour depuis l'an dernier n'est pas de trop. Je ne sais pas pourquoi je suis autant à fond sur ce festival. Je crois que j'ai un truc à creuser du côté de la musique, qui vraiment, me fait vibrer et me transporte. On y est, à 16h30, je saute dans mon short, j'enfile des tennis, et je file à ce festoche, avec P*, que je passe prendre sur son bateau. J'ai mon paquet de clopes, mes ongles sont vernis, je n'attends que la petite bière, là, qui va faire du bien, et me trémousser sur la musique, et croiser du monde que je connais, et rire, et danser. On y est… dire que j’attendais ce jour depuis l’an dernier n’est pas de trop.
Je ne sais pas pourquoi je suis autant à fond sur ce festival. Je crois que j’ai un truc à creuser du côté de la musique, qui vraiment, me fait vibrer et me transporte.
On y est, à 16h30, je saute dans mon short, j’enfile des tennis, et je file à ce festoche, avec P*, que je passe prendre sur son bateau. J’ai mon paquet de clopes, mes ongles sont vernis, je n’attends que la petite bière, là, qui va faire du bien, et me trémousser sur la musique, et croiser du monde que je connais, et rire, et danser.
Bordel, mais merci la vie.

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2018-07-08T13:48:00+02:00
http://lili.journalintime.com/La-petite-graine La petite graine Je vais l'écrire, tu sais, même si ma petite voix qui piaille trouve ça ridicule d'écrire ça et me dit : mais enfin, tu vas te relire, et tu vas te trouver cruche ! Mais j'ai besoin d'écrire ce que je ressens au plus profond de moi. Je t'ai rencontré et je ne pensais pas pouvoir rencontrer quelqu'un qui me ressemble autant. Tellement de points communs en si peu de temps passé ensemble, je trouve ça assez dingue. J'ai passé une soirée improbable avec toi, et j'ai commencé à te voir différemment quand on a commencé à danser ensemble dans ce bar plein de vieux. Bref. Je n'ai Je vais l’écrire, tu sais, même si ma petite voix qui piaille trouve ça ridicule d’écrire ça et me dit : mais enfin, tu vas te relire, et tu vas te trouver cruche !
Mais j’ai besoin d’écrire ce que je ressens au plus profond de moi.

Je t’ai rencontré et je ne pensais pas pouvoir rencontrer quelqu’un qui me ressemble autant. Tellement de points communs en si peu de temps passé ensemble, je trouve ça assez dingue. J’ai passé une soirée improbable avec toi, et j’ai commencé à te voir différemment quand on a commencé à danser ensemble dans ce bar plein de vieux.
Bref.
Je n’ai pas de nouvelles de toi depuis hier, pique-nique ensemble annulé parce que tu étais malade, et je le crois, je le sais. Pourquoi me mentirais-tu ?
J’ai confiance, Gu*.
Confiance dans le fait que cette histoire est et sera belle. Confiance en l’avenir, confiance en cette petite graine qu’on a plantée le weekend dernier ensemble. Ce n’est juste pas possible qu’il ne se passe rien après tout ce qu’il s’est passé en quelques heures.
Je te laisse ta liberté, je sais que tu en as besoin, et je te remercie d’aussi bien la prendre sans te justifier. Ça m’aide à prendre mon envol moi aussi. On a le temps de construire cette histoire, de se construire ensemble. C’est un rythme auquel je ne suis pas habituée et qui me fait peur, mais je ressens tout au fond de moi que c’est exactement ce qu’il me faut.
J’ai envie de croire qu’avec toi c’est possible d’avoir à la fois les racines et les ailes. Et j’y crois, en fait, au fond, tout au fond, même si là, la petite voix se déchaîne et me traite de naïve.
A très bientôt, Gu*. Je te laisse ta liberté, je te laisse revenir quand tu auras choisi, quand ça sera le moment, et je serai là.
Et je te remercie d’être qui tu es, d’être comme tu es, et de m’accepter exactement comme je suis.

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2018-07-05T12:56:00+02:00
http://lili.journalintime.com/Firework Firework Samedi soir, j'ai vécu un moment assez fort dans ma parentalité. Un moment magique. Samedi nous sommes allés à la plage l'après-midi, avec les enfants. J'ai déjà pu apprécier le fait qu'ils ont grandi : beaucoup plus autonomes à la plage, j'ai moi aussi passé un super moment, à bronzer et discuter avec les copains. Et puis Clara nous invite à manger chez elle, on passe au supermarché, pleins de sable, acheter des pizzas. Je crois que l'arrivée de l'été a aussi un effet dingue sur mon moral, en fait. Me balader en tongs, sentir la chaleur, aller à la plage : je vis, je revis, Samedi soir, j’ai vécu un moment assez fort dans ma parentalité. Un moment magique.
Samedi nous sommes allés à la plage l’après-midi, avec les enfants. J’ai déjà pu apprécier le fait qu’ils ont grandi : beaucoup plus autonomes à la plage, j’ai moi aussi passé un super moment, à bronzer et discuter avec les copains.
Et puis Clara nous invite à manger chez elle, on passe au supermarché, pleins de sable, acheter des pizzas.
Je crois que l’arrivée de l’été a aussi un effet dingue sur mon moral, en fait. Me balader en tongs, sentir la chaleur, aller à la plage : je vis, je revis, je surkiffe.
Bref, on mange chez elle, elle habite en bord de mer, et puis on part à pied pour aller voir le feu d’artifice.
Je crois que j’ai vraiment eu l’impression d’être une touriste parmi les touristes, en fait.
Clara nous propose de contourner le tout, et on se retrouve assis sur la plage.
Les flammes de la Saint-Jean arrivent, musique catalane, procession face au bûcher… déjà, ça, ça m’a fait prendre conscience de mon attachement à cette région, et cette envie de connaître ces traditions.
Puis le feu d’artifice commence, sur la plage, face à nous. Littéralement face à nous.
Et là, je garde l’image de mes deux petites silhouettes, sur le sable, devant moi, qui ont la tête levée vers le ciel pour regarder le feu d’artifice, et moi qui bénis le ciel pour ce moment magique.
Merci.

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2018-06-25T13:35:39+02:00
http://lili.journalintime.com/3m19-Demain Demain Il vient de me dire qu'il repartait en Australie... demain. Demain à cette heure-là il ne sera plus sur le même continent que moi, à 150 kilomètres de moi. Demain à cette heure-là il sera dans les airs, et dans sa tête il sera déjà bien loin. Ça m'a fait quelque chose. Des petites larmes qui sont montées aux yeux. C'est marrant, juste avant, je m'étais motivée à aller faire du vélo, tout ça, et je voulais écrire sur l'instant présent, le bonheur que j'ai ressenti en pédalant, en écoutant les oiseaux chanter, le vent dans mes oreilles, en regardant les arbres fruitiers, le Il vient de me dire qu’il repartait en Australie… demain.
Demain à cette heure-là il ne sera plus sur le même continent que moi, à 150 kilomètres de moi.
Demain à cette heure-là il sera dans les airs, et dans sa tête il sera déjà bien loin.
Ça m’a fait quelque chose. Des petites larmes qui sont montées aux yeux.
C’est marrant, juste avant, je m’étais motivée à aller faire du vélo, tout ça, et je voulais écrire sur l’instant présent, le bonheur que j’ai ressenti en pédalant, en écoutant les oiseaux chanter, le vent dans mes oreilles, en regardant les arbres fruitiers, le soleil, et la montagne, là, derrière. C’était un joli moment, dont j’ai pleinement profité.
En rentrant j’ai lu ce message, là, et ça m’a ramené dans cette réalité un peu parallèle, celle de notre histoire, de cette bulle que j’ai tant aimée. De cette bulle qui restera une bulle.
Et je me rends compte que j’aurais aimé le serrer encore dans mes bras, sentir son corps contre le mien, dormir avec lui, boire des cafés avec lui, qu’il m’embrasse, qu’on rie ensemble. J’aurais aimé recommencer, encore et encore, cette petite escapade.
C’était parfait.
Je me rends compte que rarement j’ai vécu des moments aussi parfaits, dans une histoire, qu’avec lui. Et que quelque part, c’est à chérir.
Mais bordel, il va me manquer.

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2018-06-20T18:55:58+02:00
http://lili.journalintime.com/It-truly-was It truly was Et donc Lisbonne... Le revoir, à Barcelone, en train de m'attendre devant une bouche de métro. Me dire qu'il est quand même sacrément beau. Tout trouver naturel avec lui dès la première minute. Aller a l'aéroport, s'envoler ensemble, découvrir qu'il a 39 ans et non 35 comme je le pensais, et discuter, discuter, discuter. Se perdre entre l'aéroport de Lisbonne et l'hôtel, marcher sous le soleil dans des rues indignes d'intérêt et en rire ensemble. Arriver, se doucher, se glisser nus entre les draps. Passer quelques heures collés l'un contre l'autre, l'un dans l'autre, l'un avec Et donc Lisbonne...
Le revoir, à Barcelone, en train de m’attendre devant une bouche de métro. Me dire qu’il est quand même sacrément beau.
Tout trouver naturel avec lui dès la première minute.
Aller a l’aéroport, s’envoler ensemble, découvrir qu’il a 39 ans et non 35 comme je le pensais, et discuter, discuter, discuter.
Se perdre entre l’aéroport de Lisbonne et l’hôtel, marcher sous le soleil dans des rues indignes d’intérêt et en rire ensemble.
Arriver, se doucher, se glisser nus entre les draps. Passer quelques heures collés l’un contre l’autre, l’un dans l’autre, l’un avec l’autre.
Partir à la découverte du quartier, une bière à la main, se poser sur les marches d’une église et discuter, discuter, discuter. Profiter de l’ambiance de la fête du quartier. Voir ces dédales de rues en pente, ces marches, partout. Lui tenir la main. Tout le temps.
Chaque matin, se lever, tranquillement, aller boire un cappuccino au Miradouro Santa Luzia et profiter de la vue, puis décider ce qu’on fait de la journée. Partir se balader main dans la main, se perdre dans les rues, chercher des monuments qu’on ne trouve pas alors qu’on passe devant, éclater de rire cinquante fois par jour.
Finir la journée par un apéro, des discussions sans fin, des vues de malade sur Lisbonne, un sourire accroché à nos lèvres, sa main toujours sur mon dos, mon bras, ma cuisse.
Reprendre l’avion pour Barcelone, avoir un petit coup de mou, lui dire que je suis stressée par mon retour à la vie quotidienne, et lui qui sans un mot prend ma tête entre ses mains et colle son front sur mon front. Regarder le coucher de soleil magnifique à travers le hublot, se dire qu’on a eu de la chance de se rencontrer, qu’on a vécu quelque chose de fort. Qu’on se remercie mutuellement.
Arriver à Barcelone très tard, courir prendre le bus de nuit, arriver dans cet hôtel glauque conçu pour les couples illégitimes et prendre un fou rire dans la chambre devant les miroirs pivotants. S’endormir une dernière fois dans les bras l’un de l’autre.
Hier matin, me lever, me doucher, sauter sur le lit dans ses bras qui m’attendent et me serrent une dernière fois tout contre lui. "You make me feel so good." La vision de son corps dans ces draps blancs.
Puis sortir de la chambre, avoir quelques larmes qui montent alors que j’attends l’ascenseur.
Puis le bus, ma fille malade, les courses, la lessive. Welcome back to real life.
It was amazing.

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2018-06-19T09:59:44+02:00
http://lili.journalintime.com/Lisbonne Lisbonne Et donc jeudi matin, dans moins de 48 heures, je pars visiter Lisbonne avec Ben. Ca me semble complètement dingue, ma petite voix se déchaîne, mais quoique, je te dis ça, mais elle ferme quand même bien sa gueule. Heureuse de visiter Lisbonne avec lui, intriguée qu'il me suive dans mes coups de tête, envie de le revoir, même si j'appréhende un peu. On est partis pour passer 4 jours entiers collés l'un à l'autre. Vraiment ? Est-ce que ça ira ? Est-ce qu'on va se supporter ?! Je n'ai pas vraiment de doute en fait. Ben. Tombé du ciel. Et donc jeudi matin, dans moins de 48 heures, je pars visiter Lisbonne avec Ben.
Ca me semble complètement dingue, ma petite voix se déchaîne, mais quoique, je te dis ça, mais elle ferme quand même bien sa gueule.
Heureuse de visiter Lisbonne avec lui, intriguée qu’il me suive dans mes coups de tête, envie de le revoir, même si j’appréhende un peu. On est partis pour passer 4 jours entiers collés l’un à l’autre. Vraiment ? Est-ce que ça ira ? Est-ce qu’on va se supporter ?!
Je n’ai pas vraiment de doute en fait.
Ben.
Tombé du ciel.

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2018-06-12T16:40:08+02:00
http://lili.journalintime.com/Du-sommeil Du sommeil Quand je relis le dernier écrit... je me dis que je dois être gourdasse, des fois. Enfin cette fois j'y ai vraiment cru. En fait j'étais dans le même état que pour Mat. "Amoureuse", à le rassurer, à beaucoup me livrer. J'ai été bien chez lui, j'aimais ce qu'on partageait, et ça me manque. Mais... Trop de problèmes, trop compliqué, trop son ex encore dans sa vie. Alors ça s'est fini quelques jours après ce que j'ai écrit. Et depuis... Depuis... Je ne sais même pas comment expliquer cela. J'ai fait un demi-tour énorme. Me suis remise sur Tinder en mode "ok pour un plan cul, Quand je relis le dernier écrit… je me dis que je dois être gourdasse, des fois.
Enfin cette fois j’y ai vraiment cru. En fait j’étais dans le même état que pour Mat.
"Amoureuse", à le rassurer, à beaucoup me livrer. J’ai été bien chez lui, j’aimais ce qu’on partageait, et ça me manque.
Mais...
Trop de problèmes, trop compliqué, trop son ex encore dans sa vie.
Alors ça s’est fini quelques jours après ce que j’ai écrit.

Et depuis...
Depuis...
Je ne sais même pas comment expliquer cela.

J’ai fait un demi-tour énorme.
Me suis remise sur Tinder en mode "ok pour un plan cul, de toute manière je n’arrive pas à avoir une relation sérieuse".

Et j’ai rencontré Ben...
Ben, cet Australien sorti de nulle part, en voyage dans ma ville pour deux jours, que j’accepte par curiosité de rencontrer, et par envie de parler anglais.
Ben qui me fait craquer avec son accent et son humour tellement anglais, son stoïcisme.
Ben avec qui j’ai passé presque deux jours entiers, collée à lui, nue dans la pénombre de sa chambre d’hôtel la moitié du temps, en ville avec sa main dans la mienne, à visiter, comme deux touristes, et manger, et boire un verre, le reste du temps.
Ben que j’ai une envie folle de revoir, parce qu’on a eu une connexion de fou, parce que ces deux jours ont semblé tellement normaux dans nos vies, parce qu’on s’est super bien entendus. Même si je sais parfaitement que rien de plus n’est possible entre nous.

Et puis hier soir j’ai rencontré N*...
N* dont le rencard était prévu depuis plus longtemps, que j’ai retrouvé en bord de mer, dans un petit resto très sympa.
N* avec qui je discute et ris beaucoup quasi immédiatement de tout et de rien, dans ce petit resto où on mange et on boit si bien, et où je me rends compte que quand il y a des références culturelles communes et la langue en commun c’est quand même différent.
N* que je suis chez lui et qui m’embrasse après quelques verres d’un bon vin rouge. Puis qui m’emmène dans sa chambre, me plaque contre le mur, me déshabille, me jette sur le lit… je m’arrête là pour la description !
Bref, nuit passée chez lui, où j’ai réussi à exprimer ce que je voulais, ce que je ne voulais pas. Gars très sympa, très dans son univers artistique, j’ai beaucoup aimé le découvrir.

Et maintenant.
Et maintenant...
Je crois que déjà il me faut une bonne nuit de sommeil.

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2018-06-04T17:15:06+02:00
http://lili.journalintime.com/3lq0-Merci Merci Tu sais, si je pense à l'ordre de priorité de ce que je devrais écrire, j'écrirai sûrement sur ma séance psy de la semaine dernière qui s'est terminée en pleurs et en panique parce que je me suis rendu compte que je devais vraiment prendre ma place de mère auprès des enfants et arrêter de solliciter la mère de Mat, qui en profite pour prendre une place qui n'est clairement pas la sienne. Mais en fait, j'ai aussi envie de parler de ce weekend, que j'ai passé dans cette belle région, à 2h de chez moi, chez G*. Je l'y ai rejoint vendredi soir. Il a sorti une bouteille de champagne Tu sais, si je pense à l’ordre de priorité de ce que je devrais écrire, j’écrirai sûrement sur ma séance psy de la semaine dernière qui s’est terminée en pleurs et en panique parce que je me suis rendu compte que je devais vraiment prendre ma place de mère auprès des enfants et arrêter de solliciter la mère de Mat, qui en profite pour prendre une place qui n’est clairement pas la sienne.
Mais en fait, j’ai aussi envie de parler de ce weekend, que j’ai passé dans cette belle région, à 2h de chez moi, chez G*.
Je l’y ai rejoint vendredi soir. Il a sorti une bouteille de champagne rosé et des petits fours. Je ne sais pas si je lui avais déjà parlé de mon amour du champagne. Je l’ai trouvé parfait. Petite soirée sympa, dehors, à discuter, à s’embrasser, à se retrouver.
Samedi matin, balade ensemble, à C*, la ville où mes grands-parents ont fait leur voyage de noces. Toujours émouvant pour moi de marcher sur leurs traces. Matinée fluide, on trouve un petit resto très très sympa sur la place principale, on déjeune, on repart pour A* et sa magnifique cathédrale, on traîne un peu en ville, puis on revient dans son village boire un verre en terrasse.
En fait je crois que je ne sais pas forcément quoi raconter de ce weekend parce que j’étais juste bien tout le weekend et je n’ai pas eu l’impression de devoir forcer quoi que ce soit. J’avais l’impression que tout se déroulait de manière fluide et c’était génial. C’était serein.
Soirée de samedi à jouer au Trivial Pursuit (j’ai gagné) (je jubile encore), puis il me fait à manger, on boit du vin, on discute, je lui parle des enfants, je pleure un peu… Bref, soirée où je me suis livrée, je crois.
Dimanche a été je pense la plus belle journée parce que je n’en attendais rien. Petit dej au soleil dehors, lecture avec un bol de thé, puis balade dans la campagne ensemble, déjeuner et sieste un peu crapuleuse et surtout ultra prometteuse. Puis on prend la route, je rencontre sa meilleure amie lors d’un goûter d’anniversaire, et déjà je repars.
Je pensais être au fond du gouffre en rentrant et je ne le suis pas.
Je suis bien, je suis confiante, alors même que je ne sais pas quand on va se revoir.
Est-ce que c’est faire l’autruche ? Ou avoir confiance ?
Ce que je sais c’est que je suis heureuse qu’il soit dans ma vie, heureuse de faire partie de la sienne, et que pour l’instant je remercie juste l’univers pour ce merveilleux weekend passé ensemble.

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2018-05-21T07:21:37+02:00
http://lili.journalintime.com/Perchee Perchée Tu sais, aujourd'hui, à un moment donné, au travail, je me suis arrêtée, et j'ai souri. J'ai eu l'impression que tout était exactement à sa place. Que j'étais alignée, quoi, tu vois ? Que tout va bien dans ma vie, et surtout que ma vie est tellement heureuse et prometteuse que je ne peux que remercier l'univers pour tout cela. Ca fait tellement du bien de ressentir autant de bonheur et de gratitude. Bref. Aujourd'hui, je me suis perchée, et putain que c'était bon. Tu sais, aujourd’hui, à un moment donné, au travail, je me suis arrêtée, et j’ai souri. J’ai eu l’impression que tout était exactement à sa place. Que j’étais alignée, quoi, tu vois ?
Que tout va bien dans ma vie, et surtout que ma vie est tellement heureuse et prometteuse que je ne peux que remercier l’univers pour tout cela.
Ca fait tellement du bien de ressentir autant de bonheur et de gratitude.
Bref.
Aujourd’hui, je me suis perchée, et putain que c’était bon.

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2018-05-15T18:30:37+02:00
http://lili.journalintime.com/Ce-moment Ce moment En fait j'aimerais fixer ce moment qui pour moi a été très fort. Ce moment où nous venions de faire l'amour, où je lui dis "heureusement qu'on s'est pas arrêtés aux deux premières fois où on a fait l'amour !", où je lui dis que peut-être que ça l'aurait refroidi, et qu'il m'a dit, calmement, tout bas, "non, avec toi, c'est différent", et j'ai vu dans ses yeux tellement de choses que j'ai eu envie de pleurer. De bonheur. De remercier le ciel, l'univers, de m'avoir envoyé cet homme si doux, si gentil, si intéressant, si tout, et si intéressé par moi. Ca marche donc, de demander En fait j’aimerais fixer ce moment qui pour moi a été très fort.
Ce moment où nous venions de faire l’amour, où je lui dis "heureusement qu’on s’est pas arrêtés aux deux premières fois où on a fait l’amour !", où je lui dis que peut-être que ça l’aurait refroidi, et qu’il m’a dit, calmement, tout bas, "non, avec toi, c’est différent", et j’ai vu dans ses yeux tellement de choses que j’ai eu envie de pleurer. De bonheur. De remercier le ciel, l’univers, de m’avoir envoyé cet homme si doux, si gentil, si intéressant, si tout, et si intéressé par moi.
Ca marche donc, de demander les choses et de savoir ce que l’on veut… je l’expérimente en ce moment et c’est tellement bon...
Merci. Merci. Merci.

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2018-05-11T13:55:35+02:00
http://lili.journalintime.com/3lmy-Heureuse Heureuse J'ai envie de le crier, et pourtant ça me fait peur, Je crois que je suis amoureuse... Tout est tellement simple avec lui. J'ai l'impression de le connaître depuis toujours. J'ai envie d'être avec lui, dans ses bras, de lui parler tout le temps, C'est fluide, c'est simple, c'est beau, j'aime ce que je vis, je suis heureuse. J’ai envie de le crier, et pourtant ça me fait peur,
Je crois que je suis amoureuse...
Tout est tellement simple avec lui. J’ai l’impression de le connaître depuis toujours. J’ai envie d’être avec lui, dans ses bras, de lui parler tout le temps,
C’est fluide, c’est simple, c’est beau, j’aime ce que je vis, je suis heureuse.

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2018-05-11T13:51:47+02:00
http://lili.journalintime.com/Vraiment Vraiment Je ne te connais pas depuis longtemps, et pourtant quelque chose m'appelle vers toi. J'ai tout le temps envie de te parler, d'entendre ta voix, de te voir sourire. Hier quand tu es arrivé devant la Cité et que tu m'as vue, ton sourire s'est élargi. Ça m'a émue. Plus tard, quand on était dans ta voiture, à discuter, j'avais juste envie de poser ma main sur ta joue, pour sentir ta peau. Trois semaines qu'on s'échange des sms quotidiens, trois semaines qu'on se raconte nos vies. Une nuit passée ensemble. Je ne te le dis pas mais tu me manques déjà, j'ai soif de ton odeur, de tes bras, Je ne te connais pas depuis longtemps, et pourtant quelque chose m’appelle vers toi. J’ai tout le temps envie de te parler, d’entendre ta voix, de te voir sourire.
Hier quand tu es arrivé devant la Cité et que tu m’as vue, ton sourire s’est élargi. Ça m’a émue.
Plus tard, quand on était dans ta voiture, à discuter, j’avais juste envie de poser ma main sur ta joue, pour sentir ta peau.
Trois semaines qu’on s’échange des sms quotidiens, trois semaines qu’on se raconte nos vies.
Une nuit passée ensemble.
Je ne te le dis pas mais tu me manques déjà, j’ai soif de ton odeur, de tes bras, de ta tendresse, de tes baisers.
Je ne te le dis pas parce que j’ai peur que tu paniques et que moi-même, au fond, je ne sais absolument pas vers quoi on se dirige. Belle histoire ? Catastrophe organisée ?
A quoi ça sert, nous deux ? Tu as raison quand tu me le dis, mais je ne peux pas te le dire, parce que quelque chose m’appelle chez toi et que cette étincelle, j’ai l’impression de ne pas l’avoir vécue depuis tellement longtemps...
J’ai envie de te revoir. Vraiment.

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2018-05-02T15:30:30+02:00