La bulle de Lili

Une histoire de beauté

Et puis aussi, ce sentiment assez nouveau d’être une belle femme.
D’arrêter de penser que je suis transparente.
Dans le désert, conversation avec une fille qui devient une copine, une fille que je trouve belle, forte, dont j’envie l’assurance, où je lui dis que j’ai toujours peur d’être oubliée, d’être transparente, qu’on ne se souvienne pas de moi. A un autre moment, un soir, on se prend dans les bras, et elle me dit "tu sais, t’es tout sauf transparente !"
Prendre en compte ce que me disent les gens, mon patron, en premier lieu, que c’est un vrai bonheur de travailler avec moi, que je suis toujours souriante, de bonne humeur, mes collègues qui me disent que je renvoie l’image d’une femme indépendante, libre.
Et puis hier, déjeuner avec un ami de Clara. Ils ne se parlent plus trop, moi je suis en contact avec lui, épisodiquement, il me propose un déjeuner, il vient de se séparer de sa copine, j’accepte. Ambiance sympa, on parle de sa séparation, de nos vies, rien de plus. (J’ai quand même remarqué que je parlais beaucoup avec mes mains parce qu’il les fixait. C’est marrant, certaines personnes focalisent dessus. Et du coup moi aussi. Bref.)
Hier soir, soirée chez Clara, qui me dit clairement qu’elle, elle est plus en contact avec lui parce qu’étant casée, elle ne l’intéresse plus, mais qu’elle sait que je lui plais depuis longtemps, qu’il demande souvent de mes nouvelles, et que clairement, il va essayer quelque chose avec moi.
J’étais très surprise. Je le suis toujours. En mode "mais nooon c’est pas possible". Elle : "si si, tu lui plais, je voulais pas t’en parler, mais il me l’a clairement dit".
Surprise parce que je ne le voyais plus comme ça (il m’a plu au début), surprise parce que bon, la petite voix dit "nan mais meuf tu t’es pris pour qui ?"
Et puis en fait mon ego est quand même content.
Oui, je suis belle, oui je plais. C’est quand même très cool de ressentir ça.
Voilà, c’est tout.