La bulle de Lili

Soleil

Hier soir, je sors du travail vers 18h, je rentre chez moi.
Le ciel est encore bleu et il fait minimum 25 degrés. Il fait bon, il fait doux, je suis crevée.
Je me motive, j’enfile mes baskets, et je vais courir, même si je n’ai clairement pas la motive, et que je suis énervée parce que je ne peux pas mettre RunKeeper et Spotify en même temps sur mon téléphone.
Je cours, je cours, je savoure parce que je sais que le meilleur moment va arriver.
Celui où le ciel se pare de plusieurs couleurs, et n’est plus seulement bleu, mais aussi rose, violet, un peu orange.
Celui où le soleil devient lui aussi orange et se décline, lentement.
Je cours en voyant le soleil se coucher, toutes ces couleurs arriver, et c’est tellement bon...
Je cours en sentant l’air frais dans mes narines, le vert autour du lac, en sentant que mon corps est vivant, bien vivant, en ayant toujours cette pensée en tête : j’y arrive, je suis vivante, merci.
Je rentre et finalement ce jogging m’a dynamisé, je fais plein de trucs à la maison. Je reste en short, j’enfile mes tongs et vais vider le verre.
Je regarde mes tongs, me dis que c’est les tongs que j’ai achetées en Inde, et qu’elles ont été à l’ashram avec moi.
Encore merci.

Ce matin, le soleil se levait sur la route du boulot. Encore du ciel rosé, de la lumière rosée sur la montagne, là, toute verte.
Et d’un coup, je passe sur un petit pont, j’affectionne d’y passer, je vois la rivière couler en dessous, je regarde toujours à gauche et à droite, c’est un petit rituel.
Ce matin, à gauche, il y avait la rivière, la montagne là-bas tout au fond, et la lune, d’un blanc nacré, dans ce ciel rose, à côté de la montagne.
Merci.