La bulle de Lili

Me poser, enfin.

Hier, Vivi m’a demandé si j’avais des billets pas chers, depuis chez moi, jusqu’à Londres. Effectivement, j’en ai. Chouette, me dit-elle, on peut s’y retrouver en avril ou en mai ?
Oui, on peut.
Groupe d’amis sur Whatsapp, fait à Noël dans le désert, qui organise un repas à B*, capitale voisine où j’ai vécu au début de ce journal, et où j’aime retourner. J’ai aussi des vols pas chers depuis chez moi. Je pourrais y aller, j’ai envie de les revoir, en plus.
Oui, je pourrais.
Au boulot, je fais des factures pour des clients dans les Alpes, là où je suis allée il y a deux semaines, et juste de voir le nom de ces ville me donne envie d’y retourner. Antoine, ce weekend, me parle d’un weekend ski qu’on pourrait organiser, aussi, chez lui, à G*.
La vérité, c’est qu’en fait, je n’ai pas envie.
Là, je pars fin février avec ma petite fille, dans le pays voisin au mien, pour fêter ses 5 ans pendant un weekend rien que toutes les deux.
Puis je pars en Californie, seule, fin mars, deux semaines.
Puis fin avril, je vais rejoindre, pour Pâques, mes amis de fac, à 400 kms de chez moi.
Début juin, ce sont mes amis de toujours qui viennent ici pour un weekend.
Fin juin, un weekend dans une capitale européenne avec Marie et Océane, mes amies de toujours.
Début juillet, mes copines de Paris viennent aussi en weekend, pour le festival.
Mi-août, j’emmène mes petits chats en vacances dans mes montagnes chéries qui m’ont vue grandir.
Et voilà.
Ça peut paraître beaucoup, j’en ai conscience. Pour moi, c’est "peu", comparé à mon rythme habituel.
Mais en fait c’est assez, parce que pour une fois, j’ai surtout envie de profiter de la belle région dans laquelle je suis installée. Marre de courir partout. Envie de me ressourcer, vraiment, ici.
Ça fait du bien de se dire ça.
(Me connaissant, je ne serai pas étonnée de prévoir 10 000 autres choses d’ici à ce que je vienne réécrire ici. Mais bon.)