La bulle de Lili

Le tourbillon serein

Il se passe tellement de choses dans ma vie en ce moment. Je radote, je sais. Mais pfiou. Et pourtant, non, pas pfiou. Pour une fois, je suis là, j’observe ces mutations, ces changements, et j’ai juste confiance. Je sais qu’il se passera les meilleures choses pour moi.
La maison… les travaux se rallongent, on découvre qu’elle n’est pas parfaite, et que les travaux avant nous ont évidemment été faits n’importe comment. Mais Pat fait les travaux, et après des discussions houleuses qui m’ont valu des nuits blanches, et des engueulades à Leroy Merlin, il est serein, et je suis sereine. Et j’aime ses propositions, et voir la maison se transformer petit à petit.
L’ancienne maison… une montagne m’attend, je dois vider mes placards, trier, donner, jeter. Mais en fait, j’ai déjà commencé, et ça me fait un bien fou. Je garde ce que JE veux, ce qui me fait plaisir, et je n’ai aucune obligation de garder des choses parce que je "dois" les garder, pour faire plaisir, pour garder un souvenir,... et ça, ça me fait un bien fou. Je crois que c’est la première fois de ma vie que je m’autorise à me faire plaisir à moi.
Le travail… j’ai stressé pendant des mois, et puis j’ai lâché prise, et depuis, j’ai des demandes de boulot dans mon boulot freelance. C’est pas tout rose, c’est prenant, là je finis à peine ma journée de boulot (après avoir passé la journée à mon autre job salarié, évidemment). Mais ce qui est nouveau c’est que je prends confiance en moi et je me dis que si les éditeurs reviennent vers moi, c’est que je fais du bon boulot. Et puis pour le boulot salarié, pareil : j’aime ce que j’y fais. Je vais bosser avec plaisir le matin, j’aime retrouver mes collègues et gérer mon petit monde de classeurs, de factures, de formations,...
Les enfants… ils grandissent, ils grandissent. En ce moment j’ai l’impression de ne pas être dispo pour eux. De ne pas avoir la patience. Mais force est de constater que les moments que l’on passe ensemble sont doux et pleins de joie. Samedi après-midi, piscine avec mon grand L*. Le voir sauter du grand plongeoir, faire le toboggan en riant comme une baleine, tout seul… 6 ans, bordel. Mon bébé aux yeux bleus. 6 ans. Je l’aime tellement. Dimanche après-midi, atelier dans une ferme à côté de la maison. Se retrouver dans la nature, à se balader en tenant les rênes d’un poney et en regardant les couleurs d’automne se décliner au soleil… tellement bon. Et mes bébés, juchés sur les poneys devant moi, qui bavardent avec l’instructrice. Vraiment, c’est moi qui ai fait ces deux petits blonds ? Qu’est-ce que j’ai bien fait. Même si je m’énerve, même si on se crie dessus… mon Dieu que je suis heureuse de les avoir dans ma vie.
Sur ce, Pat arrive à la maison. Je finirai plus tard.