La bulle de Lili

Le chemin

Et puis tu sais, après les tempêtes, le tourbillon du mois de novembre, d’un coup tout se calme, et là tu redécouvres le calme. Et la douceur.
Je te jure, la vie peut être si douce, des fois, ça m’en met les larmes aux yeux.
Ce déménagement le weekend dernier, qui s’est déroulé à merveille, entourée de gens bienveillants et surtout très très efficaces, ce qui fait que samedi soir déjà la plupart des cartons étaient déballés. Tout s’est coordonné parfaitement bien.
Cette maison, où après le stress intense du mois de novembre, des problèmes de raccordement au réseau d’assainissement, aux délais à tenir, cette maison qui est mais PARFAITE, qui me correspond tellement, et dans laquelle je suis tellement heureuse et fière de vivre. Je regarde partout autour de moi, je suis émue de la qualité des travaux, de la beauté des choses, je m’y sens juste bien.
La vente de la maison de ma maman, fluide, avec des acheteurs sympa, qui aiment cette maison même plus que moi. Et qui veulent y construire leur vie de famille. Etre chez le notaire (B* !), tenir leur bébé de 4 mois dans les bras pendant qu’ils signent, lui faire des bisous sur le front et lui chuchoter qu’il sera bien, à faire ses premiers pas dans cette maison, et à dormir dans la chambre de ma petite A*. Et les sous qui arrivent aujourd’hui sur mon compte, me permettant de prendre un nouvel appel d’air, et de concrétiser un peu tout ce que je voulais.
Baisser les mensualités du crédit, partir en voyage à Noël, me faire un nouveau tatouage, racheter le bout de terrain devant chez moi pour en faire ma petite terrasse.
J’y suis arrivée, putain. Je l’ai fait. Je crois que je n’ai jamais été aussi fière de moi et aussi fière du chemin parcouru.
Et au boulot, aujourd’hui : OK Lili, tu voulais faire plus d’heures, c’est bon pour nous.
Voilà. 2019 va être une putain d’année.