La bulle de Lili

Jongler

Une fois n’est pas coutume, je vais te raconter mon weekend parce que c’était un sacrément bon weekend, en fait.
Vendredi soir, on a fêté le pré-anniversaire de Clara. On était 14, des copains à elle, des copains à nous, une belle petite bande, dans ce bar en bord de mer qui fermait le lendemain soir. On a été prévenir le DJ dès qu’on est arrivés qu’on allait être pénibles, il était d’accord.
On mange, on boit du vin, on discute, on rigole. Et on commence à danser.
En gros, on a commencé à danser vers 22h30, et on a lâché la piste de danse quand le bar a fermé trois heures plus tard. Entre-temps on a eu droit à des chorégraphies endiablées de la part d’à peu près tout le monde, des paroles de chansons ringardes hurlées, des éclats de rire, surtout, quelques pas de salsa,... Bref, c’était super sympa.
Ce que j’ai préféré dans cette soirée c’est la pêche que j’ai eue jusqu’au bout, cette envie de danser qui venait des tripes. Et aussi ces moments où d’un coup je lâchais tout, je faisais comme si je dansais dans mon salon, c’est-à-dire n’importe comment, et qu’en relevant les yeux je croisais les regards et les sourires amusés et bienveillants de mes amis, qui du coup faisaient pareil. Ca n’a pas de prix.
Je suis allée dormir chez Arsène ce soir-là, mais bien sagement dans sa chambre d’amis. On partait le lendemain faire une journée shopping dans des magasins suédois, j’avais envie de gratter trente minutes de sommeil, voilà.
Avec Arsène, la relation s’est bien apaisée, et c’était vraiment cool. Plus aucune ambiguité. Je sais pas si c’est d’avoir fait les bonhommes allumette qui fait ça… ou si quand tu décides qu’il n’y a plus d’ambiguité, bah yen a plus. Jsais pas.
Petit déj ensemble, puis journée ensemble, à tester tous les canapés qu’on croisait (j’avoue, cinq heures de sommeil, à mon âge, c’est plus raisonnable). Puis on rentre, je m’endors dans la voiture, et je rentre chez moi, tranquillou. Couchée à 21h30.
Hier matin, je décide d’aller un peu dehors parce qu’il fait super beau. Je regonfle mon vélo (grosse fierté), je le dis à Arsène qui me dit "bah rejoins-moi en vélo boire le café !" Il est en bord de mer, je saute dans mon jean, propose à Clara de passer, on se rejoint en bord de mer. C’était la première fois qu’ils se voyaient tous les deux. C’était sympa.
Puis on va rejoindre P* sur son bateau pour une rando, qui se transforme finalement en sortie en mer. Clara me dit qu’elle est impressionnée de voir à quel point je suis à l’aise sur le bateau. Hé ben ça me fait plaisir. J’ai retrouvé des sensations de cet été, être pieds nus sur le pont, chercher son équilibre à chaque vague, regarder la mer, simplement, et surtout, surtout, perdre complètement la notion du temps. Une belle après-midi tous les trois à discuter, à observer, à rire, le nez en l’air, au gré des vagues… c’était magique. On est rentrés au soleil couchant.
Bref, un weekend inattendu, en fait.
J’aime ma vie, j’aime habiter au bord de la mer et pouvoir y aller quand je veux.
J’aime avoir des amis partout, pouvoir jongler, comme ça, passer de l’un à l’autre.
J’aime ma capacité à avoir des amis partout, à les garder. Oui, je leur amène quelque chose moi aussi, sinon, ça ne serait plus mes amis...
Bref… beau weekend, quoi.