La bulle de Lili

J'habite au pied de l'arc-en-ciel

J’ai vraiment l’impression d’être dans une période compliquée… oserai-je dire charnière ? Oui, je fais tout et n’importe quoi en ce moment. Et surtout je traîne cette fatigue comme un petit boulet qui me complique un peu la vie.
Samedi matin, j’ai décidé de méditer pour entraver un peu la fatigue. Crois-le ou pas, j’ai passé une journée magique. Les enfants ont été ultra cool, on l’a pris très tranquille aussi. On va chercher des fringues chez une copine (qui est plus une connaissance qu’une copine, en fait), qui me propose finalement de rester déjeuner chez elle le midi, vu que les enfants s’amusent bien et que nous on est posées à discuter. Puis, au dessert, elle a des nectarines jaunes. J’en rêvais. Ca peut paraître con, mais ça m’a fait l’effet de "tu vois, tout va bien". L’après-midi, les enfants font une bonne sieste et moi aussi, se baignent dans la piscine, puis on file pique-niquer à la plage. Inattendu, Clara nous rejoint avec une bouteille de sangria blanche et des chips, et on passe un doux moment sur la plage. On va ensuite à une soirée jeux de société avec les enfants, juste derrière la plage, où il y a plein de jeux chouettes et pas grand monde. A un moment, je suis crevée, je sens qu’il faut partir. Les enfants râlent, je les comprends, mais je suis fatiguée, et je lève la tête, et là un magnifique soleil couchant, rouge, pile devant moi. Merci.
Je passe sur ma journée d’hier, qui a été entre deux, "mitx mitx" comme on dit ici (mais je suis absolument pas sûre de l’orthographe), sur le coucher hyper tôt d’hier soir parce que j’étais brassée.
Ce matin, je médite de nouveau, même si L* débarque dans mon lit avant la fin de la méditation ("2 minutes, tu t’allonges, tu te tais, j’arrive").
Le speed du matin, le petit déj, A* ne veut pas aller à la crèche, la douche, tout ça, je les emmène.
Et puis.
Sur la route du retour.
Un arc-en-ciel sorti de nulle part, pile en face de moi.
J’habite au pied de l’arc-en-ciel.
Merci.