La bulle de Lili

Comment conclure

Bon, et sinon, parce qu’il faut bien que je pose ça quelque part… je rechigne à l’écrire, en même temps je veux m’en souvenir.
Mercredi soir, F* m’a finalement répondu, et j’étais crevée, et j’avais plus envie d’aller chez lui, mais finalement, après quelques textos, on a convenu que je viendrai à 22h chez lui.
A 18h, je bois l’apéro avec Arsène. Un apéro doux, sympa, même si au bout d’une bière, vu mon état de fatigue, je suis à l’ouest complet. J’arrive chez Rémi pour le dîner, je suis survoltée, Clara, Charlène et Em sont là aussi. Je n’aime pas être comme ça, survoltée, bouillonnante, je tiens clairement sur les nerfs.
Je les abandonne à 22h, je vais chez F*, qui est crevé, qui sort de festival, qui replonge dans un autre festival juste après. Des fois je me demande pourquoi il me fait (laisse ?) venir. On fait des choses, mais la passion n’y est pas, clairement. Après l’amour, allongés sur le canapé, je demande si je reste ou si je pars. "Ça me dérange pas que tu restes". Bon. Cinq minutes après, je commence à me rhabiller, lui "ah bon tu restes pas ? non mais attends, si tu veux on va se coucher tout de suite, on va se doucher ?". Bon. Je reste. Nuit passée à pas trop bien dormir, finalement, mais aussi à être contente de le sentir à côté de moi. A aimer sa main qui vient chercher mon bras pendant la nuit pour le mettre sur son ventre.
Le lendemain matin, on se réveille doucement, je tente une approche, il me dit qu’il n’a pas envie de faire l’amour et que ça le met mal à l’aise quand je réclame comme ça. Bon. Je file prendre une douche, et je m’en vais.
J’ai des places pour un concert demain soir. Après, je ne veux plus le voir.
Je crois que j’en attends trop de lui. En l’écrivant, je me rends compte que oui, je le kiffe. Mais genre, vraiment.

Et donc comment enchaîner sur la suite ? Je n’avais pas prévu d’écrire ça. Mais me souvenir de cette émotion à côté de lui pendant la nuit… bah je l’ai écrit, quoi, et puis bon, c’est un journal intime.
Bref, je pose ça là, aussi, hein.
Hier, je devais poser les enfants chez leur grand-mère pour bosser. Finalement, j’envoie un texto à Arsène : dispo pour un café en bord de mer ? lui : oui.
Je le rejoins vers midi, je suis crevée. Je prends un coca, on discute, on lit le journal. Tranquille.
On décide d’aller manger, il m’invite au resto. Un resto paillote, les pieds dans le sable, à discuter de tout et de rien, à rigoler. Je passe toujours des bons moments avec lui.
Après le resto, je n’ai pas envie de rentrer chez moi. J’ai envie d’aller siester dans son hamac avant de récupérer les enfants et de les emmener voir un spectacle. Alors je m’incruste chez lui.
Au début, je suis seule dans le hamac, je somnole un peu, et puis je lui propose de venir avec moi. Il me dit "je pense que c’est une mauvaise idée", mais il vient. Il me prend dans ses bras pour me faire un oreiller, j’ai sa main sur ma hanche. On est bien, calés l’un contre l’autre. Et puis on est de plus en plus proches. Il s’excuse, me dit qu’il est "câlin collant", je lui dis que j’aime bien, que ça me fait du bien. Il dit que lui aussi.
Je ne voulais pas prendre les devants mais j’en avais envie, hein, disons la vérité.
J’ai saisi son menton et je l’ai embrassé. Il m’a embrassée puis a dit qu’il ne fallait pas, qu’on allait encore se faire souffrir, lui, avec son indécision,... j’étais scotchée. On a tellement pas la même vision de l’histoire en fait… je lui ai dit qu’il voyait trop loin. On s’est embrassés de nouveau. C’était un moment doux, puissant, fort, qu’on a continué un peu plus loin dans son lit, et c’était beau, et c’était bon, et j’ai aimé sentir ses mains sur moi, son souffle, ses baisers,...
Tu comprends pourquoi c’est dur pour moi d’écrire ça ?
En une semaine, j’ai couché avec deux mecs, les deux mêmes depuis six mois, ceux que j’interchange tout le temps.

Bref. Après, je suis vite partie, parce que j’avais spectacle, j’ai fait le grand écart d’un monde à l’autre en dix minutes top chrono, à passer de la chaleur d’un lit à la chaleur d’une salle mal climatisée remplie d’enfants. Et le soir, à 20h30, nausées, au lit. Rideau.

Bref. Bref bref bref. Là c’est le moment où je ne sais absolument pas comment conclure cet écrit.