La bulle de Lili

Bon vent

Je l’écris pour le sortir, parce que ça me pollue la tête, le corps, ça me rend languissante et un poil dépressive, cette histoire, finalement.
Après un mois d’attente, j’ai finalement revu ce jeune homme qui m’avait offert une superbe soirée dans les vignes.
Pour résumer le mois, j’avais très envie de le revoir au début, et puis un peu moins, et puis j’avais pas trop trop de nouvelles mais vendanges oblige (et force est de constater que j’ai été moins pénible que d’habitude niveau harcèlement par texto) (comme quoi je progresse), et puis j’ai un peu paniqué (et j’ai repassé une soirée et une nuit chez F*, mais ptêtre que j’en reparlerai, ou pas, parce que bon, j’ai un peu l’impression de passer ma vie à parler des mecs finalement ?), et puis après, je me suis rendu compte qu’il était très procédurier (QUI écrit des textos avec des points finaux à chaque phrase ?), et qu’il était comme B*, et je me suis dit que j’étais pas sortie de mon schéma,...
Bref. Avant de se revoir, je me posais quand même pas mal de questions.
Et puis la soirée s’est bien passée, mais je crois qu’heureusement qu’on avait de la bière et du vin.
Il y a eu un rapprochement assez sympa mais pas fifou non plus.
Et puis après il est resté dormir, sans aucune tendresse, on a dormi chacun d’un côté du lit, et j’ai commencé à réfléchir.
A toutes les petites réflexions auxquelles j’ai eu droit pendant la soirée.
Le genre de petites réflexions qui m’ennuient, m’exaspèrent, me rappellent mon père.
Et je me suis dit que j’avais pas envie de ça.
Alors hier matin, il est parti, après un bisou ultra protocolaire, et j’ai plus eu de nouvelles.
J’ai envoyé un texto hier soir pour lui dire qu’il n’y avait pas assez d’alchimie entre nous pour continuer.
Il a répondu "pareil pour toi. Bon vent !"
Sérieux, quoi, "bon vent" ?
Entre ça et le "J’en ai rien à foutre" de J* cet été, je crois que j’ai eu droit à deux perles.
Bref, il fallait que je le revoie parce qu’il m’avait vendu du rêve.
Je m’en veux d’y avoir cru.
Je m’en veux de toujours choisir le même style de gars.
Qu’est-ce qui cloche, putain ? Je veux pas d’un gars comme ça.
Ce que je veux, c’est quelqu’un qui m’admire et que j’admire. Qui soit drôle et fin et me trouve drôle et fine. Que je trouve beau, qui me trouve belle. Qui me donne envie d’aimer.
Ca a l’air ultra compliqué, cette histoire.