La bulle de Lili

Schizo

Comme d’hab, je me relis, je lis jaune.
Je ne sais pas comment ma vie peut être autant une succession d’ascenseurs émotionnels.
Après la douceur, qui a duré quelques jours, là, je me sens juste vide. Vide, vidée, je crois que cette maison m’a pris beaucoup d’énergie et que j’ai finalement besoin d’un peu de temps pour assimiler tout ça.
Fêter ma crémaillère, entourée de mes amis, si bienveillants, et me sentir vide. Me sentir seule.
Prévoir de partir en vacances à la fin de la semaine, et me dire qu’heureusement que je me barre.
Me sentir de nouveau piégée ici, dans cette maison, dans cette vie.
Je pensais que ce sentiment s’était estompé de lui-même. Que j’avais choisi de vivre ici, d’être bien.
Il revient, plus puissant que jamais.
J’étouffe ici, je ne sais pas ce que je fais ici, quelque chose en moi hurle et me dit de me barrer, vite, loin. Et puis toujours, mes bébés.
Trop fatiguée pour m’occuper d’eux comme je le souhaiterais, pas intéressée par leurs jérémiades et cris, j’ai l’impression de pas être cool du tout avec eux. D’être mère par obligation. Puis aller les voir quand ils dorment, et les trouver beaux, si beaux.
Bref. En fait j’ai l’impression de repartir au point zéro. De quand je suis partie de chez Mat.
Ne pas me reconnaître dans cette vie, ne pas avoir envie de l’investir plus.
Ne pas savoir ce que je veux.
Je suis complètement perdue.
Je suis à fleur de peau.
C’est pas simple, je suis pas simple, et j’ai l’impression d’être complètement schizo.