La bulle de Lili

Dis

Et donc hier j’ai officiellement passé une journée très bizarre.
Après avoir bossé un peu, je suis allée rejoindre les copines à la plage. Beaucoup de vent, du sel sur les lunettes de soleil, des magazines piqués juste avant chez mon esthéticienne, un beignet au chocolat partagé avec Charlène. C’était simple. J’ai pleuré un peu en lui parlant de mon envie d’être en couple, ma peur de ne pas retrouver quelqu’un, de ne plus jamais ressentir ce que j’ai ressenti pendant mon histoire avec Mat. Elle a écouté. C’était bien.
Après, on a rejoint Em et Clara pour l’apéro, et puis après, je suis rentrée.
En arrivant au village, je me rappelle que je dois poser la draisienne d’A* à Mat. Il est 21h, je l’appelle. "Oui je suis chez moi, passe". Trois minutes plus tard, je sais pas trop comment, mais je sais que j’en avais envie, je suis attablée dehors au milieu de toute sa famille avec un verre de rosé et une clope.
C’était bizarre parce que c’était spontané, c’était bizarre parce qu’avant, c’était chez moi, et que putain cette maison est de plus en plus belle. Il a arrangé le jardin, a fait une cabane dans l’arbre pour les petits, une pergola, a carrelé la terrasse, les petits se baignaient dans la petite piscine en hurlant de joie. Il y avait toute sa famille, c’était comme avant, j’étais là, au milieu d’eux, et on parlait, et on était tous contents de se voir et de se parler. Un peu comme si le puzzle s’assemblait. Une pièce manquante.
En partant, on me dit que je suis vraiment radieuse et resplendissante (et moi dans ma tête : vous rigolez ? j’ai passé ma journée à chialer !), et son père me dit qu’il est content de m’avoir vue. Moi aussi, ça m’a fait plaisir.
Ce matin, en me levant, je me vois dans le miroir, et, surprise, je me dis : je suis belle, dis.