La bulle de Lili

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juin 2016

Ca ne suit plus

Pfiou je crois que ça y est, mon corps ne suit plus... Hier soir, soirée avec le travail. Je sirote un verre de vin blanc, je fume une cigarette. Et là : le malaise. Je dois m'asseoir, j'ai soudain très chaud, je ne vois plus rien. Ça passe en dix minutes mais je me suis fait un peu peur. Ça m'a rappelé l'inauguration du resto de M, quelques jours après ma deuxième ou troisième chimio. Je bois un verre ou deux, je fume trois cigarettes, et je finis assise sur le bord du trottoir, trop mal, avec Mat à côté de moi qui me dit allez, on rentre. J'avais juste dû accepter que mon (...)

Se poser

Des fois, avoir l'impression d'être devant une montagne, continuellement, et de ne jamais réussir à la gravir. Courir, tout le temps, entre mes deux boulots, les enfants, les courses, la maison à ranger, les dix mille choses à régler encore à côté de ça. L'impression de ne faire que ça, être épuisée. Et puis des fois, comme aujourd'hui, où j'ai décidé de me recentrer sur moi-même, où j'ai l'impression d'accomplir dix fois plus de choses pour moi-même que quand je sors ou que je fais mes dix mille trucs. Finir deux projets que je devais finir tranquillement, remplir la (...)

Chez moi

J'ai passé un weekend ressourçant ; un de ces weekends dont je sors ressourcée, avec la certitude qu'il m'a fait beaucoup de bien. Au programme, du repos, du travail le samedi, une soirée entre copains samedi où je ramène ma nouvelle amie Nat, et dimanche, canoë avec mes collègues de boulot le matin, resto, puis club de plage avec mes copains l'aprèm, sans oublier un concert gratuit le soir, avec Nat et une autre amie. J'ai eu l'impression, au choix, d'être en vacances ou d'avoir de nouveau 25 ans. Me balader en sandales, rester toute la journée dehors, sous le soleil puis sous les (...)

Trouver les clés

Pfiou, par où commencer, en fait, pour en arriver à ce soir ? La grosse fatigue du weekend dernier qui a continué en début de semaine, malgré des bonnes nuits et des siestes tous les jours. Un sentiment de fuite d'énergie, sur lequel je travaille mardi avec ma kinésiologue. Qui vient de B*, évidemment - concrètement, il me fatigue, il est toxique pour moi. C'est une relation malsaine où se rejoue beaucoup la relation avec mon père - même type d'homme, de qui je suis en attente d'une validation constante qui ne vient jamais puisque je ne suis l'élue ni pour l'un, ni pour l'autre. (...)

La fleur

Je voudrais arrêter de me poser tout le temps dix mille questions sur tout. Que ça aille de ma tenue à l'éducation des enfants en passant - principalement - à l'image de moi, ça me fatigue, et ça m'épuise. J'aimerais que mon cerveau se repose. Je voudrais faire éclore ma liberté, me croire libre, et faire tout ce que j'ai envie de faire, sans avoir tout le temps une excuse. J'ai ce souvenir très précis de quand j'étais malade, et que je me suis baignée nue, en pleine journée, dans la piscine de ma mère. C'est un souvenir délicieux, je me suis sentie invincible ce jour-là. (...)

Tout arrive

Hier après-midi, je suis allée dévaliser Décat. J'ai acheté des nouveaux leggings pour courir et faire du yoga, des écouteurs, des lunettes de soleil. La veille, j'avais trouvé de nouvelles baskets. Je suis rentrée chez moi, me suis habillée, ai mis mes fameuses baskets, puis suis repartie en voiture, là-bas, au lac. Vince m'avait dit : bien sûr que tu en es capable. Tu te mets de la musique, et tu pars. Pars par la gauche du lac, si ya du vent, ça sera plus simple. J'avais quand même une certaine appréhension. 6 ou 7 kms en courant, c'est pas rien, surtout pour la nana qui a (...)

Sans eux

La semaine dernière, sans enfants, a quand même bien été chargée. Je n'ai évidemment pas passé une seule soirée chez moi, ça devient symptomatique, cette histoire. Je n'arrive plus à être chez moi quand je ne les ai pas. Lundi soir, resto indien avec deux copines. "J'ai envie de pleurer tellement je suis heureuse d'être là", je l'ai dit pendant la soirée, et c'est vrai que j'étais TROP contente de manger indien. Je crois qu'il y a vraiment quelque chose qui m'attire dans l'Inde. Un peu plus tard dans la semaine, on m'a fait écouter des mantras, j'étais extatique. Bref. Resto (...)

Merci

Il y a des moments où je suis là, et je me dis : quelle chance. Dimanche aprem, au bord de la piscine, avec ma copine Pat. On trempe les pieds dans l'eau, on discute, petit à petit on se mouille de plus en plus. On est au soleil. Le vent souffle un peu. Tout est calme. Hier soir, je suis crevée, mais je n'ai pas les enfants, j'appelle un copain, il me dit "rejoins-nous pour boire l'apéro, on finira pas tard". Je sors du boulot, je ressasse ma fatigue, j'arrive là-bas, je me gare, et j'enlève mes chaussures. Un quart d'heure après avoir quitté le boulot, je me retrouve dans un (...)

Ca va ensemble

Des fois, j'ai des flashes de notre histoire. Tout à l'heure, va savoir pourquoi, j'ai eu ce flash de l'Australie, sur la route, dans la voiture. Ca m'arrive assez souvent. Je mets en relation ce qu'on a vécu là-bas et où on en est maintenant. Je voyais l'Australie, puis une image de L* qui rit à gorge déployée. Mon bébé n'était pas encore né à cette époque-là, même pas encore conçu. On était que tous les deux. Et maintenant, on est séparés, avec nos enfants en lien. Est-ce qu'avec elle, tu vis des trucs aussi forts que quand on était en Australie ? Est-ce que tu lui en (...)

What's wrong with me

Il me manque. J'ai son odeur dans les narines, j'ai sa peau moelleuse au bout des doigts. J'ai envie d'être dans ses bras, de respirer son cou. J'ai envie qu'il me fasse l'amour. Il me manque, alors qu'il n'a jamais répondu à mon texto où je lui disais "je n'arrive pas à être qu'un plan cul", et que j'ai effacé son numéro. Si j'avais encore son numéro, je l'aurais évidemment recontacté ce weekend ou hier. Ou aujourd'hui. Ou là, maintenant. Je crève d'envie de le revoir et de me fondre dans ses bras. Même si j'ai bien conscience qu'à chaque fois c'est de pire en pire, après, (...)

Pat

Je sors d'une soirée tranquille. Pat est venue à la maison avec ses enfants. Les petits commencent tous à bien se connaître et à apprécier d'être et de jouer ensemble. Et avec Pat, je crois qu'on a vraiment eu un coup de foudre amical. Soirée tranquille, donc, où les enfants jouent et viennent piquer des chips, où on trinque au muscat en fumant juste une cigarette, où on fait une tablée de pâtes au pesto et de glaces aux Smarties pour tout le monde. Soirée à discuter toutes les deux, à débriefer comme on dit sur ce qu'on a vécu, ce qu'on a ressenti, depuis la dernière (...)

A côté

Tu crois que c'est possible ? Possible que ça soit vraiment fini, pour de vrai ? Je crois qu'au moins une fois par jour, je me pose la question. Je suis sur le qui-vive, un peu étonnée, un peu méfiante. Les jours qui passent ne changent pas grand chose. Est-ce que j'y pense moins souvent qu'avant ? J'ai l'impression d'être peut-être un peu moins angoissée. Chaque jour qui passe est, normalement, une victoire. C'est ce "normalement" qui pêche un peu. Que je n'arrive pas à évacuer. Mais tu es guérie, non ? Oui, normalement. Pour moi, ce "normalement", il pèse énormément. Chaque (...)