La bulle de Lili

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janvier 2016

2016

Et alors, qu'est-ce qu'on se souhaite pour la nouvelle année ? Ca fait deux années de suite que je me souhaite le meilleur et que je me dis que ça ne peut être qu'une meilleure année. Mais 2014 et 2015 ont quand même été des années tourbillon dont je n'essaie de garder que le positif... même si c'est pas toujours simple. Allez, on essaie. En 2014, la naissance de mon petit rayon de soleil. La réalisation que je peux me faire confiance. Surtout que mon corps a une très grande résistance et que je suis capable d'encaisser tellement plus que ce que je croyais. En 2015, l'année où (...)

Pendant les vacances

Pendant une semaine, je suis retournée dans mes montagnes. Toute seule, sans enfants. Arriver dans les montagnes et être ébahie par ce manque de neige, au mois de décembre. Et puis en profiter pour aller marcher chaque jour. Être saisie par la pureté de l'air, chaque jour un peu plus. Avoir mal, tellement mal, de voir ces montagnes, d'avoir l'impression de pouvoir les toucher, et surtout de les reconnaître, avec cette impression qu'en fait elles sont gravées dans mon cœur. Retrouver avec une joie immense la maison des parents d'Océane, ses habitants, les enfants d'Océane, tout ce (...)

Quand ça va bien

Et puis il y a des jours, comme ça, où tout roule, et où on a envie de le crier à la face du monde. Où les enfants sont cool, drôles, et où je me surprends à rire de leurs bêtises et à m'amuser avec eux sans me soucier des horaires, des règles, juste passer un bon moment avec eux. Où la journée se déroule bien, doucement, tranquillement, et où j'ai vraiment l'impression de profiter d'eux et pas juste de devoir les garder. J'ai l'impression que c'est lié à ma volonté de me bouger de nouveau. De renouer avec cette partie de moi qui n'en a jamais assez de bouger, de voyager. (...)

Ma petite merveille

A chaque fois que je te regarde, je suis émerveillée. Emerveillée d'avoir pu créer une petite fille aussi merveilleuse que toi. C'est vrai, tu n'étais pas forcément attendue, et bim, tu t'es invitée. Heureusement que tu t'es invitée ! En fait c'est ça qui est fantastique chez toi : partout où tu vas, tu arrives à t'imposer, et tout le monde est sous le charme. Sous le charme de ton sourire et de tes beaux yeux bleus. Sous le charme de ton dynamisme, omniprésent, que ce soit pour mimer comment on saute sur un trampoline ou pour danser. Sous le charme de tes éclats de rire, qui (...)

I had a dream

Je pensais que j'en avais fini avec toi, que j'avais compris pourquoi tu t'invitais toujours dans mes nuits ; pourquoi pendant huit ans j'ai rêvé de toi presque chaque semaine. Cette soif de liberté, cette part de moi qui se tait depuis bien longtemps et qu'au fond je n'ai jamais vraiment assumé. Mais non. Même en ayant réglé beaucoup de choses, même en sortant dix fois plus qu'il y a un petit mois (puisque dès que je n'ai pas les petits, je sors, chose que je ne faisais pas), même en t'ayant vu à Noël et alors qu'il ne s'est rien passé entre nous... Ben je continue à rêver de (...)

Quelque chose

Hier soir, je suis allée au cinéma voir "Un+Une" de Lelouch. Mon envie d'aller en Inde n'en est que plus forte. Je sais pas d'où ça me vient, cette envie d'aller voir ce pays que tout le monde me décrit comme "choquant", alors que je suis pas du tout roots. Toujours est-il que depuis j'ai avisé un séjour de 2 semaines en Inde du Sud et que je kifferais trop y aller. A voir, hein. En sortant du ciné, petit resto entre copains. Et là, sans le faire exprès, j'effleure une petite boule au-dessus de mon sein. Et depuis hier soir je ne fais qu'y penser. Ce n'est pas vraiment une boule, (...)

India baby

Et puis, sur un coup de tête, une fois libérée de cette angoisse du "j'ai quelque chose", la première chose que j'ai faite a été de réserver ce voyage pour l'Inde. Alors voilà, en août je pars deux semaines en Inde. Toujours un peu "peur" de l'annoncer car je n'ai pas envie de me prendre les a priori des gens dans la tête. Assez agréablement surprise par la plupart des réactions, qui vont de "wouah tu as trop de chance" à "ça te ressemble bien". Quelques réactions en mode "l'Inde ?... ah ouais...", mais de générations plus âgées. Une réaction de collègue d'une amie qui (...)

Ce qui fourmille

Et si finalement, je l'avais, ma vie de rêve ? J'ai deux magnifiques enfants ; j'y pensais encore tout à l'heure, je n'aurais pas voulu d'autre enfant, tellement ils sont parfaits et beaux, et drôles. J'exerce le métier que je rêvais d'exercer ; même si c'est qu'à mi-temps, force est de constater que j'ai du travail, qu'on me fait confiance, que je suis reconnue dans ce milieu-là. A côté de ça, j'exerce un autre métier beaucoup plus banal à mi-temps, mais avec des collègues vraiment sympa ; ce travail qui m'a donné la force de partir de mon couple parce que je pouvais enfin (...)

Hein dis ?

Tu peux me dire comment on fait, pour juste oublier ? Et tu peux aussi me dire comment je fais pour passer d'un état "normal" où je savoure chaque jour qui passe, où j'apprécie un nouvel état d'esprit - notamment ce rapport au sport que je n'ai jamais eu - à un état de "déprime" où j'ai juste l'impression d'être en sursis. Où je me dis : ça ne sert à rien. On ne guérit pas d'un cancer. Ca va forcément me retomber dessus. Pourquoi je m'en sortirais ? Où je regarde les enfants et ça m'étreint le cœur. Je sais que c'est sûrement parce que j'ai parlé à une nana qui est dans (...)

Alors ?

Et donc il y a des jours, comme ça, entre flottement et paralysie totale. Des jours où j'apprends le décès d'une nana de 28 ans qui a eu son cancer en même temps que moi. Des jours où vraiment je me dis : mais merde. Des jours où tout ce que j'arrive à faire pour essayer d'oublier tout ça c'est fumer. En deux semaines j'ai fait deux angines. Et une conjonctivite. Cette impression bizarre qu'à chaque fois que cette angoisse me reprend de manière assez forte, mon corps sort un truc du genre "tu as du mal à digérer un truc" (angine) ou "tu n'oses pas voir la vérité en face, tu es (...)