La bulle de Lili

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novembre 2015

Oublier

J'ai pas toute ma tête aujourd'hui, je ne sais pas où elle est. J'oublie des choses, je suis tête en l'air. J'ai mal aux cervicales. Je n'ai qu'une envie, fumer fumer, ne pas m'occuper des enfants, partir. Juste oublier. Mais qu'est-ce qui cloche chez moi ? Je ne dis pas que j'ai tout pour être heureuse, parce que des raisons pour sombrer j'en ai à la pelle. Mais J'AI des raisons d'être heureuse. Je vois le bout du tunnel, la spirale s'est calmée. Et pourtant, pourtant, toujours une grande part de colère, d'énervement en moi, de choses bizarres qui me rendent malheureuse. Relire (...)

Tout relire

Et puis, comme d'hab, me replonger dans mes écrits des dernières années (déjà 10 ans que j'écris ici, dis !), et sourire, rire des fois, avoir les larmes aux yeux. Me replonger pour retrouver des souvenirs précis, en déterrer d'autres, tellement riches, tellement drôles... Me demander pourquoi je me dépréciais toujours de la sorte, alors que j'étais une jeune fille brillante et très entourée. En conclure que je dois toujours être brillante et très entourée, et me demander pourquoi je me déprécie toujours autant. Bref. Ce que j'apprécie le plus quand je relis tout ça c'est (...)

Mon weekend

Samedi matin, je me suis réveillée à 5h30 la boule au ventre. J'ai fait ce qui est devenu un réflexe chez moi, même si je déteste faire ça : j'ai allumé mon téléphone et checké Facebook et mes mails. Il n'y avait évidemment rien d'intéressant. Je me suis rendormie à 6h30, réveillée en sursaut par un texto à 7h41, de Cha : "déménagement maintenu ?". Oui. D'ailleurs c'est dans une heure, faut que je me lève. Détour par la boulangerie pour acheter des mini viennoiseries, et j'arrive dans cet appartement, cette espèce de sas entre deux vies, où je ne suis restée finalement (...)

Le défi

En ouvrant ma boîte aux lettres, ce carton que j'attendais. Sourire. Dedans, deux livres du Défi des 100 Jours de Lilou Macé. Un pour moi et un pour Aude, ma kiné, qui m'a entraîné dans cette aventure. Aude, c'est une belle rencontre, une rencontre que je dois finalement à la maladie. C'est celle qui ma vu amputée l'an dernier, qui a massé mes cicatrices, qui a pensé à moi lors de ma deuxième opération, qui a re-massé mes cicatrices, qui m'a vue pleurer lorsqu'il me faisait peur, qui m'a vue douter, qui a toujours essayé de m'aider. On se ressemble beaucoup, son parcours est (...)

Huit ans après

Tu peux m'expliquer comment ça se fait ? A huit ans de distance, l'histoire se répète. Huit ans après, je suis là, à attendre des choses de lui. Alors que j'étais partie dans l'optique qu'il y a huit ans, il ne m'avait rien donné parce que je n'avais pas su le comprendre. J'en étais limite à le plaindre, tu sais : le pauvre, autant il m'aimait vraiment, et moi j'étais tellement mal que je l'ai traité comme de la merde. Toujours est-il que huit ans après, je suis pendue à mon messenger Facebook, à guetter le moindre signe de lui. Signe qu'il ne donne pas, d'une parce qu'il a une (...)

Le dire

Aujourd'hui, j'ai franchi un nouveau cap. J'ai demandé à ma collègue de me passer de la crème dans le dos. C'est pas pratique de se faire tatouer le dos, pour mettre de la crème... alors quand j'ai du monde qui peut me le faire, j'en profite. Elle me crème donc le dos, et me demande à quoi mes cicatrices (recouvertes par le tatouage) étaient dûes. Je m'y attendais, à la question. En lui demandant de m'aider, je m'y exposais. Et pourtant, j'ai bafouillé, j'ai bien mis dix ou quinze secondes à pouvoir lui répondre. Parce que je ne savais pas sous quel angle lui en parler. D'abord (...)