La bulle de Lili

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juillet 2013

En ville

Pour quelques jours, nous avons pris la poudre d'escampette et nous sommes rapprochés de mes montagnes. Nous, c'est moi, c'est le petit. On est chez Marie, ma copine de toujours, son mari, son petit à elle. En ville. Je suis là, dans son canapé, je l'attends, les petits font la sieste. Et j'ouvre la fenêtre. Et la première pensée qui me vient : ce que j'aime être en ville... Ouvrir la fenêtre et voir ces beaux bâtiments élégants, ces grandes rues, la ville qui s'éveille. Les gens qui passent, à pied, en vélo, à trottinette, le tram qui fait ding. Les montagnes en fond d'écran. (...)

Notre relation

Partir en voyage avec le bébé, c'était quelque chose qui me faisait assez peur. D'une manière générale, si on m'avait dit à sa naissance que je ferais ça un jour, je crois que je me serais mise à pleurer. Mais force est de constater que ça se passe super bien. Je passe sur ses réveils matinaux beaucoup trop matinaux à mon goût et à ceux de mes hôtes... Sinon il m'épate. Je le découvre encore mieux que d'habitude, mieux que dans notre petit train-train, et ça me plaît. Le voyage en train et en bus me faisait peur. Il y a eu quelques passages difficiles, mais ma psy à qui (...)

Tu me manques

Normalement quand j'écoute Le temps qui passe de Reggiani, mes larmes coulent toutes seules. C'est la chanson qu'on avait choisie pour ton enterrement, qui te représente énormément. On a l'impression que c'est toi qui la chante, qui as choisi les paroles, tout. Chez maman il y a une sélection sur sa télé, de quelques musiques. Je me suis mise Reggiani. Elle m'a moins émue que d'habitude, sauf au moment où il dit "j'n'ai pas fini, j'n'ai pas fini"... Et puis une autre musique a commencé, Petite Fleur de Beckett. Je pensais pas ressentir quoi que ce soit vu que c'était un peu bizarre, (...)