La bulle de Lili

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janvier 2006

Ca commence bien

Bonne année...la mienne a commencé avec un petit goût amer... Hier soir, mes amis arrivent chez moi, on fait le compte : on est neuf, on a jamais été si peu un soir du Nouvel An. Tant pis, les absents ont toujours tort. On commence à manger, à boire, autour d'un jeu de cartes spécialement destiné à qui veut boire, et là, c'est le drame : le rosé m'est fatal. Pourtant, plus j'y réfléchis, et plus je me rends compte que j'ai pas bu tant que ça. Mais faut que je me méfie du vin. Et à partir de ce moment-là, la soirée me vient par épisodes. Par petits bouts. Avec des (...)

Merci les frangins...

J'en ai pleuré tout à l'heure. Mais ce n'étaient pas des larmes de tristesse, ni de joie, des larmes entre les deux, de soulagement peut-être, ou de confusion. Je sais pas trop. Ce matin mon frère, Patrick, qui m'a vu pleurer samedi soir,m'a appelé pour savoir si j'allais bien. Je lui réponds que oui, qu'il faut arrêter de s'inquiéter. il dit que je peux l'appeler quand je veux, avant de repartir en Italie il m'appelera. Durant l'après-midi, coup de téléphone de mon autre frère, Roland, qui habite loin loin, qui me parle, de sa vie, de ses bébés, de ma mère qui vient (...)

Requête

Papa, Quand je suis avec toi, je passe par deux états d'esprit complètement différents. Le premier est que voilà, depuis que tu es parti, tu as ta vie, tu nous a remplacé dans ta nouvelle vie, tu es beaucoup plus heureux comme ça. Elle te correspond plus, je le vois, et je me demande si on a encore notre place là-dedans. Alors je regarde votre vie, je la contemple, mais je n'ai pas l'impression d'y avoir ma place. Je peux rester à côté de toi pendant des heures sans que tu ne te rendes compte de ma présence. Je te regarde vivre, ça me fait de la peine, avant, quand j'étais (...)

Si tout va bien

Ca fait déjà une semaine qu'on est revenues ici...ça passe vite, et très lentement, la fin dans une semaine et pourtant je ne m'en rends pas compte, j'ai l'impression que je vais devoir rester ici encore pendant trèèès longtemps. Pas que je sois malheureuse ici, non, ça va, à part les 10 petits degrés de ma chambre...mais je suis beaucoup seule. Lorraine, à peine arrivée, a couru chez son nouveau copain. Je passe mes soirées devant la télé (d'où la prise d'une certaine routine), mes journées à me balader et à aller sur internet. Récemment la salle de sport a réouvert, (...)

Ca va pas...

Ca va pas. J'ai les larmes qui montent. Peur de ne pas pouvoir rentrer chez moi dans neuf jours comme je le voudrais tellement, peur que quelque chose n'aille pas et que je reste bloquée ici jusqu'au 30...je me rends compte que je ne tiens qu'en pensant que je m'en vais le 20...pas terrible comme mentalité, mais bon...je me lève le matin, pleine de projets, je dois voir tel prof, faire ci, faire ça, et puis comme d'habitude j'arrive à la fac et tout tombe à l'eau, horaires changés, avions retardés, absences...du coup je me retrouve à squatter d'une manière déraisonnable la salle (...)

En dents de scie

Mon humeur a des hauts et des bas en ce moment. Ca peut changer en l'espace de dix minutes...hier à midi, ça n'allait pas, à treize heures j'étais euphorique. Les choses s'arrangent peu à peu, il faut se battre pour réussir à organiser les choses concrètement ici mais quand on y arrive, c'est vraiment un soulagement. A quinze heures, ça allait encore, à dix-sept heures je m'effondre en pleurs sur mon lit, à ressasser que je ne sers vraiment à rien, que je préfère vivre ma vie par procuration que de la vivre vraiment, qu'il faudrait vraiment que je réussisse à me sociabiliser, (...)

Petites choses

Appelé Papa tout à l'heure, laissé un message sur son répondeur. Papa, rappelle-moi, j'aimerais venir passer quelques jours chez vous. J'espère qu'il va me rappeler. Il pourra pas dire que j'ai pas fait le premier pas. Eté voir ma responsable, lui ai dit que je repartais le 20. Que j'avais accepté un travail en France qui commencait le 22. Elle n'a pas posé de problème. Au moins, ça, c'est fait. Petit à petit j'organise mon retour en France. Ca fait neuf mois que je n'y ai pas habité officiellement. Je crois que ça va me faire bizarre de reprendre la routine de l'année (...)

Trois petits tours et puis s'en vont

On attaque la dernière semaine ici...quand je viens à la fac, le matin, j'essaie d'enregistrer tout ce paysage, toutes ces choses qui me sont devenues quotidiennes, mais qui, la semaine prochaine, ne feront déjà plus partie de mes habitudes. J'ai la musique dans les oreilles, je regarde la mer, j'enregistre visuellement, je souris. Ca sent la fin, pour tout le monde, et je n'aime pas cette ambiance de nostalgie précipitée. Enfin, pas que j'aime pas, mais je me sens oppressée, oppressée parce que je veux partir, mais j'aime cette ville, ces gens que j'ai connus ici, qui en fin de (...)

Un mal de tete

Hier soir, repas argentin préparé par une amie Allemande, mia-argentine par sa mère, Sonia. Fabio nous a accueilli avec beaucoup de gentillesse. C'est un des seuls Italiens que je connais qui a été gentil avec nous depuis le début...bref, on a envahi sa maison, préparé les impanadas sous les ordres de Sonia. Soirée très sympathique à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Trois amis de Fabio, Siciliens, étaient également là, très sympa aussi, on a parlé italien toute la soirée, pas anglais, ça change !! et ça fait beaucoup de bien. Ils ont fait leurs italiens, gentlemen, (...)

Un flash

Hier soir, soirée à la maison, la dernière vraie soirée avant mon départ. Autour d'une bouteille de vin, on discute, les paquets de chips défilent, la musique est sympa. Je bois un peu, mais je me sens bien. Je bois encore un peu, je me sens toujours bien, alors que depuis Nouvel An j'ai peur de boire. A un moment donné, seule dans la salle de bains, je me pose des questions : pourquoi est-ce que pendant les vacances j'ai aussi mal vécu le fait de boire un peu pendant les soirées, au point de pleurer, d'oublier ce que j'ai fait ? et un flash me traverse : le problème, ce n'est (...)

C'était bien

Et voilà, après six heures de route me voilà de retour à B**. Il fait beau, il n'y avait personne sur la route, raisons de plus pour être de bonne humeur. Repensé à ces quatre mois, et ya pas à dire, c'était bien. Les soirées Erasmus, oui, avec toujours les mêmes personnes, mais on finit par se connaitre et s'apprécier...les soirées à la maison, une discussion et une bouteille de vin...les ballades sur la plage, de jour comme de nuit...les visites de villes, Rome, Venise, Bologne, Milan,...toujours une ambiance et des souvenirs différents. Des rencontres, des rires, du (...)

Je m'y voyais déjà

Et voilà...plus d'espoir pour ce job que je voulais faire cet été. Ma fac me fait parvenir une annonce, parmi tant d'autres, mais c'est elle qui attire mon attention, un job au Colorado. Je me vois déjà finir mon année scolaire, partir trois mois là-bas, revenir à temps pour mon prochain départ Erasmus...je rêve, je réfléchis déjà au logement, j'imagine l'entretien que je devrais peut-être passer. Le patron me dit de lui envoyer le CV, je suis euphorique. Quatre jours après, je demande une réponse, et là, catastrophe : le contrat est de 18 mois, et moi je ne peux faire que (...)

Mes 600 grammes

Revenue avant-hier, déjà une éternité...le temps passe et se ressemble ici. Mais ça fait du bien de faire une petite pause. Ce matin, je monte sur la balance : j'ai perdu déjà 600 grammes depuis que je suis revenue...contente de voir que les petits efforts que je déploie fonctionnent...maintenant il suffit que je continue sur ma lancée ! bienvenus soupes, légumes, fruits...au revoir pâtes, pizzas, glaces, chocolat...enfin du moins pour un petit moment, mais je sais que je ne peux pas me passer de vous trop longtemps... (...)

Fin de semaine

Je suis contente...ma fin de semaine est duement organisée. Depuis mon retour samedi, je ne fais strictement RIEN. Certes, ça fait du bien des fois. Je paresse. Mes seuls aller-retour en dehors de la maison se limitent au centre commercial (pour y acheter chaque jour trois bricoles, un magazine, de la soupe, des yaourts, des chaussures en solde) et à la maison de mon beau-père entre 19h et 21h pour le souper. Et encore, il faut que ça cadre avec le programme télé. Car oui, le programme télé détermine ma journée. Le matin, hors de question de sortir : Amour Gloire et Beauté (...)

Autour d'une maladie

Ma mère vient de revenir de cette île lointaine où habite Roland, où elle a été pouponner Charles et Hortense. Elle a ramené dans ses valises la maladie des moustiques, au nom extrêmement tropical, trop pour que j'arrive à le prononcer et donc à l'écrire correctement (il vaut mieux que je m'abstienne). Depuis trois jours, elle est alitée, a mal partout, ne mange plus (je n'ai jamais vu ma mère sans appétit), ne fait rien, ne se sent vraiment mais alors vraiment pas bien. Je dois l'aider à se lever, quand elle veut aller aux toilettes, rester dans la salle de bains quand elle (...)

histoire de frange

Je suis en train de regarder toutes les photos pré-coiffeur (d'il y a un mois) et toutes celles après-coiffeur...hé ben justement, ya pas photo, j'aurais jamais du vouloir changer !! c'est quoi ces envies de fashion victime ?? j'étais tellement plus mignonne avant...je sais pas ce qui m'a pris, j'ai peut-être cru à un renouveau, mais non ,je suis toujours là, et ma coiffure empire encore les choses. Je ressemble maintenant à un gros poupon tout joufflu...avec une frange. Je crois que je vais vite fait bien fait tout faire pour la dissimuler. Et pourtant, quand j'avais 10 ans, je (...)

Ces foutus kilos

Pourquoi tout le monde autour de moi perd les kilos en trop, avec une facilité déconcertante, et moi non ? pourquoi autour de moi je ne vois que des gens bien dans leur corps, qui peuvent manger des croissants au Nutella pour le gouter (en allant jusqu'à sept) et ne pas prendre un gramme ? Moi j'en suis réduite à la salade, aux légumes, à regarder le nombre de calories dans chaque aliment, à avoir peur de manger de la purée préparée par mon beau-père, à ne pas reprendre de pain parce que trop de féculents, à m'analyser pendant des heures dans la glace...et là, Céline (...)

Par où commencer...

Depuis jeudi...mais c'était hier, jeudi ! bref, depuis jeudi, hier, il s'est passé énormément de choses. C'était à prévoir. Jeudi matin, départ pour C, ville où j'étudie. Je mange avec Sandra, que je n'ai pas revu depuis dix mois, depuis nos départs en stage...bizarre de la revoir, et pourtant tout coule de source. On n'a pas changé. A 15h, devant la porte de mon futur immeuble, elle me quitte, et je retrouve Jean, pareil, pas vu depuis 10 mois...et c'est au moment où on rentre dans le bar où Ben travaille, qu'il se retourne, et nous sourit, "ça fait plaisir de vous revoir, (...)

Ca vaut pas le coup, en plus

Voilà, depuis deux jours que j'ai passé la nuit avec Brice, je me pose des questions. Je m'interroge. Peut-être que si j'étais pas partie avant qu'il ne se réveille, on aurait au moins pu se dire au revoir, j'aurais pu voir clairement si c'était pour un soir ou si ça pouvait devenir sérieux. Parce que Brice, une part de moi a envie de croire que malgré sa réputation et ses actes, il peut y avoir quelque chose de très sympa entre nous. Quand il m'a embrassé jeudi, ça a été une évidence. On s'est retrouvés, je sais pas, j'avais l'impression qu'on attendait ça depuis longtemps (...)

Mon week-end

J'ai, en fin de compte, passé un week-end totalement inattendu. Vendredi soir, vers minuit et demi, Romain décide qu'il en a marre de réviser. On regarde un peu la télé, et puis on va dormir, chacun dans son lit, dans sa chambre. Et on parle jusqu'à trois ou quatre heures du mat. Avec lui à chaque fois c'est pareil : quand on se retrouve, impossible de s'arrêter de parler. Il veut que je lui raconte mes aventures, me confie les siennes, ses peurs, ses envies. On se connait depuis cinq ans, c'est facile pour se suivre...il soupire, me demande quand est-ce que je vais enfin me (...)

Pfff

Je viens de passer quatre jours, toujours entourée de gens, toujours quelque chose de prévu, et voilà, je reviens, ici il n'y a personne, et je ne trouve strictement rien à faire. Déprime. D'abord parce que je viens de recevoir un courrier qui remet peut-être en cause ma bourse erasmus. A cause d'une connerie, d'un fax mal passé. Ca m'énerve. Même en étant loin de l'Italie on est quand même rattrapé par son manque d'organisation... Déprime parce que j'aurais pu rester à G* ou à C*, chez Antoine ou chez Jean, avec qui je parle sur msn et qui s'ennuient autant que moi. Si (...)

Considérations

J'ai fini par envoyer un message. "tu fais quelque chose ce soir ?", encouragé par Jean qui sur msn me dit "tente toujours, tu as moyen de passer une très très bonne soirée s'il répond..." La réponse se fait attendre vingt minutes, vingt looooongues minutes...quand j'entends mon téléphone vibrer, que je vois écrit son nom, mon coeur bat un peu plus vite. La réponse n'est pas à la hauteur de mes espérances, c'est juste "je suis au Gotcha"...mouais, gentil d'avoir répondu, au moins c'est correct, mais c'est très formel...il a juste répondu, pas proposé de venir, rien, juste (...)

Trop bête

Ce soir, j'avais décidé de me faire une petite soirée tranquille, loin de l'ordinateur et de cette vie que je me crée sur le web. J'avais le choix à la télé entre Gangs of New York (film devant lequel je me suis lamentablement endormie la dernière fois que je l'ai vu) et Questions pour un Champion spéciale Grandes Ecoles (j'aime me dire que je peux répondre aux questions moi aussi). J'ai opté pour le film, avec Questions machin pendant les pubs. J'ai pour une fois réussi à être passionnée par le film. A ne plus penser à rien sauf à l'avenir d'Amsterdam. Et puis là, mon (...)

Pas de micro-ondes cette fois

Dernière soirée à B*...après je pars pour minimum un mois. J'en suis contente. Mais le fait de trainer quand je veux sur le net va me manquer quand même. Quoique mieux vaut se construire une vraie vie sociale... J'ai l'impression que je ne fais que ça, déménager. Comme je disais à ma mère, je commence à maitriser le montage-démontage des sièges arrière dans ma voiture. Cet après-midi m'a encore fait beaucoup penser à mon départ en Italie. Je fais mes valises, et puis je m'affole, en me disant que j'ai trop de valises, que ça ne rentrera pas tout dans ma voiture. Parce que (...)