La bulle de Lili

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septembre 2005

Romain

Romain, c'est mon meilleur ami. On s'est rencontrés dans une soirée, donnée par le grand frère d'une amie : lui en qualité d'ami du frère, moi en qualité d'amie de la petite soeur. Dans les brumes de l'alcool, je m'affale sur le canapé, et je me rends compte qu'il y a un autre affalé embrumé, on commence à parler, à rire ensemble...et d'un coup, il disparait. Je ne le retrouve que deux heures après, dans le jacuzzi, où on s'embrasse passionnément...on finit la nuit dans le même lit, en se disant que ce n'est que pour la soirée, lui habitant à 200 km de chez moi, et en (...)

Partir

Ce besoin de partir, je le ressens de plus en plus...dans une semaine et demi, ce sera fait ! Envie de découvrir ce pays, frontalier, mais qu'au fond je ne connais pas...envie d'être dépaysée, de chercher mes mots dans cette autre langue...envie de connaître d'autres gens, d'autres horizons, de changer de rythme de vie une fois de plus...il y a quelques jours ça m'ennuyait, je me disais, pfff, repartir encore, devoir encore me réhabituer à quelque chose, pour seulement trois ou quatre mois, est-ce que ça vaut vraiment la peine... Et plus on approche de la date fatidique, plus la (...)

Yen a marre

Je me dis ça, des fois : yen a marre. Marre de cette vie où quand je suis ici, à B*, je ne fais strictement rien de mes journées. J'attends que ça se passe. Encore une fois je vis dans l'expectative, là c'est de partir à l'étranger. Je profite pas de ces journées qui, du coup, tournent à blanc, parce que je finis inexorablement par les passer devant mon ordinateur à attendre que quelqu'un se connecte sur msn pour pouvoir lui parler. Je me crée une sorte de cocon, d'où je n'ai pas envie de sortir, parce que dehors il fait tellement froid, et puis tous ces gens, tous ces visages, (...)

Les souvenirs

Pour tromper mon ennui, je range. Je range, j'ordonne, toutes ces affaires, je dois choisir ce que j'emmène à l'étranger, je dois trier mes cours, les ranger, chose que je n'ai pas faite de toute l'année scolaire et qu'il devient urgent de faire, je relis les courriers, je regarde les photos que je retrouve. C'est fou ce qu'on peut accumuler comme bouts de vie, sur papier, sur papier glacé...ces sourires, ces moments qu'on a choisi de fixer, qu'on retrouve, et puis aussi tous ces mots, qui racontent un moment précis de la vie d'une personne...en fin de compte, on pourrait faire un (...)

Se sentir observée

Je suis vraiment trop bête. Hier, une curiosité me prend, je veux voir si des gens se sont abonnés à mon journal. Et là, surprise, je découvre que oui, 4 personnes. Ca m'a beaucoup étonné. Et je sais que c'est très bête, parce que quand tu écris un journal sur le net, tu sais que des gens vont le lire, mais depuis hier je n'arrive pas à écrire. Je fais une sorte de blocage. Même si le fait d'être abonné ne signifie pas forcément "lire assidument" les écrits de cette personne, je le sais...mais depuis hier je me sens toute nue. C'est un peu comme quand je dois m'exprimer en (...)

Lili et la gent masculine

Je crois qu'en fait la gent masculine tient une grande place dans ma vie ! ils viennent, restent plus ou moins longtemps, et puis s'éloignent...Arthur, notamment, a bien fait partie de mon esprit pendant tout l'été, et là, il s'est éloigné...il ne me manque pas, juste cette histoire, cette complicité qui me manquent, des fois je me demande encore pourquoi, mais j'ai décidé que ça ne servait plus à rien de chercher une réponse. Parce qu'il n'y en a pas. Alors en ce moment, c'est surtout Léonard qui occupe mon esprit. Et c'est une histoire encore plus abracadabrante que les (...)

Pendaison de crémaillère

Et me revoilà, en petit boxer, débardeur, cachés sous un gros pull d'hiver et agrémentés de grosses chaussettes, dûs à la température, devant mon ordinateur, à avoir cette envie d'écrire. Une envie d'écrire pour ne rien dire. Une envie d'écrire pour sourire. Une envie d'écrire pour écrire. Mardi, fête prévue à G*, ville où j'ai passé deux très bonnes années dans le cadre de mes études. Un ami, Antoine, appelle, pendaison de crémaillère. Une espèce de soulagement à l'annonce de quelque chose à faire. C'est à 200 km d'ici, et alors ! c'est toujours mieux que de (...)

Ma mère

En ce moment je crois que je traverse ma crise d'adolescence. Ou alors que cette crise d'adolescence est très très longue. Ou que je me conduis de façon très puérile. Au choix. Je ne supporte plus ma mère. Je ne supporte plus de l'avoir constamment derrière moi, à me surprotéger, à veiller que je fais tout comme il faut, à m'appeler dès que je ne suis plus dans son champ de vision. Je suis partie à G* hier matin, revenue ce soir, elle m'a appelé trois fois. Je n'en peux plus. J'ai envie de lui dire, Laisse-moi respirer, s'il te plaît, j'ai besoin de me construire toute seule, (...)

Partir, revenir, tout un processus...

Petite escapade à G* qui m'a fait le plus grand bien entre hier et aujourd'hui. Antoine habite avec deux autres personnes, Brice et Bérangère, de B* aussi...Brice, que je connais depuis l'école primaire, et Bérangère que je ne supporte pas. Mais passons. Un bonheur de se retrouver dans leur colocation, où j'ai l'impression de retrouver un petit bout de la colocation que j'avais il y a deux ans, et qui, je l'ai remarqué hier, me manque terriblement. Cette sensation de bien-être, de liberté dans la colocation, dans l'accueil des gens, que je n'avais pas ressenti depuis longtemps. Ca (...)

Et je me demande...

Et voilà, encore une soirée de passée. Avec deux couples d'amis, et une autre amie que son copain n'allait pas tarder à rejoindre. J'ai été contente de les voir, vraiment. Mais des fois ça m'énerve de voir que, quand ils sont deux, ils n'ont plus d'individualisme. Ils sont un couple. A part entière. Alors j'ai fui. Je suis partie, avant que la ronde des couples ne se termine avec le troisième copain qui n'allait pas tarder. Pour ne pas être la cinquième roue du carosse, celle que malgré tout les autres regardent en pensant "faudrait qu'elle pense à se caser cette Lili !". (...)

Maman, le téléphone, avec modération !

J'ai essayé d'aborder le sujet avec ma mère. Au fait, maman, vu que je pars loin, que ça va faire cher en téléphone, le mieux c'est que tu m'appelles pas très souvent. Une fois par semaine, ce serait bien. Oui maman, même si j'ai un téléphone fixe là-bas. J'ai pas envie d'effrayer ma colocataire parce que tu appelles tous les jours. Non maman, c'est pas la peine de dire "dans ce cas-là je t'appelerais jamais", parce que tu sais que d'une tu tiendras pas, et de deux c'est pas ce que je voulais dire. Et puis en la voyant se refermer sur elle-même, en pensant au fond d'elle que je (...)

Une simplicité enfantine

Je crois que je vais finir par en devenir égoïste. Ou aigrie. Ou me recentrer exclusivement sur moi-même. Une soirée passée avec trois ou quatre couples encore. Me sentir exclue, exclue de leur bonheur, impression que je suis là pour meubler. Ne vouloir qu'une chose, c'est moi aussi vivre ça, ne vouloir qu'une chose en attendant, c'est partir, disparaître de ce cercle d'amis qui se complaisent dans leurs petits couples. Une amie vient de se séparer de son copain, avec qui elle était depuis un an. Je dois être acide, parce que limite je jubile. Je me dis, ça y est, je ne suis (...)

Voyager léger

Je viens de découvrir que c'était impossible pour moi de voyager léger. J'ai trop d'affaires. Ca mérite réflexion. Déjà, à mon départ à Bruxelles, je m'étais bien rendue compte que j'avais beaucoup (trop) d'affaires. Mais bon, fallait bien partir...j'ai juste souffert au retour en avion, quand j'ai dû payer 65€ de supplément bagages. On y pense pas, à ça, quand on fait l'aller en voiture. Là, je me disais, tire les leçons de ton expérience, restreins-toi. Et je me suis restreint ! mais je comprends pas, ça me fait encore quatre valises. Plus le micro-ondes, la (...)

Pas encore l'habitude

Je ne m'habitue pas a vivre ici. Je n'ai pas encore le reflexe de dire les mots dans cette langue, quand je bouscule quelqu'un, mon premier reflexe est "pardon", pas "permesso". Mais ca ne fait que quatre jours, et on est entre francaies pour l'instant. Et c'est quand meme delicieux d'etre loin de chez soi, dans l'inconnu, dans l'oubli. J'aime ce voyage. (...)

Rome

Visite d'une des plus belles villes du monde...c'est tellement beau, magnifique, époustouflant, ces siécles d'histoire...la capitale italienne est vraiment une ville qui vaut le détour... Manque d'intimité des cyber cafés... (...)

Un peu plus de temps

Enfin un peu de temps et d'intimité pour pouvoir raconter mes aventures ! Une installation qui s'est bien passée, mais la ville est très petite...autant en été ils regorgent de monde, autant là ça risque d'etre un peu mort...comparaison faite, en plus, de Rome, où nous sommes venues passer quelques jours chez deux amies de notre classe qui vivent ici... Rome...ville magique, ville vivante, ville au rythme tranquille, ville de coeur...c'est vraiment un coup de foudre pour cette ville... Les filles sont en coloc avec 10 autres personnes..très sympathique, mais comment échapper aux (...)